Futur Papa: Le livre… et le concours !

Pendant neuf mois, il a écrit sur un blog toutes ses impressions.
Ses impressions sur quoi ? Sur ce qui se passait d'étrange, de drôle,
de flippant et d'émouvant dans et autour du ventre de son amoureuse.
Enceinte. C'est ça le pitch, comme dirait Ardisson. Fabrice allait
devenir papa et parce que tout ça lui paraissait incroyable et énorme,
il a décidé de raconter jour après jour cette histoire qui est à la
fois la plus banale et la plus extraordinaire au monde: la venue d'un
bébé.

Le plus drôle, c'est qu'il n'a rien dit à sa chérie, le centre de
son monde pendant neuf mois. Et il lui a offert ses mots, à la fin. Je
crois que c'est ce qui me touche le plus, un cadeau pareil, c'est tout
de même beaucoup d'amour, non ?

Petit à petit, la sauce a pris et le blog "Futur papa" a attiré de
plus en plus de lecteurs et lectrices, avec parfois même des pics à
4000 par jour. Et puis le bébé est né. Et comme un bonheur n'arrive
jamais seul, un éditeur s'est intéressé à ces petits textes.
Aujourd'hui, c'est donc le livre qui sort. Et Fabrice m'a proposé de
participer à un concours pour vous faire gagner un exemplaire dédicacé
de son oeuvre.

Pour participer, il vous suffit d'aller ici

Franchement ça vaut le coup, le bouquin est super
joli, il se lit très vite parce qu'on a beau connaître la fin, c'est
plein de ces petites choses qu'on a tous et toutes vécues sans vraiment
les dire. C'est aussi un chouette cadeau à offrir à tous les futurs
premiers papas que vous connaissez.

Shoot de bouffe

Aujourd'hui, une petite rediff. Parce que la vie c'est
ça, parfois ça va bien, parfois un peu moins. Et en cette période
post-noëlesque, les vieux démons ne sont pas très très loin…

Dabord, il y a la réminiscence d'un goût aimé. Souvent sucré. L'idée
d'un carré de chocolat au lait, la douceur d'une madeleine ou l'acidité
délicieuse d'une tarte au citron, par exemple. Petit à petit, ce
souvenir s'installe insidieusement et se rappelle à toi de manière
obsédante. Il t'en faut. Tu essaies de chasser l'envie, de penser à
autre chose. Mais tu salives de plus en plus, tu ne peux plus rien
faire, il t'en faut. Tu sais que chez toi, il n'y a rien de tout ça, tu
t'interdis d'en acheter, pour ne pas céder. Mais aujourd'hui, ça ne
changera rien.

Un fumeur hésite-t-il à traverser la ville le dimanche soir pour trouver un paquet de cigarettes ?

C'est décidé, tu y vas. Tu cours vers le supermarché le plus proche.
Tu prends, vite, la tablette de chocolat à l'origine de la compulsion.
Et comme tu sais qu'une fois la crise enclenchée, ça ne suffira pas, tu
rafles quelques paquets de gâteaux, peu importe lesquels. Une fois ton
butin amassé, tu rentres chez toi et prends le temps de t'installer. Tu
sais que le bonheur sera de courte durée, alors autant l'optimiser.

Assise sur ton canapé, la télécommande à portée de main, tu déchires
soigneusement le papier argenté. La vue du chocolat velouté excite tes
papilles. Tu casses un morceau, et le porte à ta bouche, fébrile et
impatiente. Les premiers effluves parviennent à tes narines et
commencent à calmer le manque. Puis ta langue apprécie la douceur sans
aspérité du petit carré. Très vite, le jus divin tapisse ton palais.
Les récepteurs transmettent à ton cerveau la sensation de bien-être. Tu
te sens calme, tes pensées errent sans entraves, ton corps se détend.
Tu n'es plus ici, tu n'es plus toi, tu n'es plus que ce carré de
chocolat qui fond voluptueusement pour couler ensuite dans ta gorge.

Le shoot a commencé.

La première bouchée est la meilleure, la seule qui vaille. Les
autres ne seront que de vaines tentatives de parvenir à nouveau à
l'extase. Et cette impossibilité te poussera alors à engloutir, de rage
et de désespoir, tout ce que tu as acheté en plus. Jusqu'à
l'écoeurement ultime, la nausée finale.

Seulement toi, tu ne vomis pas. Tu n'as jamais su, jamais pu. Oh, tu
as essayé, tu as enfoncé ton doigt dans ta gorge plus d'une fois. Mais
ton corps refuse. Il veut garder ce que tu viens de lui donner. Non, tu
ne vomiras pas, tu ne sais que te remplir.

La descente est aussi douloureuse que la montée fut euphorique. La
culpabilité te fait mal. Tu pétris ton ventre violemment, tu te
frapperais si tu le pouvais. Pour te calmer, tu finis par t'inventer un
demain différent. Oui, c'était la dernière crise. Demain, tout à
l'heure, même, tu feras du sport. Tu ne mangeras rien, ou alors si peu.
Demain, tu maigriras. Demain, tu décrocheras.

« Pas ce soir chérie… »

Je dis ça je dis rien mais un billet cul = 72 commentaires. Un billet culture = 17. Je dis ça, je dis rien, je vous dis.

Enfin je dis rien mais j'en tire les conclusions qui
s'imposent. Et je cède sans aucun scrupule aux sirènes de l'audimat.
Ben oui, c'est comme ça, je suis droguée, accro au succès. J'ai beau me
dire que je ne veux pas changer, en même temps je sens bien que je ne
suis plus tout à fait la même. Avant par exemple, je n'aurais jamais
parlé de sexe pour faire grimper la courbe de mes commentaires. Et bien
aujourd'hui, je n'hésite pas une seconde….

Bref… La scène se passe… dans un lit bien sûr, puisque je vous
dis que le carrelage c'est froid, c'est dingue ça, faut suivre un peu !

Elle: Mmmmm… tu sens bon, viens là mon loulou…

Lui: Non, attends, tu sais je n'ai pas trop envie ce soir.

Elle, interloquée: C'est qui ? Comment elle s'appelle ?

Lui: Quoi, c'est qui ? N'importe quoi, c'est juste que je suis fatigué.

Elle: Bien sûr, c'est ça. T'es JAMAIS fatigué !

Lui: Et bien ce soir, si. Je suis fragile moi
aussi, je suis pas une machine tu sais. T'aurais tendance à l'oublier
un peu ces temps ci.

Elle: Non mais c'est qui cette garce ?

Lui: Mais enfin… Il n'y a que toi. C'est juste que ce soir, j'ai envie de calins, de tendresse, mais pas de sexe, tu comprends ?

Elle: Tu te moques de moi. C'est ça hein ? C'est parce que je t'ai dit non hier. J'en suis sûre.

Lui: Je pourrais, mais non. Cela dit, tu pourrais comprendre, du coup.

Elle: Non.

Lui: Mais ça n'a rien à voir avec toi mon amour, je suis juste fatigué.

Elle: Tu veux qu'on se sépare, hein ? C'est ça, tu veux qu'on se sépare.

Lui: Tu délires complètement. Allez, viens dans mes bras.

Elle: ça va te couter un max en pension alimentaire, ça crois moi.

Lui: Non mais je rêve. Ils sont où tes discours sur
l'homme qui est une femme comme les autres ? Faudrait savoir, je
croyais que tu adorais mon côté sensible ?

Elle: Non mais comment t'as pu croire ça ? Je veux retrouver mon obsédé sexuel moi. Là je suis rejetée, bafouée, je suis humiliée.

Lui: Et moi, hier, la semaine dernière, et aussi samedi ? J'étais bafoué moi aussi.

Elle : ça n'a rien à voir.

Lui : Pourquoi ?

Elle: A ton avis ?

Lui: "PARCE QUE" ?

Elle: Et ben voilà. Allez, et maintenant fais moi un calin. Et surtout ne discute pas. Pense à la pension alimentaire.

Une pièce montée

Bon, ça faisait un moment que je n'avais pas fait genre que je suis
super cultivée comme nana. Alors en ce lundi, voici un petit conseil
lecture. Qui vient de dire que j'essaie de me racheter une conduite
après avoir délibérément tenté de doper ma fréquentation en parlant de
pénis, de sabres laser et de leur copain monsieur clitoris ? Hein, qui
? Sachez en tous cas que je n'apprécie pas du tout ce mauvais esprit et
cette tentative de déstabilisation. Après tout, je ne suis qu'une femme
qui vit avec son temps, qui jouit un jour et lit le lendemain parce que
jouir tous les soir c'est pas une vie. Arrêtez de me cataloguer, je dis
un grand non aux étiquettes ! Ok, je calme ma joie. Et j'avoue, je suis
timorée et ne voudrais pas transformer ce blog très respectable en
lupanard, en tous cas pas systématiquement. D'où ce quart d'heure
culture.

Allez, entrons dans le vif du sujet, trop de digression tue la digression.

"Une pièce montée", c'est un petit bouquin qui se
lit bien. Un livre qui tient surtout à une idée, une idée qu'elle est
super bonne, même: raconter un mariage, mais à travers chacun des
protagonistes. Moi qui suis une fan des films chorale, qu'il s'agisse
des "Marmottes", de "Fauteuil d'orchestres" de "La bûche" ou encore de
"Palais Royal", et bien j'ai retrouvé dans cet ouvrage la même
atmosphère. J'aime surtout l'idée qu'il n'y a pas une seule vérité, pas
de vrais méchants, de purs salauds et d'absolus gentils. j'aime l'idée
que de grands secrets se cachent dans les plis des robes de mariées,
qu'une petite fille de dix ans décèle la cruauté de sa pourtant si
charmante tante à la façon qu'elle a de pousser discrètement mais
sûrement la petite trisomique du champ de la photo. Ben oui, une photo
de mariage, ça ne supporte aucun couac, encore moins un visage pas
comme les autres, même si ce visage sourit de toutes ses dents…

Le style est très simple, à la limite parfois du scolaire, ce n'est
pas du Flaubert, mais il y a beaucoup de nous dans cette pièce montée.
Beaucoup de ce qui fait qu'un jour on lit, un jour on jouit, un jour on
pleure…

Il te plait pas mon orgasme ?

Bon, puisque vous n'avez pas l'air d'être excessivement choqués par
les billets hot hot hot, en voici un petit. Je vous expliquerai bientôt
le pourquoi du comment, histoire que vous ne pensiez pas que je suis en
train de préparer ma reconversion professionnelle… Quoi qu'en fait…

La scène se passe… bref, le carrelage, non, toujours trop froid…

Lui: C'était bien hein ?

Elle: Oui, c'était bien.

Lui: Bien…bien ? Super bien, ou bien… bof ?

Elle: Mais c'était très bien, arrête.

Lui: Oui mais j'ai l'impression que tu n'as pas vraiment…

Elle: Mais si, avant, quand tu m'as carressée. C'était super bon.

Lui: Oui mais j'aimerais que tu… Pendant. Pas avec ma main, quoi.

Elle: Et pourquoi c'est si important ? Hein ? Le
principal quand même c'est que j'aie du plaisir, que ce soit grace à ta
main ou à monsieur pénis, c'est la même chose,  non ?

Lui: Ben non, c'est pas tout à fait la même chose.

Elle: Ah bon ? Et pourquoi ? Je veux dire, ta main, c'est un organe moins noble que ton sexe ? C'est moins utile au quotidien ?

Lui: Non c'est pas ça mais quand même, je veux dire…

Elle: Je vois très bien ce que tu veux dire. En
gros mon orgasme il compte pas, c'est un orgasme de seconde catégorie
parce que ce n'est pas ton sabre laser qui me l'a procuré. C'est ça ?

Lui: Heu… Non, c'est juste que…

Elle: C'est juste que quoi ?

Lui: Non… en fait, rien.

Elle: C'est bien ce que je pensais. Bonne nuit mon amour.

Jude, t’as de beaux yeux, et le pire c’est que tu le sais…

Alors dans le genre inavouable, il faut que je vous dise que je suis
allée voir il y a quelques jours "The Holiday". Certes, il n'y a rien
de honteux à se faire du bien et après tout une petite comédie
romantique pendant les vacances de Noël c'est tout à fait indiqué.

Sauf que. Sauf que le film n'est pas loin d'être une daube intersidérale. Qu'il confirme que Kate Winslet
est probablement considérée comme une pauvre fille pas vraiment jolie
puisque celui dont elle tombe amoureuse est tout de même l'acteur le
plus vilain et à l'air le plus niais qu'il m'ait été donné de voir dans
une comédie romantique. Et croyez-moi, je suis une spécialiste.

Non mais attendez, ne rigolez pas, je vous prends quand vous voulez
au trivial pursuit des comédies romantiques. Je pourrais faire ma thèse
sur les comédies romantiques.

Donc mis à part cette erreur de casting – impossible de
s'identifier deux minutes à la pauvre Kate, Jack Black est gavé de
botox, il a les sourcils épilés et a comme seule expression une sorte
de sourire forcé qui lui donne l'air ne ne pas arriver à faire caca

– le film n'attaquera pas un seul de vos neurones. Il ne vous fera pas
de mal non plus, de là à vous transporter dans l'ivresse d'un "Harry
rencontre Sally", d'un "You've got a message" ou même d'un "Coup de
foudre à Noting Hill", là désolée mais non.

Pourtant, pourtant, pourtant… Je vous invite malgré tout à y aller
dès tout de suite et même maintenant. Pour une seule, unique mais
évidente raison. Dans ce film sans intérêt, il y en a tout de même un.
Et de taille.

Jude. Jude Law.

Waouh. Franchement, jusque là, je me demandais ce que tout le monde
lui trouvait, il était à mon goût un peu faiblard, un peu geignard,
apprêté, pas franc du collier. Et bien il est vraiment tout ça, en
fait. Et on s'en contrefout. Parce que ce type semble être sorti d'un
tableau de Michel Ange. Il est tellement beau que ça en devient
étrange. En plus, dans le film, il pleure souvent, il est veuf et père
modèle sauf que parfois il boit un peu trop au pub ce qui lui donne
alors super envie de faire l'amour comme une bête.

Je veux l'adresse du pub du film. Moi aussi Jude, l'alcool ça me
donne des envies. Je suis désolée, chouchou, homme de ma vie, mais là
il s'agit tout de même d'un cas de force majeure. De toutes façons
franchement je suis pas la seule à penser ça. Dans la salle de cinéma
composée à 99% de filles et à 1% de copines de ma copine Stéphane, je
vous jure que ça sentait le désir à plein nez. A mon avis y'en a même
qui se sont évanouies.

Non mais sérieusement. Quand je pense qu'il trouve le moyen de
s'amouracher de cette grande courge de Cameron, ridicule dans ses
escarpins alors qu'elle est dans un village enneigé du Surrey,
j'hallucine. Quand on pense en plus qu'au moment où il lui dit qu'il
l'aime elle envisage – pas longtemps mais quand même – de ne pas lui
répondre et de repartir quand même en Californie, alors là moi je dis,
non. Non monsieur le réalisateur. Ce n'est pas CREDIBLE. Même une mère
de famille aimante et fidèle, tiens, au hasard, comme moi par exemple,
n'aurait pas l'ombre d'une hésitation dans une scène pareille. Dès que
Jude lui aurait fait le coup du je t'aime avec son oeil émeraude tout
mouillé et sa bouche à baisers, elle aurait passé un coup de fil dans
la seconde à son mari et ses enfants, leur expliquant qu'elle
regrettait mais que bon, une chance pareille ça n'arrive qu'une fois
dans la vie. Ensuite elle aurait attaché Jude aux barreaux du lit pour
qu'il ne s'en aille plus jamais.

Parce qu'il faut avouer que le Jude, les filles, c'est l'exemple
même du type qu'il faut enfermer quand on l'attrape. Il a des
clignotants partout qui préviennent: "je suis un bad guy avec une tête
de gentil, je vais vous faire souffrir à en crever". Et vous savez quoi
? On a quand même envie de le consoler alors que c'est évident qu'il
n'est même pas triste…

Fallait s’y attendre…

Oui, fallait s'y attendre. Après nous avoir fichu la paix le temps
des fêtes de Noël, notre "Elle" chéri – les autres féminins suivront,
ça faut pas s'en faire – nous gratifie cette semaine de ses désormais
fameux conseils "détox". Non mais franchement, ça vaut vraiment le coup
de les lire. A bien y réfléchir ça ne me ferait d'ailleurs pas de mal
de les suivre non plus, histoire de commencer à perdre les quatorze
kilos au bas mots pris entre le 24 décembre et le 1er janvier.
D'accord, j'exagère un peu. Il n'empêche que mon corps semble s'être
lancé un défi tout seul comme un grand cette année et qu'il tente
d'exploser ses records de prise de poids hivernale. Que voulez-vous
c'est comme ça, certaines personnes lorsqu'elles sont malheureuses ou
vivent des choses difficiles fondent à vue d'oeil. Inutile de vous dire
que chez moi, c'est exactement l'inverse. Rassurez-vous, quand je suis
heureuse je grossis aussi. Nan je vous dis, à part la gastro, je vois
pas.

Bref, revenons à nos moutons, plus besoin de pleurer sur nos
capitons, le plan détox 2007 est arrivé. Un pur moment de bonheur. Je
passe sur les dizaines de tisanes à la passiflore, au bouleau ou au
thym à boire tout au long de la journée – comptez environs deux
semaines de recherches intensives pour trouver toutes les herbes
nécessaires genre la pilosselle ou la mélisse pour les concocter
-, je passe aussi sur les "purées de fruits aux agrumes" à manger le matin comme unique petit déjeuner – en
même temps quelque chose me dit que la banane mixée avec un
pamplemousse au petit matin doit produire sur les intestins un effet
similaire à celui de la gastro
-, je passe également sur le
bouillon aux plantes aromatiques à boire le soir comme UNIQUE repas.
Heu, soit dit en passant, que celle qui connaisse la différence entre
le bouillon aromatique et la tisane me fasse signe, parce que moi, je
vois toujours pas.

Donc, je ne m'attarde pas sur le fait qu'une fois de plus on nous
conseille, en dépit du bon sens, de nous affamer pendant deux ou trois
jours histoire de nous "alléger". Je ne m'y attarde pas parce que
sinon, voyez-vous, je sens que mon grand cri n'est pas loin.

En revanche, je ne résiste pas à l'envie de vous parler de certains
exercices recommandés par un éminent ostéopathe pour aider la
détoxificaticatification – ben quoi, de toutes façons ce mot il existe pas alors j'en fais ce que j'en veux d'abord – de notre corps à nous qui est le notre.

D'abord, pour réveiller votre foie, pressez tout au long de la journée votre voute plantaire droite. No comment.

Ensuite, "grattez-vous la langue avec une petite cuillère" pour
déloger les horribles toxines qui surchargent votre organe. Dis donc
madame la journaliste du Elle, tu serais pas en train de nous dire
qu'on a la langue chargée, là ? Personnellement, quand je me lave les
dents j'y passe un petit coup de brosse. Non parce que quelque chose me
dit que socialement parlant, se récurer la langue à la petite cuillère,
ça peut être gênant.

Bon, je ne vais pas vous réécrire l'article en entier. Mais je ne
peux pas faire l'impasse sur le clou de la détox. Le massage du colon.
A faire le soir "pour dégager le colon et le gros intestin". En ce qui
me concerne, pour ce faire je n'ai rien trouvé de mieux qu'un gros
caca. Mais à priori il existe une alternative: "sur le dos, les deux
jambes repliées, prenez appui sur le pied droit" ( heu, déjà là, je ne
suis plus, mais ça c'est parce que je suis une cancre de la "gym
holistique").

Ensuite, "Du côté gauche rentrez les doigts à l'intérieur  de l'aine
sans bloquer le souffle".  Avouez. Avouez que vous avez eu peur. Bon,
en tous cas moi j'ai eu peur de là où j'allais devoir entrer les
doigts. Après, "faites des pressions douces en montant vers les côtes:
vous dégagez le gros intestin". Allez, j'arrête, faut pas abuser des
bonnes choses.

Quand même, si je peux me permettre un conseil pour celles qui
seraient tentées, débarrassez vous de votre moitié pendant cette petite
période réjouissante de détox. Parce qu'entre l'haleine de poireaux au
thym que vous aurez forcément après douze litres de tisane au bouillon
et la position sacrément compromettante dans laquelle il vous trouvera
lors du dégagement de colon – "non c'est rien chéri, je suis en train
de vider mon gros intestin" – vous serez peut-être totalement
détoxifiée mais vous aurez du mal à retrouver une vie conjugale normale.

2007 année de la…

Alors voilà, ça y'est, on est en 2007. Je vous avertis, il peut être
dangereux de m'embarquer sur la pente glissante des rimes foireuses sur
2007. Après avoir passé une bonne partie de la nuit du 31 à tenter
toutes les associations les plus douteuses, je crois en avoir fait le
tour. Inutile de préciser qu'au fil des coupes avalées, mes trouvailles
et celles de mes camarades ont été de plus en plus scabreuses.

Alors vive 2007, l'année de la…

Bref, stop, le réveillon et ses cotillons, c'est terminé. Une bonne fois pour toutes, je vous la souhaite heureuse.

Trève de bavardages, en ce deuxième jour de la nouvelle année, voici un petit "elle et lui",
un peu pimenté. Je vous expliquerai bientôt pourquoi, mais il se peut
que certains billets se fassent coquins dans les semaines à venir. N'y
voyez aucune volonté de ma part de faire grimper l'audimat, de changer
de ligne éditoriale – qu'est ce que j'aime ça, de parler de ma ligne
éditoriale – ou de tomber dans la provocation. Encore une fois, il est
un peu tôt pour tout expliquer, mais quoi qu'il en soit, après tout,
nous sommes des êtres de chair et de sang, et personnellement, outre la
fête du nouvel an, le champagne rosé et les macarons Ladurée – spécial
dédicace au caramel-beurre salé – j'ai un certain penchant voire un
penchant certain pour toutes ces choses qui se disent, se font et se
défont sur l'oreiller…

Donc donc donc…

La scène se passe dans un lit – oui, le carrelage, c'est toujours et définitivement trop froid – après une sieste crapuleuse…

Lui: Tu aimes me faire ça ?

Elle: Hin hin…

Lui: Non, mais vraiment, tu aimes ça ? Je veux dire, ça t'excite ?

Elle (soupir): Ecoute, si je n'aimais pas je ne te le ferais pas.

Lui: Mais ça t'excite pas. J'aimerais que ça t'excite.

Elle: Disons qu'il y a des choses qui me plaisent plus, mais j'aime le faire pour toi. ça ne te suffit pas ?

Lui: Si, si… C'est juste que ce serait encore meilleur si je savais que ça te fait de l'effet.

Elle: Si tu n'es pas content je peux aussi ne plus le faire du tout.

Lui
(affolé): Non non, ça va, ça va. C'est juste que quand je te le fais,
moi, et bien ça me rend fou, tu vois ? Bien sûr, je te le fais parce
que je sais que tu adores ça. Mais aussi parce que moi, j'en ai
vraiment envie. Alors j'aimerais que ce soit pareil pour toi.

Elle: Ah, mais attention, ce n'est pas du tout la même chose…

Lui: Ah bon ? Pourquoi ?

Elle (après un silence):… PARCE QUE.

Pilules (6)

Discussion des baleines sexy.

 

Lily: "Bonjour, est-ce que quelqu'un a des nouvelles de SarahLove ? Depuis son dernier message, plus rien. Je m'inquiète."

 

Malula: "Non, rien non plus, et ça fait trois semaines. Je suis inquiète aussi, elle n'est jamais restée aussi longtemps sans poster"

 

Chloé: "Quelqu'un a son numéro ?"

 

Lily: "Non, tu sais, on a toujours communiqué sur le forum. Je ne sais même pas dans quelle ville elle habite. Le plus con c'est que je voulais lui demander le contact pour ses pilules magiques. Tant pis, en même temps, en deux mots sur google tu trouves tout ce que tu veux !"

 

FIN