Premiers calins…

Bon, grosse grosse journée au boulot, pas le temps pour ce billet passionnant que je comptais vous écrire sur… ah, je ne le dis pas, vous verrez bien demain… 😉 Qui a dit que je n'avais pas d'idée ? Hein ? QUI ???

Donc je vous inflige à nouveau une petite rediff, de saison je pense. Bah oui, l'été, c'est la saison des amours, non ?

 

Premières étreintes

Là, il m'embrasse, c'est bon. Le visage, pas de problème. Embrasse moi tant que tu voudras. Ses mains descendent, aïe. Le cou, c'est parfait, c'est bon le cou, j'adore ça. Ah… les seins. Oui, d'accord, les seins je veux bien, il sont gros, tu vas avoir de quoi faire, ça devrait t'occuper un moment. Pendant ce temps là, tu n'iras pas ailleurs. Oh là là, il ouvre mon chemisier. Non, ça ne va pas être possible, ça, en pleine lumière, comme ça, assise et torse nu, même pas en rêve, mon chéri. Mon ventre rebondit sur mon pantalon et mes seins débordent du soutien gorge. Attends, deux secondes, je m'allonge.

 

Ah, voilà, sur le dos, c'est mieux. Là, à la rigueur, tu peux regarder, tu peux même faire courir ta main sous ma poitrine. Heu…non, le ventre, tout de même, si tu pouvais éviter, ça m'arrangerait. Même sur le dos, il est gros. Mon dieu, s'il réalise à quel point il est gros, il va s'arrêter net, c'est sûr. Il faut que je trouve un moyen de me mettre sous les draps. Mais je ne peux pas le faire avec mes vêtements, je vais avoir l'air ridicule. Et me déshabiller devant lui, plutôt mourir.

 

"J'ai très soif, tu peux aller me chercher un verre d'eau ? merci, tu es gentil".

 

Allez, hop hop hop, on enlève tout ça, le jean, les collants ventre plat sous le pantalon, la culotte géante de Bridget, le soutien gorge, vite vite vite, sous les draps, il remonte. C'est incroyable, il a mis à peine deux secondes. A croire qu'il est pressé. En soi c'est plutôt bon signe, ce qu'il a aperçu ne l'a pas effrayé. Bon, maintenant va falloir boire ce stupide verre d'eau. Ce qui signifie qu'il faut que je me redresse, alors que je suis NUE. Quelle idiote. Je n'ai même pas soif. Le drap, je tiens le drap et de l'autre le verre. Ouf, c'est bon. Allez, viens, je suis prête. Sous la couette, dans le noir, je me sens presque bien.

 

"Sur toi ? Ah, non, je… je n'aime pas trop, je préfère que tu restes comme ça, la première fois, je préfère, je sais, c'est idiot…"

 

Sur lui ! Inimaginable. Autant lui dire tout de suite de s'en aller. D'abord, je vais l'écraser. C'est sûr. Ensuite, s'il en réchappe, il verra mes seins sans soutien-gorge. Qui tombent sur mon ventre. Et mes cuisses. Bien écrasées. Enormes. Non, sur toi, sans façons. Bon, il m'a l'air compréhensif. Et… mmmm… assez doué. Allez, j'arrête de penser à quoi que ce soit. ça va aller, oui, ça va…

 

Heu… non, le drap, s'il te plait, laisse-le, on a beau être en juillet… j'ai un peu froid.

Monde virtuel

Une fois de plus, cette semaine, le "Elle" en remet une couche sur les régimes d'été. Après le "Spécial maillot" d'avril conçu pour nous aider à perdre de 5 à 10 kilos avant le mois d'août et le "Spécial régime express" de juin, sur le mode "session de rattrapage" pour les mauvaises élèves du printemps, voici les conseils de dernière minute: "Comment ne pas grossir en vacances". Autrement dit, comment ne pas reprendre illico les trois pauvres kilos péniblement perdus à grand coup de diurétiques infames et de salades concombres inispides durant les trois mois précédant THE objectif ultime: l'enfilage de maillot et l'exposition publique sur la plage…

 

Et là, j'avoue que nos rédactrices préférées ont fait super fort. Au départ pourtant, l'intention est louable. Qui n'est en effet jamais revenue de vacances les hanches lestées de mozarella ? Pas moi en tous cas. Un petit cours de diététique estivale n'était donc pas pour me déplaire, même si je sais, au fond de moi, que les merguez/pommes de terre tous les midis, ce n'est pas franchement conseillé, pas plus que l'apéro deux fois par jour et encore moins que la glace sur le port à cinq heures. Mais bon, parfois, on fait des erreurs nutritionnelles sans s'en rendre compte, et il n'est pas inutile que notre magasine préféré nous remette sur le droit chemin.

 

Et quel chemin…

 

Vous apprendrez en effet dans ce passionnant article, à choisir entre plusieurs plats, les uns sains, les autres très très pas bien… Ex: millefeuille de légumes au chèvre ou salade niçoise ? Spaghetti alle vongole ou risotto aux cèpes ? Mouclade ou chipirons ? Caillé de brebis + miel ou confiture de cerises noires ?

 

Merci Elle. Enfin des réponses à des questions qui me taraudent depuis des années. Non, c'est vrai, je ne sais pas vous, mais moi, souvent, l'été, quand je rentre de la plage à 13h, quasi dans les vappes en raison d'une chaleur à crever et assourdie par les hurlements de mes enfants affamés, je suis assaillie par un dilemme cornélien: "que faire, là, tout de suite ? Une bouillabaisse ou un tartare de saumon à l'oseille ?". Idem pour le dessert: "soupe glacée au melon ou sorbet maison à la mangue ?"…

 

Non, moi, sérieusement, ce que j'aurais voulu savoir c'est ce qui est le moins mauvais entre la salade de tomates/fêta/huile d'olive, et le melon/jambon de parme/rasade de porto ? Et encore, les grands jours. Parce que sinon, la question qui tue c'est plutôt "taboulé tout prêt ou chips/saucisses" ?

 

Bref, une fois de plus, j'ai la confirmation que le monde des journalistes de féminins est virtuel. On y mange des millefeuille de légumes au chèvre sur le pouce, on passe des heures le matin et le soir avant de se coucher à s'enduire de fluides multiples et variés et à pratiquer des gommages de voute plantaire à l'aide de noyaux d'abricots soigneusement broyés, on vit dans des demeures décorées par les plus grands designers et quand on part en pic-nic, ce n'est jamais sans une nappe griffée, des assiettes de chez Conran shop et de délicieuses petites verrines de coulis glacés à la carotte.

 

Le clou de l'article, ce sont les petits tuyaux pour ne pas s'empiffrer de caouettes à l'apéro. Un conseil en particulier a retenu toute mon attention: "Calez-vous avant l'apéritif avec une pomme – ça, pourquoi pas – et sur place, jetez-vous sur les brochettes melon/kiwi/pastèques…"

 

Un monde parallèle, je vous dis…

« Sous le pont Mirabeau »

Hier, ma cocotte est allée sur les bateaux mouches avec sa classe. Mon fils, lui, est resté à l'école, dégouté. Le soir, ma fille, surexcitée, m'a assaillie d'un flot de paroles dès mon arrivée:

(voix hyper aigüe) Maman, maman, tu sais quoi ? Sur le bateau mouche j'ai vu la tour eiffel en entier. Et puis aussi tous les bâtiments de Paris. Et le musée d'Orsay, et et et…

Plus la tête de son frère s'allongeait, plus la punaise en rajoutait.

– J'ai aussi vu le plus vieux pont de Paris. Et aussi, le Pont Neuf. Qu'est pas neuf du tout d'ailleurs. Et encore des ponts, des ponts, des ponts…

Là, abattu, son frère l'interrompt et avec une pointe d'angoisse dans la voix, lui demande dans un soupir:

-T'as même vu le pont d'Avignon ?

Parle à mon cul

Tout pour être plus belle de dos". C'est ce que nous promet le Elle de cette semaine. Histoire de nous rappeler qu'en effet, le bourrelet du ventre qu'on essaie de camoufler du mieux possible avec une blouse un peu large, c'est rien comparé à l'énorme popotin qu'on se trimbale quotidiennement, sans qu'il ne nous soit – heureusement – imposé de le voir, mais que le reste du monde moque en silence, c'est sûr.

 

Donc, intriguée et pleine d'espoir, la ronde se précipite sur son magasine chéri – et pourtant ô combien souvent détesté – histoire de voir à quelle sauce son cul pourrait être mangé… Outre les conseils judicieux prodigués par de filles pourvues de fesses ressemblant à de charmants abricots veloutés, sur laquelle la ronde reviendra plus tard, "Elle" nous propose, dessins à l'appui, un inventaire de ces petits défauts de fessiers qui nous pourrissent la vie. Pour chaque type de cul, des astuces vestimentaires sont suggérées, afin de "tirer parti" de nos imperfections. Sur le principe, rien à dire.

 

Seulement voilà… il y a certes la fille aux fesses basses, la fille à la culotte de cheval, la fille aux fesses plates, ou celle aux grosses fesses. Mais il n'y a pas la fille AUX GROSSES FESSES BASSES ET PLATES ET A LA CULOTTE DE CHEVAL… Du coup, la ronde est perdue: en cas de fesses basses, il faut porter des robes droites. Mais si culotte de cheval il y a – et oui, il y a – surtout pas malheureuse! Idem pour le jean. En cas de gros cul, qualifié de "sexy" par la facétieuse journaliste, "ni taille haute, ni taille basse, le jean doit enrober la hanche et souligner la naissance de la taille" (heu… ????). En revanche, en cas de cellulite, il faut choisir une taille semi-haute (re-heu… ?). Mais si votre pétard en plus d'être bas est également plat – si si, c'est possible – c'est fichu. Pour un cul raplapla, rien ne vaut en effet une taille basse. Totalement proscrite par contre en cas de petites jambes et donc de cul bas. Ah, parce que oui, j'oubliais, "Elle" nous révèle un truc complètement dingue: quand votre postérieur semble trainer sa misère, "ce qui pêche, ce n'est pas vos fesses, ce sont vos jambes"… Vous pensiez n'avoir qu'un problème de postérieur ? Raté, vos jambes aussi sont bonnes à jeter.

 

Bref, la ronde finit par refermer rageusement le magasine, constatant une fois de plus qu'elle n'entre dans aucune des catégories proposées. Elle continuera donc de s'habiller tant bien que mal et de tourner dignement le dos à son cul. Après tout, il ne mérite que ça.

Sex Bomb

18 juin 2006

Sex bomb

Il y a quelques jours, je rentrais chez moi après une journée harassante et un trajet en bus éprouvant, coincée entre deux grands bonhommes transpirants et sans arrêt déséquilibrée par des coup de freins intempestifs – vive les embouteillages en pleine canicule. Je rentrais, disais-je, fatiguée, sans entrain, à moitié déprimée à l'idée du repas qu'il allait falloir préparer tout en répondant aux attentes multiples de mes deux enfants toujours très en demande à cette heure de la journée. Mon sac était lourd, lesté par l'ordinateur portable qui me rappelait que le réveil du lendemain serait très matinal en raison d'un train à prendre à l'aube. Bref, ce soir là, j'étais dans une forme relative, handicapée qui plus est par des ampoules cuisantes dûes à la chaleur soudainement tombée sur Paris. Et puis, dans mes écouteurs, alors que je descendais la dernière marche du bus, Tom Jones s'est mis à me susurrer avec sa voie rocailleuse et langoureuse: "You're my sex-bomb…". J'ai d'abord souri, me disant qu'à cet instant précis, j'avais tout d'une mule épuisée et rien d'une bête de sexe. Mais il a insisté:

 

"Sexbomb sexbomb (uh) you're my sexbomb
And baby you can turn me on… baby you can turn me on"

 

Ses "uh" et ses "hah" étaient on ne peut plus explicites et le morceau remixé techno de plus en plus dansant. Subitement, mon ordinateur s'est fait léger, et mes pieds empoulés ont dégonflé. Mon pas s'est accéléré, et mes hanches, malgré moi se sont balancées. Lorsqu'il m'a dit: "sex me slow", j'ai redressé le buste, et les seins en avant je me suis cambrée. J'ai traversé mon avenue bruyante et polluée le cul bombé, au rythme d'une batterie de plus en plus effrénée. J'ai fini le trajet en chaloupant, fredonnant des "turn me on, turn me on…" sur un tempo de plus en plus lent. Lorsque j'ai ouvert la porte de chez moi, la chanson se terminait. Les enfants ont dévalé l'escalier en hurlant qu'ils avaient faim, que la maitresse avait dit que j'avais oublé le mot pour la sortie de classe, que théo les avait invité, qu'ils avaient joué au foot à la récré, que Fatoumatah était malade et que Marine avait des poux.

 

J'ai respiré un grand coup et une petite voix m'a susurré qu'une sex-bomb comme moi devrait être en mesure de tout assumer…

 

Nous sommes toutes des sex-bomb, les filles. Le tout est que parfois, quelqu'un nous le rappelle…

Logique…

 

– J'en ai ras-le-bol, j'ai encore pris un kilo.

– Tu sais, si depuis dix ans, tu avais REELLEMENT pris un kilo tous les lundis, tu passerais plus les portes.

– C'est parce qu'après, je les reperds.

– Et pourquoi tu ne me le dis jamais, que tu as perdu un kilo?

– Parce que je sais que de toutes façons, je vais le reprendre.

– Alors tu ne devrais pas non plus me dire que tu as pris du poids puisque tu sais que tu le reperds systématiquement…

– …

Oui, je sais, je sais…

SOS Jambes lourdes

Rondes aux jambes lourdes, ce billet est pour vous.

Hier, la ronde a décidé de prendre ses gambettes – ou plutôt, depuis
que la température est montée au dessus de 28°, ses poteaux – en main
et s'est rendue dans un institut de beauté pour un "soin spécial jambes
lourdes". Convaincue que cette heure consisterait à se faire masser
vigoureusement les cuisses et les mollets à l'aide de gels mentholés,
la ronde ne plaçait pas d'espoirs inconsidérés sur un hypothétique
bénéfice à long terme. Elle avait malgré tout hâte de goûter aux
délices d'un massage professionnel, et de se voir soulagée, même
temporairement de cette douleur lancinante de sang qui stagne.

Quelle ne fut donc pas sa surprise lorsque l'esthéticienne, après
l'avoir rapidement badigeonnée d'un liquide soit-disant "cryogénant" (bof),
s'éclipsa quelques secondes pour revenir chargée comme un mulet, d'un
équipement digne d'un astronaute de la nasa… Trop tard pour s'enfuir,
la ronde se laissa arnacher, bientôt prise d'un fou-rire nerveux. Il
faut dire que la situation était on ne peut plus cocasse.

presso1

La masseuse enveloppa tout d'abord chacune de ses jambes de
cellophane. Ainsi transformée en rouleau de printemps, la ronde fut
ensuite comme qui dirait cadenassée dans une sorte de combinaison
pneumatique, partant du bas des seins et se terminant au niveau des
pieds. Désormais prisonnière, elle regarda avec une inquiétude
non-dissimulée l'esthéticienne – manifestement stagiaire – hésiter de
longues minutes avant de brancher les différents tuyaux sortant par
endroit de la chambre à air géante. Après quelques essais infructueux,
la jeune femme pianota finalement sur la console centrale. Un
vrombissement étrange fit sursauter la ronde, tétanisée de peur.

– Voilà, je vous laisse, ça dure 3/4 d'heure, vous allez gonfler et dégonfler progressivement.
– Je… je… quoi ?
– Ah vous n'en n'avez jamais fait ? Vous verrez, c'est très bien pour ce que vous avez

Sur ces mots, la garce sortit, un sourire diabolique au lèvres. Le
vrombissement se fit plus fort, et la ronde sentit une pression d'abord
légère puis de plus en plus soutenue, au niveau des pieds, puis des
mollets. Au bout de quelques secondes, le gonflement s'interrompit, les
gouttières pneumatiques se vidant de leur air dans un bruit à mi-chemin
entre le pet et… le pet.

De nouveau une pression, plus longue, montant plus haut sur la
jambe, puis le pet. Et ainsi de suite. Passées les premières minutes de
panique et les suivantes de honte suprême – honnêtement, à côté, même
la position jambes en l'air écartées chez la gynéco est plus digne – la
ronde fut gagnée d'un sentiment de bien-être incroyable. A chaque
étreinte, le sang ankylosé de ses jambes semblait repartir d'un flot
joyeux dans des veines qu'elles pensait disparues.

3/4 d'heure plus tard, l'esthéticienne réapparut, réveillant la
ronde Michelin d'un strident: "et ben dites-donc, vous avez bien gonflé
!".

L'arnachement fut enlevé et foi de ronde, les jambes une fois
dégagées, semblaient avoir diminué de moitié.  "Ben c'est sûr, madame,
la machine a drainé toute l'eau de vos cuisses. Maintenant, je ne vous
dis pas ce que vous allez pisser !". Un peu hébétée, la ronde ne releva
pas cette dernière salve distinguée, et partit d'un pas léger. Oui,
léger, absolument. Elle dut effectivement accélérer la cadence au bout
de dix minutes, histoire de ne pas vivre une humiliation urbaine de
plus et multiplia les pauses pipi le reste de la journée.

Mais elle n'en n'avait cure. Pour la première fois depuis longtemps,
elle sentit sous ses doigts les os de son genou et remarqua même le
galbe de son mollet. Si bien qu'elle se jura qu'une fois par mois
désormais, elle y retournerait…

Pour info cette technique étrange et un peu barbare s'appelle de la
"Pressothérapie", est pratiquée dans un bon nombre d'institut de beauté
et coute la modique somme de 40 euros la séance. Franchement… c'est
top. PS: ce n'est pas moi sur la photo !

Sous les jupes des rondes, épilogue ?

Une fois n'est pas coutume, un petit message d'espoir spécifiquement destiné à toutes les filles dont les cuisses se touchent… Il y a quelques jours, je remettais au goût du jour un billet écrit au printemps, sur les souffrances tapies sous les jupes des rondes.

 

Et là, une lectrice avisée et généreuse, Marilou, m'a fait part d'une découverte que je n'hésiterais pas à qualifier de bienfait pour l'humanité: la crème Nok, d'Akiléine. Rendons à César ce qui est à César, c'est Hélène qui parla la première de ce produit magique sur son blog 100% filles, vantant ses qualités exceptionnelles. Enrichie au beurre de Karité, cette pommade protégerait l'épiderme des inflammations dûes aux frottements intempestifs.

 

Curieuse mais sceptique, je me suis rendue dans une pharmacie acheter un tube de Nok. Délestée de 10 petits euros – je crois que j'aurais pu donner dix fois plus pour une telle cause – je suis repartie chez moi, impatiente d'essayer l'onguent.

 

Dès le lendemain, ce fut chose faite. Texture un peu épaisse, odeur agréable. J'ai massé longuement mon entrejambe jusqu'à pénétration totale et je suis partie travailler, pas tellement légère mais néanmoins court vêtue…

 

A chaque pas, je m'attendais à sentir les prémices d'une brûlure. Mais rien de tel n'arriva. Bien sûr, mes cuisses n'ayant pas réduit de moitié dans la nuit continuaient de s'embrasser à chaque enjambée, mais sans s'embraser. La peau lubrifiée glissait sans s'irriter. Après une journée de marche, aucune souffrance n'a altéré mes pérégrinations.

 

Voilà, rondes de tous les pays, sachez que le salut est à portée de pharmacie. Pour dix euros vous pourrez mettre à l'air vos gambettes et vous sentir… femme.

Dix ans

 

Aujourd'hui, c'est son anniversaire. C'est aussi celui de notre histoire. Dix ans. Dix ans qu'on ne se lasse pas de se demander qui prendra le pain ce soir, qui appelle la baby-sitter pour samedi ou quel film on prend au vidéo. Dix ans que le vendredi est un jour qui sourit parce que les deux matins qui suivront seront doux. Dix ans de "J'ai grossi, non ?", dix ans de "Non, pas du tout".

Dix ans à deux dont six à quatre. Dix ans que sur cette place des Abesses, un soir de lendemain de fête de la musique, après quelques jours de valse hésitation, on s'est serrés fort. Ce soir là, on s'est dit qu'on ne voulait pas que ça s'arrête. Alors on a continué.

Dix ans, et maintenant ? "Maintenant", comme le dit la Maman souris de Claude Ponti, "on voyage…"

Bon anniversaire.