Dépistage, utérus et foire du Trône

Aujourd'hui, je veux vous raconter une petite histoire. Une petite histoire qui vous donnera peut-être envie d'aller à la Foire du trône le 30 mars. Ou chez votre gynécologue.

 

Non, je vous jure, je n'ai pas picolé, jamais le lundi matin.

 

Allez, assez trainé, ma petite histoire qui en réalité va être un peu longue, la voilà.

 

On est en 1995. J'ai 24 ans et j'ai rencontré l'homme depuis quelques semaines. Je n'ai encore jamais pris la pilule parce que mes relations amoureuses ont été jusque là tour à tour sporadiques, lamentables et sans espoir. Donc préservatif et basta.

 

Du coup, mes visites chez le gynécologue se comptent alors sur les deux doigts d'une main. Et je n'ai jamais fait de frottis. D'ailleurs je ne sais pas ce qu'est un frottis.

 

Mais en ce mois de juin, je viens de rencontrer sabre laser et je sens que cette fois-ci, ça pourrait durer un peu plus longtemps. Alors je prends mon courage à deux mains et je prends rendez-vous chez le médecin des zézettes. Avec une appréhension pas croyable parce que bon, on en a déjà parlé mais les étriers et tout le tintouin, ce n'est pas franchement la joie.

 

Une fois dans le cabinet médical, tout se passe bien. La dame, très chic, me prescrit la pilule et me fait un frottis. Je repars avec la sensation d'être une femme libérée et responsable à la fois. Barbara Gould peut aller se rhabiller.

 

Et puis quelques jours après, je reçois un coup de téléphone. La dame très chic a un ton un peu inquiet et me demande de revenir la voir parce que le laboratoire d'analyse "a décelé quelques anomalies". Entre cette brève conversation et le deuxième rendez-vous, le mot "anomalie" tourne et retourne dans ma tête, jusqu'à ce que j'aie l'impression de n'être moi même qu'une énorme anomalie. J'en parle un peu à l'homme mais pas trop parce que maladie et début de relation amoureuse ne font pas forcément bon ménage. Barbara Gould n'est plus qu'un lointain souvenir.

 

Au deuxième rendez-vous, la dame très chic m'examine plus attentivement, fait des prélèvements qui me donnent l'impression d'être transpercée de part en part. Elle m'explique qu'il y a des années j'ai du contracter un virus, au joli nom de "Papilloma" et que ce virus a manifestement endommagé le col de mon utérus.

 

J'apprends dans le même temps que mon utérus a un col et qu'il peut être pour ainsi dire grignoté par un virus sexuellement transmissible. En même temps je n'arrive pas à être très inquiète parce qu'un papillon ça ne peut pas être bien méchant.

 

Je réalise aussi qu'on peut avoir eu la vie sexuelle d'une bonne soeur et réussir l'exploit de choper une mst. Je me dis que ça se confirme, j'ai légèrement la poisse.

 

Re-attente, re-coup de fil, re-ton inquiet en pire. "Il faut prendre rendez-vous très vite avec le docteur X à l'Institut Fournier à Paris pour pratiquer une intervention, mademoiselle".

 

A partir de là, les choses s'accélèrent, je rencontre un médecin italien magnifique de beauté que j'aurais rêvé aborder autrement qu'avec un col de l'utérus en chou fleur. Il m'explique avec un accent charmant que je suis en phase pré-cancéreuse. Je me fais la réflexion que le mot cancer prononcé à l'italienne fait tout de même très peur.

 

Il m'explique qu'il va vaporiser mon col  au laser pour brûler les cellules malignes. Il dit que ça ne fera pas mal parce qu'auparavant il aura pratiqué une anesthésie locale. Je ne ne sais pas ce qui me fait le plus peur: être passée au napalm, avoir un cancer ou la perspective d'une anesthésie LOCALE…

 

Voilà. La suite, elle n'est pas très intéressante. Le bel italien a fait ce qu'il avait à faire, dire que ce fut agréable serait exagéré. Après cinq ans à être suivie scrupuleusement tous les six mois, je peux un peu baisser ma garde et ne faire un frottis que tous les ans. Surtout, depuis, j'ai eu la confirmation qu'avec Sabre laser, c'est une affaire qui marche. Et que quelque part, il m'a sauvé. Parce que le bel italien me l'a dit, c'était une question de mois avant que les choses ne prennent une toute autre tournure.

 

Ainsi s'achève ma petite histoire.

 

Bon, d'accord, mais pourquoi tout ceci vous donnerait envie d'aller à a Foire du trône ? Patience, je vais vous le dire. D'abord, le 30 mars, pour 25 euros, on peut avoir accès à tous les manèges en avant-première avec même la possibilité de croiser sur le grand-huit Marc Lavoine, Anne Roumanov, Francis Huster ou Baffie, parrains de l'opération. Et le petit plus, c'est que l'intégralité de la recette sera reversée justement au centre Pierre Huth de dépistage précoce des cancers de l'institut Alfred fournier. L'opération est organisée par Philippe Campion, le boss de la foire du trône et Pierre Huth, tous deux se battant depuis des années pour que le dépistage soit de plus en plus généralisé.

 

Donc je résume: en y allant on fait une bonne action et on multiplie ses chances de faire un jour du train fantôme avec Marc Lavoine. Si toutefois vous n'êtiez pas tentés, que la Porte Dorée soit trop loin de chez vous ou que non, vraiment, la fête foraine ce n'est pas votre truc, vous pouvez faire autre chose.

 

Quoi ? Oh, pas grand chose…

 

Juste vous demander à quand remonte votre dernier examen gynéco. Si vous n'arrivez pas à vous en souvenir… prenez rendez-vous.

 

Foire du Trône, Pelouse de Reuilly,  12ème arrondissement, ligne 8 métro liberté ou Porte dorée, Bus PC2 ou 46. Billets en vente à la Fnac, Carrefour, Auchan, Virgin et Ticketnet

 

Petit récap du week-end, épisode 2

Pendant que certains se la coulent douce, figurez-vous que d'autres bossent. Héééééééééééééé oui !

 

Donc à l'heure d'aujourd'hui je peux vous annoncer que tous les billets de la catégorie "La ronde et l'homme" sont en ligne. Pourquoi ceux là d'abord ? Ben c'est évident non ? Non ? Ecoutez, je ne vais même pas essayer de vous embobiner, si j'ai rapatrié ceux-ci en premier ou presque c'est parce qu'ils parlent de S-E-X-E. Et que pour l'audience, coco, y'a pas mieux.

 

Sinon, toutes mes diatribes contre les nutritionnistes ainsi que mes témoignages poignants sur les régimes ont définitivement intégré leurs nouvelles pénates. Là aussi, bien évidemment, il y a une stratégie marketing, on est une pro ou on ne l'est pas. Vous ne la voyez pas ma stratégie ? Rohhh, faut tout vous dire aujourd'hui, hein ? Facile, pourtant ! On approche de l'été, les rédactrices en chef des féminins sont en transe pré-diététique, les vitrines des magasins nous agressent avec leurs combishorts réservés aux pos-adolescentes rachitiques, donc forcément, on risque d'être tentées. C'est donc le moment idéal pour vous faire une petite piqure de rappel et vous ôter l'envie de bouffer ne serait-ce que la moitié d'un sachet protéiné…

 

Voilà, actuellement sinon sont en transit les "Instants douloureux et petites humiliations". Oui, ça aussi c'est calculé, les trucs un peu maso, les gens adooooooooooorent.

 

Edit: à nouveau un grand merci à Hélène qui à ses heures perdues – et elles n'en a pas beaucoup – prend ses petites mimines et va récupérer vos commentaires les uns après les autres, tout ça parce que vous le valez bien…

Edit n°2: Dimanche 17h49, les "Instants douloureux et petites humiliations". ont franchi la frontière sans problèmes, suivis de près par les légendaires Coups de calcaire de la ronde

Quand la ronde rêve de plaire à son médecin

Aujourd'hui, j'ai eu envie de republier un vieux billet en date du 24 mars 2006. Vous pourriez penser que c'est par manque d'inspiration, voire par paresse. Et bien évidemment vous ne seriez pas loin de la vérité.

 

Sauf que. Sauf que si je republie ce billet, c'est aussi en raison d'un commentaire ajouté récemment par Raphaëlle. Un commentaire qui montre s'il en est besoin que rien n'est simple et que dans la vie, tout n'est pas noir ou blanc. Il y a beaucoup de rose aussi. Alors voilà le billet, suivi du commentaire.

 

Comme me le faisait remarquer récemment une amie qui revenait d'une énième "première visite" chez un nouveau médecin, il se produit lors de la rencontre entre la ronde et le nutritionniste un phénomène assez particulier.

 

Après s'être répandue en confidences intimes, après avoir offert son corps à la balance et au centimètre, après s'être en général entendue dire que l'amaigrissement était nécessaire, voire urgent, voire salutaire et après avoir scrupuleusement écouté les conseil du nouveau diététicien, la ronde est saisie d'une sorte d'euphorie, accompagnée d'un espoir insensé.

 

Cette fois-ci, se dit-elle quasi systématiquement, mais oubliant qu'elle en avait déjà été sûre la fois d'avant, c'est le bon. Ou la bonne. Il ou elle va voir ce qu'il va voir. La ronde se sent pousser des ailes, elle va respecter à la lettre toutes les consignes et à la prochaine visite, le nutritionniste sera impressionné. Le mot est laché. La ronde veut lui en mettre plein la vue. Elle veut que son nouveau mentor soit fier d'elle. Elle veut peut-être même lui plaire. Se transformer, comme le crapaud devient prince. Se révéler à cet être qu'elle ne connaissait encore pas hier. Elle veut qu'il la félicite comme le faisaient ses professeurs au collège lors d'une dictée sans faute. Il lui a fixé comme objectif de perdre deux kilos en trois semaines ? Elle s'affamera s'il faut mais c'est délestée du double qu'elle se présentera à lui au prochain rendez-vous.

 

C'est là le problème. Et c'est probablement pour cela justement que ça ne marchera pas… Tant que la ronde aura besoin du regard d'un autre pour perdre son poids, elle n'y arrivera pas. Parce que le coup de foudre de la première séance ne dure jamais. Et que fondamentalement, le médecin en question se fiche pas mal de ses prouesses. Alors, déçue et vexée comme une amante éconduite, la ronde se réfugiera une fois de plus dans les douceurs du sucre et du beurre…

 

Derrière la figure emblématique du médecin, la ronde sait bien qu'une autre se cache. Mais s'avouer à son âge que c'est sa mère qu'elle voudrait impressionner n'est pas chose aisée…

 

Réponse de Raphaëlle:

JE vais avouer un truc terrible, qui va, je le sens, me faire bannir à tout jamais de ton blog. Comment dire une chose pareille?

Alors voilà, euh… je suis fille de nutritionniste. Pour être plus précise, d'un médecin généraliste, spécialiste des maladies du métabolismes et par extension, nutritionniste. Voilà, je l'ai dit, je suis née d'un antéchrist

Au delà de ce scoop o combien intéressant, ce que j'ai envie de raconter rapido, c'est l'envers du décor; Ou comment un nutritionniste se nourrit lui-même.

1- Mon père cache des bonbons, des tonnes de bonbons dans son armoire, sous ses chemises d'homme responsable et digne ( quand tu es gamine et que tu trouves la cachette du trésor, c'est juste le Pérou). aujourd'hui, à 60 ans et après des problèmes de santé divers et variés, il a remplacé les car en sacs and co par des bonbecs sans sucre, mais l'idée de la transgression folle du sucré reste la même.

2- Mon père est un dingue de la bouffe. Il est né dans une famille pleine de femmes cordons bleus, spécialistes de la patisserie au miel. Chaque réunion familiale est l'occasion pour lui de s'avaler des dizaines de cigares aux amandes etc. Cela, évidemment, après un repas conséquent genre couscous. Mais il trouve toujours de a place. Et si, après, il y a un macaron qui traîne, il ne dit pas non.

3- Mais mon père est aussi un grand dingue de son poids. Forcément. Alors après ses périodes d'éclatade calorique, régime. façon militaire, genre une pomme et un fromage blanc le matin, et un sachet protéiné midi et soir. Il peut s'imposer ça pendant des semaines. Quitte à se niquer les reins, mais on a un problème psy ou on ne l'a pas. Inutile de lui faire remarquer qu'il aurait crucifié n'importe quel patient qui se serait imposé un truc pareil, il le sait. Inutile de lui dire qu'il ferait aussi bien de bouffer du blanc de poulet, par exemple, il le sait aussi.

Voilà, je suis la fille d'un incube. Mais d'un incube que je trouve très touchant dans sa névrose. Et puis, c'est pas un méchant, il est tombé raide dingue fou amoureux de ma mère, délicieusement ronde et "moelleuse", comme dit Bubblecannelle, parce qu'elle lui faisait penser à un personnage d'Ingre. Et je ne l'ai jamais rien entendu dire sur mon poids. En fait si : quand je suis au régime, je suis sûre d'entendre : " t'es trop maigre". Ce qui, entre nous, est gravement faux.

Ce que je voulais dire, donc, avant de m'interrompre sottement par des détours autobiographiques qui n'intéressent que moi, c'est, certes, que j'aime mon papa et que tous les nutritionnistes ne sont pas des enfoirés. Mais ça, tu dois le savoir. JE voulais dire aussi qu'il faut avoir soi même un léger problème avec la bouffe pour bosser dans ce domaine si particulier.

Et je suis bien contente, aussi, que tu aies l'air de te sentir suffisamment bien avec toi même pour en avoir fini avec la tournée de cette profession.

 

Edit: Sur le billet du 24 mars, il y a aussi un commentaire de Lafaby extrèmement touchant.

Ta mère à La Nouvelle Star

Alors hier, je regardais la Nouvelle Star. Oh ça va, vous pouvez rigoler si vous voulez, m'en fiche complètement. La Nouvelle Star, ça fait cinq ans que j'en croque et franchement, non seulement j'assume mais j'en tire même une certaine fierté.

 

Oui, une certaine fierté. Absolument. Parce que maintenant, même dans Libé ils disent que c'est branché. Alors que moi, dès l'année où c'est ce pauvre Jonatan Cerrada qui a gagné, je le pressentais que ça deviendrait branché. Non, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je n'ai jamais imaginé que Jonatan Cerrada serait hype un jour. Mais la Nouvelle Star, oui.

 

Bref, je vais vous épargner mes commentaires sur Dove Attia qui dit "ui" et qui se plante à tous les coups, sur Manu Katché et son caractère de chien, sur André Manoukian que je trouve sex à mort alors même qu'il a des bras minuscules ou sur l'immense Marianne James que j'aime inconditionnellement, notamment – voire surtout - parce qu'elle est complètement folle.

 

Je vous épargnerai également mon avis sur les gagnants d'avant et sur ceux de cette année pour lesquels j'ai d'ores et déjà craqué. Et je ne vais même pas essayer de vous convaincre que la Nouvelle star ça n'a rien à voir avec de la télé-réalité et qu'à côté, la Star Ac c'est du crottin.

 

Non, ce qui m'est venu à l'esprit hier soir, c'est autre chose. Ce qui m'a interpelé, comme les autres années, c'est ce qui motive ces gamins, voire jeunes adultes, par dessus tout. Ben la célébrité, vous allez me dire. Oui mais pas que. La musique ? Bien sûr mais pas seulement. La compétition ? Sûrement, mais pas exclusivement.

 

Quoi alors ?

 

Leur maman.

 

Oui, leur maman. Qu'ils perdent ou gagnent, leurs premiers mots sont pour leur maman, de temps en temps leur papa. Plus grave, certains se demandent même si leurs parents vont les aimer malgré leur échec. Voilà. Au bout de tout ça, au bout de ce tunnel d'épreuves, au bout de ces humiliations, de ces déceptions mais aussi de ces grandes joies, il y a l'estime de leur maman.

 

Et moi, ça, ça me fait peur. Plus peur que le bac qu'ils n'auront peut-être pas. Plus peur que le chômage, plus peur que les chagrins d'amour. Alors pour clore le chapître de ce qu'est une bonne mère indigne, et bien je crois que tout est là. Une bonne mère, c'est celle qui fait comprendre à son enfant que sa fierté est acquise pour toujours. Et qu'aucun concours n'y changera rien.

Terracotta mon amour

Forcément, passer de l'adoption à la Terracotta y'en a qui trouveront ça osé. Voire indécent. Voire d'une grande superficialité. Vous savez quoi ? Je suis absolument d'accord.

 

Mais en fait, ce grand débat sur l'adoption m'a fait comprendre une chose: on peut sans le vouloir du tout blesser certaines personnes en parlant de choses qu'on ne connait pas. Alors si je ne reviens pas sur ma position en ce qui concerne toutes ces beautiful ladies qui se toquent de petits bambins de l'autre bout du monde, je regrette d'avoir pu heurter des femmes dont le chemin vers la maternité est long et douloureux.

 

Bref, tout ça pour dire qu'avant d'attaquer l'euthanasie ou la peine de mort, je vais me recentrer sur des sujets légèrement plus consensuels. Ah oui, parce que j'oubliais, en fait je préfère que tout le monde soit d'accord avec moi, je crois que la polémique finalement ne m'intéresse que si j'ai raison.

 

Donc, revenons-en à nos poudriers. Il se trouve que pour mon nanniversaire – c'était hier mais pour ceusses et celles qui l'auraient oublié, je prends encore les voeux et cadeaux jusqu'à la fin de la semaine – une douce amie m'a offert une petite merveille. D'ailleurs, si j'en parle aujourd'hui c'est autant pour vous vanter les mérites de la dite merveille que pour faire un clin d'oeil à la douce amie que je n'ai pas assez remercié parce que c'est difficile de remercier comme il faut. Enfin moi en tous cas j'ai tout le temps l'impression de ne pas avoir assez dit merci.

 

La merveille en question, c'est la dernière petite trouvaille de Guerlain. La "Terracotta tan booster" qui non seulement donne bonne mine – jusque là rien de neuf – mais prépare également la peau au bronzage ET par dessus le pompon, PROLONGE le bronzage. Bref, la Terracotta Tan Bronzer c'est plus fort que toi. Tout ça grace à un procédé extrèmement compliqué que ma douce amie vous expliquerait bien mieux que moi mais en gros ce que je peux vous dire c'est que dans la poudre se cachent des petits enzymes proches de ceux qui se trouvent dans les gélules type oenobiol solaire.

 

Je peux vous assurer que l'invention est miraculeuse puisqu'elle a réussi l'exploit de changer mon teint gastro-entériteux en léger hâle qu'on dirait que je reviens de Palma de Majorque.

 

Bon, je dois vous avouer que je ne suis pas très objective parce que la Terracotta est la seule poudre que ma peau – de merde il faut bien le dire – accepte sans se rebeller et fabriquer ces adorables petites bestioles appelées comédons. Mais je trouve que cette version est encore plus facile à appliquer que l'autre, se fond à la peau et en plus sent merveilleusement bon. Je passe sur le boitier d'une grande élégance qui va super bien avec mon diamant. Et puis il faut le dire, c'est un soulagement de ne plus avoir à tenter désespérément de récupérer quelques milimètres de poudre entre les rainures de carrelage de ma salle de bain.

Edit: pour comprendre cette hilarante chute, il faut aller relire ce petit billet, là

 

DS, diamants et gastro

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire. Je sais, ça ne se fait pas de le dire comme ça, normalement on garde ces choses là pour soi en espérant que le maximum de gens y pensera – "pensera" ou "penseront" ? je ne sais jamais avec ce genre de tournure de phrase. Mais voilà, personnellement j'ai toujours pensé qu'on n'était jamais si bien servi que par soi même et que si certaines âmes égarées avaient oublié qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire, je leur donne en quelque sorte une deuxième chance de me le souhaiter.

 

Aujourd'hui donc c'est mon anniversaire et je suis… au fond de mon lit. Gastro à tous les étages. Classe.

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et à mon réveil, l'homme m'a offert un diamant. Un tout petit diamant accroché à une chaine tellement fine qu'elle est invisible. Un diamant qui s'est niché au creux de mon cou et qui a trouvé sa place immédiatement. Que quelqu'un aille dire ensuite que the diamonds are not the women best friends… Je dois préciser que celui-ci a été élevé chez Tiffany et que forcément, il a d'excellentes manières.

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et on a donc dû annoncer aux enfants que cette fois-ci c'était sûr, les études aux Etats-Unis c'était mort vu le prix d'un diamant Tiffany. En même temps, le bonheur des mamans fait celui de leurs petits, je vous le rappelle…

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et dans DS il y a un article sur mon blog et le livre à venir. Bon, je pourrais me la péter mais en fait non. Disons que c'est difficile de crâner dans les dîner en ville parce qu'une journaliste parle de moi dans le cadre d'un article des plus sérieux intitulé: "Quand le vagin déprime". Voilà, j'aurais pu exprimer ma fibre artistique à travers des poèmes sur la beauté d'un paysage irlandais, j'aurais pu laisser libre court à ma créativité en écrivant des livres pour enfants ou que sais-je. Non, moi j'ai préféré écrire un bouquin de cul dans une collection intitulée "On n'est pas des courges". Moi je vous dis, quoi qu'on en pense, le melon c'est pas pour demain.

Le grand cri du lundi

C'est lundi. Et le lundi c'est le jour du…

 du…

GRAND CRI.

 

Ah, vous n'y échaperez pas. Et une fois n'est pas coutume, ce n'est pas sur les magazines féminins que je vais hurler. Non, aujourd'hui, si j'ai envie de crier, c'est d'indignation et sur un sujet plutôt sérieux alors vous m'excuserez, mais je vais devoir laisser tomber ce ton si léger qui me caractérise.

 

La raison de ma colère ? Angelina Jolie.

 

Je vous arrête tout de suite, ce n'est pas parce qu'elle nous a volé Brad. En plus, faut-il vous le rappeler, personnellement je suis branchée Georges. Donc je lui laisse son blondinet lifté, – si, il est forcément lifté puisqu'il a 45 ans et qu'il n'a pas bougé depuis Légendes d'Automne, film commençant légèrement à dater je vous le rappelle.

 

Non, ce qui me rend chafouin, c'est la manifeste boulimie d'enfants dont Angelina fait preuve. Que les choses soient claires, si Lara Croft se contentait de pondre un bébé tous les six mois, quelque part, je m'en ficherais comme d'une guigne et surtout je ne prendrais pas la peine d'en parler ici, parce que chacun fait bien ce qui lui plait.

 

Le problème, c'est que ces enfants, elle les adopte. Jusque là, vous me direz, où est le souci ?

 

Et bien le souci, c'est qu'avec bien évidemment les meilleures intentions du monde – à savoir tenter à elle toute seule d'éradiquer la misère humaine – Angelina fait son marché dans les orphelinats du globe. Quand je dis "fait son marché", je sais, y'a des chances que ça choque. Sauf que lorsqu'on lit dans une dépêche AFP que le Vietnam a accéléré la procédure d'adoption de son dernier rejeton "parce qu'Angelina avait déjà choisi son petit garçon lors d'une précédente visite", et bien c'est tout ce qui me vient à l'esprit. Personnellement, je croyais que "choisir" son enfant, ce n'était pas possible. Sauf bien sûr pour Angelina, Madonna, ou la Laetitia de Johnny.

 

Franchement, je n'ai pas eu à passer par les fourches caudines – ça pète hein "les fourches caudines" ! – de l'administration pour adopter un enfant. Donc quelque part, je devrais juste me taire. Mais je crois savoir qu'à côté, les missions qu'on confie à Jack Bauer c'est rien. Je crois savoir qu'un couple lambda – comprendre par "couple lambda" un couple ne connaissant pas personnellement Bernadette - est interrogé des mois durant sur son équilibre psychologique et financier. Les futurs parents sont également sommés de donner des preuves tangibles de leur motivation et doivent ensuite attendre de recevoir THE  agrément pour espérer être prévenus, mais ça pas avant des années, qu'un enfant les attend quelque part.

 

Alors je me dis que si j'étais ce couple lambda, je serais encore plus en colère que moi aujourd'hui. Je me dis aussi qu'il serait peut-être temps que quelqu'un se penche sur l'état psychique d'Angelina qui semble avoir besoin d'acquérir un nouvel enfant tous les six mois. Youhou, ce ne sont pas des sacs à main ma chérie.

 

Et puis aussi j'aimerais qu'on arrête de tout pardonner à ces Madonna et consort qui vont ouvertement à l'encontre des lois en adoptant des enfants qui parfois ont même encore des parents vivants. J'aimerais qu'on cesse de trouver leur démarche irréprochable sous prétexte que ces enfants seront forcément plus heureux avec de riches stars américaines que dans leur famille d'origine qui tout de même vit dans un pays sous développé et qui donc ne peut en aucun cas rivaliser, parce que c'est bien connu, quand on est pauvre, bref. Désolée, mais personnellement je me permets d'en douter.

Je me permets d'en douter parce que pour avoir connu de près quelques enfants adoptés, il faut des trésors de patience et d'amour de tous les instants pour qu'une relation se crée et que la greffe prenne. Et j'ai comme l'impression que ces chères jet-setteuses sont tout de même très occupées la plupart du temps. Par ailleurs, si le fait d'être le rejeton d'une célébrité interplanétaire garantissait le bonheur, ça se saurait.

 

Mais bon, qui sait, je me trompe peut-être et Angelina est après tout sûrement une maman formidable.

 

Il n'empêche que je suis interloquée que le statut de star suffise à adopter sans délai. Et consternée de lire ça et là que le dernier truc fashion c'est d'adopter un enfant. Je redoute le jour où l'on pourra lire que "le petit vietnamien est très tendance cet été mais qu'en revanche le Sénégalais est complètement out".

 

Bref, vraiment, tout ça me désole. Tellement que je n'ai même pas envie de crier. Juste de pleurer, comme ce petit garçon vietnamien lorsqu'il a été assailli de photographes venant capturer l'image du nouveau joujou d'Angelina.

ça c’est fait…

Juste un petit récap pour vous tenir au courant de l'avancement des travaux. C'est tout de même la moindre des choses, vu que je le répète, ici c'est aussi chez vous. Donc sont désormais "rappatriés" avec tous leurs papiers bien sûr, en ces temps difficiles il vaut mieux, tous les "minute par minute" ainsi que tous les billets sur les nutritionnistes. J'attaque les régimes aujourd'hui.

 

Attention, quand je dis que j'attaque les régimes, je me comprends. Parce que personnellement, je mets un point d'honneur à justement n'entreprendre aucun régime en cette saison où les messages pas subliminaux des féminins nous invitent à faire l'impasse sur tout ce qui est susceptible de nous apporter un minimum de plaisir. Donc quand je dis que j'attaque les régimes, je veux bien sûr dire que les textes dénigrant cette horrible pratique occidentale consistant à tomber dans la frustration et la privation alimentaire seront très prochainement sur Mabulle et qu'il ne sera plus nécessaire d'aller sur Canalblog pour les lire.

 

En revanche, les commentaires, eux, resteront dans leur pays d'origine parce que franchement, c'est super long à récupérer…

Bon week-end !

Ah ben non moi j’avais noté pour le 30…

Bon, je publie tard aujourd'hui. Mais j'ai une excuse. Enfin, je ne sais pas si c'est une excuse. En tous cas une explication.

 

Voilà. Depuis quelques jours, j'étais assez du genre contente de moi. Du style "j'ai un nouveau blog qui pète – même pas grace à moi en plus parce que bon, autant que les choses soient claires c'est Hélène qui a fait tout le boulot avec Vincent -, mon premier livre sort dans moins d'un mois, mon second est presque terminé, je suis trop trop canon dans ma robe noire alors qu'en plus même que j'ai grossi, mon homme est formidable et fou de mon corps trop sexy, mes enfants survivent malgré la mère indigne mais néanmoins géniale que je suis". Bref, j'avais la gagne, limite insupportable. D'accord, pas limite. D'ailleurs même moi je commençais à me gonfler.

 

Et puis comme souvent dans ces cas là, la vie s'est chargée de bien me rappeler à l'ordre. Hier, mail de mon éditrice – ouais ça aussi, je l'accorde, c'est prétentieux à souhait de dire "mon" éditrice mais je ne PEUX pas m'en empêcher – qui disait à peu près ça:

 

"Bonjour Caroline, je suis un peu inquiète, vous deviez me rendre votre manuscrit le 5 mars et je n'ai aucune nouvelle. Que se passe-t-il ?".

 

Vous connaissez la sensation de l'estomac qui dégringole jusqu'à vos orteils combinée à la désagréable impression que votre coeur a migré dans vos oreilles tellement on l'entend battre fort? Et bien c'est à peu près ce que j'ai ressenti. Parce que donc hier on était le 15. Et que je pensais devoir rendre mon livre le 30. Ce qui me permettait ainsi de fanfaronner ici même sur le mode: "j'ai presque fini". Sauf que "presque", chez moi, c'est assez relatif. Très relatif même.

 

En fait il m'en restait une petite moitié à écrire.

 

A rendre donc pour il y a quinze jours.

 

Première réaction même pas digne de Bridget: "Ah mais non, chère D., je vous assuuuuuuure, on n'a jamais dit le 5, on avait dit le 30, d'ailleurs j'ai sous les yeux mon contrat sur lequel il est écrit noir sur blanc que la date de remise du manuscrit est fixée au… au… 5. Merde. Merde, merde merde."

 

Deuxième réaction de Bridget: "Je suis atrocement désolée, faites-moi brûler en enfer, je suis une merde sans nom, je paierai les indemnités de retard, je viendrai vous aider à l'imprimer à la main s'il faut, etc, etc." Vieille tactique acquise dans l'enfance de la contrition exagérée dans l'espoir de se faire pardonner. Sauf que là, l'enjeu c'était surtout de REPARER la boulette.

 

Bon, je vous passe les détails, j'ai paniqué tout mon entourage, enfin surtout ma mère et l'homme, j'ai passé la nuit entière ou presque sur un livre pour lequel je pensais avoir au bas mot encore deux semaines de délai – le pire c'est que j'étais trop trop fière de comment j'arrivais bien à tout gérer -, j'ai pris une matinée de congé et là, ça y'est, c'est fini.

 

Bref, voilà, ça m'a bien calmée, en fait d'être une Barbara Gould je ne suis en réalité qu'une écervelée irresponsable au bord du burn out, incapable de noter correctement une date dans un calendrier et qui confond 5 avec 30, ce qui en soi est incompréhensible.

 

Quoi qu'il en soit, pendant toutes ces heures d'écriture en urgence – j'étais comme qui dirait le Jack Bauer du traitement de texte – j'ai pensé à vous, à vos petits mots d'hier, à votre façon si sincère d'avouer que vous aussi, question indignité maternelle vous êtiez des championnes. J'ai aussi pensé à celles qui n'ont pas d'enfants mais qui ont quand même pris le temps de laisser un commentaire. Bref, vous m'avez bien accompagnée, alors merci.

 

Ah, et tant qu'on y est, hier, pour me calmer, j'ai mangé plein de chocolat au riz soufflé. Celui de mes enfants qui n'en auront plus pour le goûter.

 

Comment être une bonne mère indigne

Il y a quelques temps, je vous disais donc que j'avais signé pour un deuxième bouquin. Maintenant qu'il est presque fini je peux vous dire un peu plus de quoi il va s'agir. Alors voilà. C'est toujours pour la collection des Courges, mais après le sexe, je me suis attelée à un autre sujet qui à la fois n'a rien à voir et en même temps beaucoup: la maternité.

 

Ben si,  ça a à voir. C'est scientifique. La sexualité débouche souvent sur la maternité. Et toc.

 

Le livre s'appellera donc: "Comment être une bonne mère indigne".

 

Croyez- moi, c'est tout un programme. Alors bon, je sais, en la matière, j'ai du vocabulaire. Je dirais même que par moment j'ai un peu freiné mes ardeurs parce qu'à mon avis, chez Hachette, ils craignent le procès ou de passer pour une maison d'édition super transgressive. Mais bon, qu'est-ce que vous voulez, que celle qui n'a jamais collé un suppo de doliprane à son enfant fiévreux pour l'amener ensuite à l'école l'air de rien en sachant pertinemment qu'elle recevra un coup de téléphone trois heures plus tard la sommant de venir chercher son rejeton contagieux me jette la première pierre. Que celle qui en plus n'aura même pas honte et sera même limite contente d'elle parce que pendant tout le temps d'action du suppo elle aura pu soit honorer une réunion super importante, soit boucler un dossier en retard depuis dix jours , soit – et là, c'est vraiment pas joli joli je sais – aller voir David, le roi du blond, avec lequel rendez-vous était pris depuis deux mois, me jette la seconde. La seconde pierre je veux dire. 

 

Non, déconnez pas, je ne suis pas la seule hein ?

 

Bref, donc, le prochain livre parlera de ça. Et si moi je vous en touche un mot aujourd'hui, c'est parce qu'avant-hier, j'ai reçu un mail de ClaireMM, lectrice et commentatrice ici, rencontrée chez Ginette il y a un mois et à qui j'avais touché un mot de ce projet, sentant qu'on avait sur ce sujet et sur d'autres d'ailleurs pas mal d'accointances. Ce mail m'a fait rire comme une dinde et m'a rassurée: au concours de la mère indigne, on est pas mal à se coiffer au poteau de la victoire. J'ai donc demandé à Claire si je pouvais mettre son texte sur mon blog et elle a dit oui. Il sera aussi dans mon livre, comme illustration de ce qu'une bonne mère indigne peut-être.

 

Allez, assez bavardé, le voili le voilà…

 

Chère Caro,

Vu que tu travailles d'arrache-pied le sujet et que je ne doute pas que tu aies rencontré les pires mères de la terre (la preuve, on s'est rencontrées), dis-moi :suis-je la seule à systématiquement oublier la petite souris??????

 

Et ce matin rebelote : "Claire, pourquoi elle est pas passée cette nuit la petite souris?" (oui, tous mes enfants m'appellent Claire, me demande pas pourquoi, ça s'est institué comme ça et je m'en fous complètement d'ailleurs).

 

Si je comptabilise le nombre de dents tombées et que je le rapporte au nombre de petites souris passées spontanément, sans qu'on ait besoin de leur envoyer une lettre de rappel, je dois arriver au chiffre hontissimeux de 5 ou 6 : en clair 12 dents tombées, 2 petites souris

 

….

 

J'ai honte honte honte, mais j'ai beau m'ecrire sur les mains, me faire des post-it que je mets sur mon oreiller, faire des noeuds à mes mouchoirs, ya pas, quand je vais me coucher je me lave  consciencieusement les mains, je me sermone sur le bazar qui règne dans ma chambre tout en jetant ce vieux bout de papier et je balance ce kleenex tout chiffonné qui est dans ma poche…

 

Finalement je me couche avec la conscience tranquille et même ce léger sentiment de supériorité de la mère qui sait qu'elle a bien accompli son devoir encore une fois ce soir puisque tous tous les enfants dorment profondément dans les pièces d'à côté…..et je m'endors du sommeil du juste.

 

En gros, chez nous la petite souris ronfle la nuit et ne va pas au turbin.

 

Inutile de te dire que dès la première dent tombée et le premier lapin de la petite souris, les gamines ont compris que JE être petite souris puisque j'ai blêmi, je me suis précipitée dans leur chambre et que comme par hasard, après mon passage et mon retour en sifflotant y avait qqchose sous l'oreiller…

 

Edit: Le dessin est de Bubblecannelle, je l'adore. Le dessin et bubblecannelle. Je veux dire je les adore tous les deux.