Mois : février 2014

I love Brouqueline

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Un dernier billet sévillan, avec ma trombine en prime à nouveau, mais c’est pour la bonne cause, aujourd’hui c’est cadeau. Vous vous souvenez de French Disorder, la marque de tees & sweats qui monte, créée par des amis ? J’avais déjà montré mon sweat « Pipelette », voici donc le « Brouqueline » (il est possible que vous ne trouviez pas tout de suite la blague, ne vous jetez pas la pierre, ça arrive aux meilleurs). Outre l’inscription que j’aime personnellement beaucoup, je tiens à porter à votre attention la coupe absolument parfaite. Le décolleté est pile comme il faut et la longueur également. Je l’ai pris en L, parce que je le voulais un peu large et il est nickel, mais le M aurait pu faire l’affaire également. Vous avez donc la possibilité de gagner un tee de la nouvelle collection. En lire plus »

Daisy à Séville

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Vous l’avez entraperçue sur mes photos hier, et quelques curieuses m’ont demandé d’où elle venait. Elle ? Ma robe Daisy comme j’aime l’appeler, constellée de marguerites. J’avoue avoir hésité avant de l’acheter sur Asos, parce que la forme, apparemment ultra-confortable peut être trompeuse et appeler des questions rarement agréable lorsque l’on a le stérilet chevillé au corps plutôt deux fois qu’une: « c’est pour quand ? ». Ne nous voilons pas la face en effet, la robe trapèze est probablement le meilleur moyen de dégotter facile une place assise dans le métro. En lire plus »

Séville oh ma douce

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A Séville en hiver, il y a des oranges partout sur les arbres, qui ploient sous leur poids. Il y en a tant que l’on a très vite la sensation, peut-être totalement psychosomatique que la ville entière exhale un parfum d’agrume. Je veux absolument revenir lors de la floraison, je suis convaincue que là, le parfum n’est pas une vue de l’esprit.

Des oranges comme s’il en pleuvait – d’ailleurs parfois il en pleut, attention à la tête – et une douceur de vivre qui n’est pas qu’une expression un poil galvaudée. Il faut dire que tout prête à la sérénité: les dégradés de rose, d’ocre ou de bleu pastel dont les immeubles sont peints, les patios ombragés, les jardins aux quatre coins de la ville, le Guadalquivir, fleuve dont le nom lui seul vous fait voyager, qui s’étire langoureusement ou encore les terrasses riantes, où les verres de Tinto se disputent aux pintes de bières. Sans parler des odeurs de cuisine toutes plus alléchantes les unes que les autres et de la spécialité locale, le salmorejo, de la famille des gaspacho mais avec plus de mie de pain (tuerie absolue).

Et puis il y a ces balcons fleuris, qui, si l’on prend le temps de lever le nez, révèlent des carrelages en mosaïques, qui ne sont là donc que pour les passants les plus curieux. Il y a ces vierges et ces saints peints ou en faïences sur les murs, les trottoirs pavés à l’espagnole dont on imagine qu’ils renvoient un peu de fraicheur lorsque le soleil de plomb assomme la ville. Il y a ces mille et une places, les palmiers qui crient le sud, la cathédrale qui s’élève fièrement, construite sur une mosquée dont on devine encore certains murs et dont il reste l’immense porte d’entrée. Il y a le palais dingue de l’Alcazar, aux accents mauresques et byzantins, dont les jardins sont probablement les plus beaux jamais visités. Il y a cette folie kitsch de la Place d’Espagne, construite à l’occasion d’une exposition universelle en 1929 et que l’on aperçoit dans l’un des épisodes de Star Wars. Magnifique et inutile, tout ce que j’aime.

Il y a ce que l’on ne peut pas décrire avec des mots, cette magie qui parfois opère, celle qui vous fait rêver d’une autre vie là bas, pourquoi pas, qui vous serre la gorge à l’idée de repartir, qui vous donne des frissons et vous fait vous serrer contre votre amoureux, parce que tant de beauté vous rappelle à quel point vous l’aimez.

J’ai adoré Séville, j’ai adoré la découvrir en calèche le premier jour, comme des cons de touristes béats. Nous sommes allés de bar en bar, de ruelles en ruelles et de places en places. J’ai les jambes en compote à force d’avoir arpenté la ville mais j’ai pris soin d’oublier quelques coins, il me fallait une bonne raison pour y retourner un jour. On ne dit pas adieu à des lieux qui vous ont si doucement accueillis. Alors que nous profitions de nos dernières minutes dans le patio de l’hôtel, j’ai eu ma grand-mère au téléphone. « Tu es en Espagne ? Et bien construisez-y de beaux châteaux… », m’a-t-elle dit… En lire plus »

Vacances par procuration

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Contrairement aux apparences je ne suis pas restée coincée dans une faille spacio-temporelle entre Part-Dieu et Gare de Lyon, non non. Mais je ne sais pas si c’est de savoir que mes enfants se la coulent douce chez mes parents ou que ma poto fait l’étoile de mer à Zanzibar, mais je me sens comme en vacances moi aussi. En la matière, j’ai autant de personnalité qu’un rond-point. Un peu comme avec la cigarette: tu fumes ? Attends je cherche les miennes.

Problème: mes employeurs et clients divers n’ont pas l’air d’avoir intégré cette donnée de congés par procuration. D’autant qu’en plus je suis en plein pic de procrastination, avec à nouveau des chèques qui se morfondent sur mon fameux « tas » (des choses à faire) (un jour), mais aussi des rendez-vous à prendre chez bon nombre de spécialistes (pourquoi m’a-t-on livré des enfants dont ni les tympans, ni les yeux, ni les dents, ni les vertèbres ne sont techniquement au top, hein, POURQUOI ?) et last but not least, la CORVÉE de l’année, celle qui me prend les trois-quarts du cerveau tant que je ne m’y suis pas collée: la demande de ma nouvelle carte de presse (= retrouver tous mes bulletins de pige, les classer par ordre chronologique, les photocopier, additionner les montants et renseigner sans ratures le tableau à renvoyer à la Commission de la carte).

Tout ça bien sûr je ne le ferai probablement pas aujourd’hui ni demain, mais vous en avoir parlé m’a déjà fait du bien, merci.

A part ça, deux ou trois considérations brillantes, histoire de ne pas perdre mon statut de deuxième plus belle plume de la blogosphère (j’ai bien compris merci) (joke). En lire plus »

Full Monday

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Le programme de ce lundi est assez simple: je passe ma journée dans le train. Je me suis interrogée toute la semaine quant à la possibilité de laisser mes grands seuls avec leur petite soeur dans le TGV pour Lyon, je suis même allée jusqu’à leur réserver des places, pour finalement changer de braquet ce matin en m’incrustant dans leur carré au dernier moment. Objectivement, ils sont responsables pour douze – même si le machin a ses originalités et ses absences – et Rose est un modèle de sagitude. Mais à chaque fois que je me suis visualisée moi sur le quai et eux trois dans le train, j’ai ressenti ce serrement si caractéristique, celui qui te laisse exsangue, et le coeur à moitié arraché. Je sais bien qu’il ne peut pas se passer grand chose en deux heures sur ce trajet emprunté des centaines de fois, je sais que les grands l’ont déjà fait seuls, mais leur donner cette responsabilité de gérer les éventuels vomitos de la petite ou je ne sais quel arrêt en rase campagne ne m’a pas semblé être de l’ordre du possible. Ou comment réaliser une fois de plus qu’être mère se passe parfois de tout raisonnement logique, il y a ce qu’on PEUT faire, et ce qu’on ne PEUT PAS lâcher.

Bref, boulot oblige, pas possible de rester un peu à Lyon pour ma part, donc lâcher de nains sur le quai de la Part-Dieu et retour dans la foulée dans notre bien aimée capitale.

A part ça, je ne voulais pas entamer cette semaine sans deux ou trois brèves de la plus grande importance (si si). En lire plus »

Littérature jeunesse: Les chroniques de Marje #13

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Ravie de publier cette 13ème chronique de Marje, d’autant plus quelques jours après les inepties prononcées par JF Copé (à poil à poil à poil !). La sélection de Marje est une fois de plus variée, impertinente parfois, tendre, drôle, originale. Merci à elle de continuer à écrire pour nous en plus de son propre blog. Désormais en cliquant sur les titres des livres vous atterrissez sur son blog justement, et plus sur Amazon, maintenant que Marje a pris son envol je la laisse gérer son business ! (pour rappel ces liens visaient à gagner un peu de sous pour rétribuer ma chroniqueuse préférée).

Terminée la construction de notre maison en Corse grâce à l’argent dont nous inondait le grand méchant Amazon. Terminées aussi les remarques récurrentes sur comment je ne suis vraiment que le diable de FORCER les gens à commander chez the big A. Je crois que ça va me manquer en fait (je déconne). Allez, la parole à Marje, bonne lecture et bon week-end…

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Quarantaine

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Vous l’avez peut-être remarqué hier, le blog a connu quelques ratés en début de matinée. Il semblerait que le grand nombre de commentaires soient trop lourds à porter pour mon hébergeur qui m’a comme qui dirait punie en me collant sur un serveur « bis ». Autrement dit en quarantaine. Mon webmaster et moi même (façon de parler) (je suis super forte en code mais pas tellement en hébergement) (private joke) cherchons une solution à cette expulsion. En même temps, comme on se disait avec Violette, notre hébergeur (on partage tout, c’est notre côté communiste) est suisse et ces derniers temps les Suisses ne sont pas très friands des immigrés. Comme quoi on est tous l’étranger de quelqu’un. (c’était assez truculent d’entendre les frontaliers français se plaindre de ne plus être les bienvenus au royaume de la neutralité et des comptes secrets) (Genre on découvre qu’on n’est pas à l’abri de devenir des clandestins). En lire plus »

J’aime #46

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Et voilà maintenant qu’après nous avoir fait croire qu’on allait donner des peluches en forme de bite à nos petits, on crie haro sur la littérature jeunesse. Je ne sais pas où tout cela nous mène mais faudra pas dire qu’il n’y avait pas eu quelques signes annonciateurs. A ce sujet, je vous conseille cet excellent article dans Libération (si si, parfois il y a encore de bons articles dans ce canard) qui liste tous les ouvrages pour enfants qu’il faudrait peut-être supprimer si l’on se fiait aux fourches caudines de Monsieur Copé. J’aime tout particulièrement le passage sur Blanche-Neige et les 7 nains, qui pourrait évoquer l’adoption d’une jeune fille en fleur par un kibboutz gay. En lire plus »