Mon corps n’aime pas le sport

champignons_1Je tiens à informer le monde entier – en tous cas une partie de la blogosphère, celle qui me fait l'honneur de me lire – que suite à mon héroïque traversée de la piscine Pontoise, je souffre actuellement d'une otite aigüe. A ce jour, d'ailleurs, je ne suis absolument pas assurée de retrouver l'usage de mon oreille droite.

De plus, il semblerait que des colonies de Candida Albicans – que celles qui n'ont aucune idée de ce que sont les candida passent leur chemin, elles sont sûrement du genre à avoir un chignon parfait ou à savoir garder un tee-shirt blanc une journée entière et ne sont donc pas les bienvenues ici – aient décidé de s'installer DEFINITIVEMENT dans l'endroit le plus chaud et humide – climat de rêve pour ces charmantes bestioles – de mon anatomie.

A l'heure qu'il est, je guette l'apparition d'une verrue plantaire qui ne devrait pas manquer d'apparaitre incessament sous peu.

A ce niveau là, ce ne sont pas des signaux que mon organisme envoie désespérément mais de véritables balises argos. Il n'aime pas le sport, c'est une évidence. Encore moins la piscine.

On m'a toujours dit qu'il fallait écouter son corps. Pour une fois je vais respecter ce conseil à la lettre.

PS: Y'a-t-il vraiment des filles ici qui ne connaissent pas les candida ? Bon, peut-être pas sous leur nom savant, mais enfin, ne me dites pas que vous n'avez jamais eu envie de vous asseoir en pleine rue et de vous frotter contre n'importe quoi pourvu que ça cesse de vous gratter ?

Si ?

Veinardes.

PS 2: Pour celles qui ignoreraient vraiment ce qu'est un candida je tiens à préciser qu'il ne s'agit pas de morpions, à me relire on pourrait confondre.

La grossesse c’est trop fashion

couv_octobre2006En cette semaine de "Fashion week", j'ai trouvé un nouveau motif d'énervement. Je me demande d'ailleurs parfois si je ne suis pas en train de devenir caractérielle. Non c'est vrai, j'ai parfois l'impression de virer Tatie Danielle. Mais figurez-vous, gros scoop, que je ne vais pas vous parler aujourd'hui du Elle. Enfin, pas spécifiquement. Non, ce qui m'a donné cette fois-ci en vie de pousser un grand cri, c'est une photo qui orne les kiosques parisiens, la couverture du dernier Vogue. Avec une très jolie top model filiforme – Natalia Vodianova – qui nous présente celui qu'elle prétend être son bébé. En accroche, l'habituel désormais: "Mes conseils pour retrouver la ligne après Neva" – un prénom qui signifie sûrement "pureté du ciel" ou "petite rivière enchantée", parce que bien sûr les people ne peuvent pas appeler leurs enfants de prénoms aussi cons que Thomas, Claire ou même Manon, mais là je m'égare.

 

Quand je dis "celui qu'elle prétend être son bébé", j'émets en effet un doute certain. Non parce que je sais bien que je ne suis pas un exemple avec mes 28 kilos pris en même pas 9 mois et toujours pas totalement perdus six ans après – ouais mais attention, j'en avais deux tout de même hein ! – mais là, je n'y crois pas. Je veux dire que ne crois pas que ce nourrison joufflu d'à peine dix semaines soit sorti de ce corps adolescent. Et puis, soyons sérieux, elle a douze ans. Elle pèse 35 kilos. Et a le teint d'une fille qui dort douze heures par nuit. Ce qui, étant donné l'âge de son rejeton n'est PAS POSSIBLE.

 

Je n'y crois pas parce que même les plus vernies de mes copines, celles qui sont aujourd'hui plus minces qu'avant leur grossesse – oui, toi, là, tu vois très bien de qui je parle, oui oui… -, ont tout de même eu droit à leur traversée du désert. Je parle de ces trois mois pendant lesquels votre ventre jusque là joliment tendu prend la consistance et l'apparence de la jelly anglaise. Ces semaines durant lesquelles tout porte à croire que vous êtes encore enceinte – d'ailleurs votre boulangère en semble convaincue puisqu'elle vous a demandé à votre retour de la maternité quand est-ce que "ce petit compte se décider à sortir" -, sauf que bébé chéri est bel et bien en train d'hurler dans son couffin. Ces jours funestes où le moindre mot de votre belle-mère déclenche une crise de larmes et pendant lesquels l'idée même que l'homme s'aventure à toucher autre chose que vos cheveux déclenche en vous des envies de l'émasculer. Au moins, vous dites-vous, il vous fichera la paix et surtout il ne risquera plus jamais de vous refiler sa fameuse petite graine.

 

Non, vraiment, franchement, je me répète, mais ces femmes – et là je ne parle pas uniquement de cette Natalia Vodianova – qui nous exhibent leurs nouveaux-nés tout en se pavanant en skinny et torse nu histoire de bien nous montrer que leurs seins n'ont pas subi la moindre loi de la pesanteur – n'y aurait-il que les miens qui se soient soumis à ce phénomène physique sans même tenter de se battre? – et bien moi je N'Y CROIS PAS. Je soupçonne même très sérieusement l'existence d'un véritable business parallèle là-dessous. Un genre de marché noir de mignons moutards aux yeux bleus – avez-vous remarqué qu'en plus jamais un seul des bébés de people n'est moche ? Pas d'acné du nourrisson, pas de strabisme, pas de conjonctivites ni de crâne déformé par les forceps – qui permettrait de choisir son bébé sur catalogue le temps d'un reportage pour Gala.

 

Non parce que je vous parle de l'après et de cette ligne retrouvée miraculeusement trois jours après l'accouchement. Mais pendant la grossesse, tout porte également à croire que nous ne sommes pas logées à la même enseigne. Autant les actrices/tops/chanteuses/people s'exhibent les trois quatre premiers mois, autant après… plus rien. Et soudain, alors que quelques semaines plus tôt on les voyait la main posée sur un délicieux petit ventre rebondi, les fesses moulées dans un jean qu'elles se "contentent de laisser ouvert au deuxième bouton" – alors que vous, au deuxième mois déjà, votre 501 était roulé en boule au fond du sac à linge sale, suite à un refus de passer le cap des cuisses -, on vous apprend qu'elles ont accouché.

 

Je vous dis, il y a anguille. Soit cette grossesse n'a jamais eu lieu, soit un savant génial a trouvé le moyen de raccourcir la gestation à cinq mois mais les retombées de cette invention sont réservées à une élite. Et pendant que la femme lambda – genre moi ou vous – se voit, à compter du 7ème mois transformée en baleine perclue de douleurs condamnée à compter jour après jour les nouvelles vergétures qui viennent à jamais zébrer son ventre, les ELUES, elles, passent à côté de toutes ces réjouissances. Elle ont à peine le temps de se dandiner en robes ultra-moulantes, de continuer "une vie de femme active parce que la grossesse n'est pas une maladie" et de préparer un trousseau Bonpoint, Baby Dior et compagnie, que hop, l'enfant parait, "dans la sérénité et sans douleur grâce à tous les cours de Pilates et de Yoga suivis ces derniers mois".

 

Je le pousse mon grand cri ?

 

AAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH.

 

Encore une fois, je ne vois pas comment expliquer la présence de ces jeunes femmes sur les bancs des défilés, deux semaines après la délivrance. Je ne sais pas vous, mais j'aurais alors mordu le premier malade qui m'aurait proposé de parader en public. Quand à l'inconscient qui m'aurait suggéré une séance photo à moitié nue, mes bébés dans les bras, et bien soyons claire, il aurait eu toutes les chances de ne pas en réchapper.

 

Et je ne dis pas ça uniquement parce qu'il m'a fallu au bas mot quatre mois avant de ranger définitivement mes si charmants pantalons de grossesse, et au moins le double pour que les cernes qui me mangeaient littéralement la figure s'estompent. Je ne dis pas ça non plus parce qu'au lendemain de mon accouchement j'ai réalisé que tous ces amis qui m'assuraient, certains de leur fait, que je n'avais pris "que dans le ventre" s'étaient totalement plantés. Non qu'ils fussent flatteurs ou hypocrites ou qu'ils aient voulu me ménager. En réalité, mon ventre était devenu si gigantesque que tout le reste semblait svelte. J'étais à moi toute seule un exemple vivant de la théorie de la relativité, en somme.

 

Bon, bref, je digresse beaucoup mais vous l'aurez compris, je m'insurge contre cette image totalement inepte et dépourvue de vérité qu'on nous vend de la grossesse. Etre enceinte est devenu fashion nous dit-on une semaine sur deux dans Elle ou autre féminin. Si j'ai été heureuse comme jamais pendant ces mois de couvade, je voudrais pourtant m'inscrire en faux. Etre enceinte, c'edt tout ce qu'on veut, mais ce N'EST PAS FASHION. Et c'est une femme qui a constaté avec un intérêt presque scientifique quelques jours après avoir accouché qu'elle pouvait enfoncer son bras jusqu'au coude dans son abdomen sans rencontrer la MOINDRE RESISTANCE, qui vous l'assure.

Panne sèche

panneAujourd'hui… je suis sèche. Vidée, sans idée. Essorée, rincée, sans sujet. Pressée, centrifugée, sans pensée. Pourtant, Elle, par exemple, me sert encore cette semaine un énervement sur un plateau d'argent.

 

Franchement, ça devrait me mettre en pétard, non, cette grande interrogation existentielle, cette question de fond méritant une véritable enquête d'investigation: "Les mannequins sont-elles trop maigres ?".

 

Et ben même pas. Rien. J'ai même réussi à lire les propos pétris d'intelligence de Nathalie Rykiel sans frémir ou presque – ma chérie, t'as de la chance d'être la maman du Sonia (à moins que ce ne soit l'inverse ?) tout de même parce que là, franchement, t'y vas fort. Oui, je vous assure, aucun cri, aucun trépignement après avoir lu donc que "la mode c'est de l'art et qu'à partir de ce constat on ne peut porter aucun jugement".

 

Et en l'écrivant ici, cette phrase lumineuse, toujours rien. Bon, peut-être que… oui, j'admets, un minuscule gnroumpf. Non parce que si les leggings c'est de l'art, alors j'ai le maigre espoir que mon brushing raté de ce matin en était aussi. Sauf le respect que je dois à une femme qui a révolutionné l'univers du joujou pour clitoris en détresse, la mode c'est peut-être de l'art, mais ça n'excuse pas tout, loin s'en faut.

 

Et maintenant que j'y pense, cette directrice de casting qui nous explique que dans son petit 34 Kate Moss ne parait absolument pas maigre, rapport à sa mine radieuse et ses joues rebondies, et bien disais-je, maintenant que j'y pense, j'ai tout de même un peu des fourmis dans les doigts. C'est vrai que la Kate, elle respire la santé. Et surtout, ses bonnes joues, c'est vraiment ce qui frappe en premier chez elle. Ou peut-être en second. Juste après ses gros nichons.

 

Finalement, je préfère ne pas trop y penser, à cette enquête journalistique. Et puis je n'ai pas envie de critiquer, parce que pour le coup, ils ont fait un travail formidable, chez Elle. Pour répondre à cette question, ils sont allés demander à un nombre incroyable de personnalités. Des gens pas impliqués personnellement, vous voyez ? Des professionnels à qui tous ces os exhibés ne rapportent pas un sou et qui peuvent donc s'exprimer en toute liberté: Karl Lagerfeld – t'aurais pas un peu grossi, Karl ? – Isabelle Marant, Nathalie Rykiel, Vanessa Bruno et puis tout plein de responsables de casting. Ah oui, des photographes de mode aussi.

 

Alors moi, devant un tel parterre d'experts indépendants, et bien je m'incline. Et je les crois sur parole quand ils assurent unanimes que s'il y a un mannequin sur cent qui est anorexique, c'est bien le maximum.

 

Allez, je vous laisse, parce que vraiment, aujourd'hui… rien.

« On irait pas se faire les boutiques en copines ? »

 

cr_pageParmi les très mauvaises idées qui peuvent parfois te traverser l'esprit il y a celle consistant à accepter de faire les boutiques avec une copine. Surtout bien sûr si ladite copine affiche au bas mot deux tailles de moins au compteur que toi.

 

Pourquoi est-ce l'exemple type de la fausse bonne idée ? Parce qu'il ne faut pas se leurrer, au bout de deux heures à se comparer à moitié à poil dans des cabines exigües, il y a  forcément – c'est génétique, laissez tomber ce n'est même pas la peine de penser que c'est évitable – l'une des deux qui se met à haïr l'autre. Et croyez moi, c'est toujours la même qui commence les hostilités. A savoir… la plus grosse. Et plus la copine plus mince essaie d'être gentille, plus la plus grosse a envie de lui tirer les cheveux.

 

En général, ça commence à déraper au troisième pantalon taille 44 que tu ne fermes pas. A ce moment là, ton amie qui jusque là a été patiente et qui elle s'est dégotté un slim que même pas en rêve un jour tu y mettras le bras, te dit le plus gentiment du monde: "Tu veux que j'aille te chercher le même en 46 ?"

 

Là, épuisée, cramoisie et au bord des larmes tu réponds avec le plus de calme possible – c'est à dire sur un ton super agressif: "je n'ai jamais fait de 46 de ma vie, plutôt crever que j'acheter un pantalon qui pourrait aller à ma tante Marie-Odile". Ton amie, qui te connait depuis l'école primaire, devrait savoir que la meilleure solution à cet instant T est de prendre ses jambes à son cou et de fuir la cabine, le magasin et le centre commercial. Pourtant, sans aucune raison apparente – elle n'a jusque là jamais présenté de symptômes suicidaires – elle porte alors le coup fatal et prononce LA phrase qui déclenche chez n'importe quelle fille normalement constituée un énorme pétage de plomb: "qu'est ce que ça peut te faire la taille ? L'essentiel tout de même, c'est que tu sois bien dedans, non ? Personne ne le saura que c'est un 46". PERSONNE ? Si. Au moins deux personnes le sauront, elle et toi. Et c'est déjà une de trop. 

 

A ce moment là, tu te rends compte qu'entre elle et toi il y a un océan, celui qui sépare le 36 du 46. A côté, traverser la manche à la nage c'est rien. Et tu commences à avoir tout un tas de répliques super perfides qui se bousculent dans ta gorge nouée. Comme par exemple que tu voudrais bien la voir, elle, obligée de prendre un jean en 40. Qu'on l'entendrait pleurer à l'autre bout du Zara. Que ça lui ferait bizarre d'un coup de plus pouvoir compter que sur son physique. Et que d'ailleurs tu lui souhaites bonne chance quand dans dix ans elle les aura ses dix kilos de trop parce qu'elle ne va pas y couper, c'est qu'une question de temps. Et là, on verra si elle trouve ça cool d'acheter une coupe femme enceinte alors qu'elle est en préménopause. Et puisqu'on en parle, tu ne voulais pas le lui dire mais franchement, il arrive un moment où il faut peut-être accepter son âge. Parce qu'il y a un mot pour décrire les filles de trente ans passés qui veulent en faire dix de moins. Pathétique.

 

Plus tu laches ton fiel, plus tu entends une petite voix dans ta tête qui te crie "méchante, méchante, tais-toi, tais-toi méchante". Et plus la petite voix crie, plus ton fiel il sort. Tout ça se finit dans les larmes. Ta copine mince ne trouve rien d'autre à répondre à toutes tes méchancetés que "ce n'est quand même pas ma faute si tu es trop gr…". Bref, c'est un carnage. Il faudra des semaines de diplomatie de part et d'autres pour tenter d'oublier cet épisode malheureux. Alors croyez moi, les boutiques, c'est en solo et puis c'est tout.

Le grand cri du lundi

elle2En ce lundi je crois que je vais – encore – pousser un grand cri.

 

Pourtant, je vous assure, je m'étais promis de ne plus le faire, de ne plus m'emporter comme une possédée dès que je me plonge dans mon hebdo de moins en moins préféré. Ohhhh, j'en entends certaines qui se disent: "elle commence à nous courir sur le haricot, après tout, si "Elle" ne lui plait pas, elle n'a qu'à pas l'acheter. En plus à tous les coups, elle en crèverait d'avoir sa signature dedans".

 

Oui, oui… mais non. Je m'explique. Oui, c'est vrai, après tout, je ne suis pas obligée de donner 2 euros et des poussières tous les lundi à un fabriquant d'armes – ben oui, Lagardère au départ il vend des fusils, si si si – qui me fiche en rogne semaine après semaine. Le problème, c'est que tout n'est pas à jeter, dans le "Elle" bien au contraire et que les féminins, j'adore ça. Pourquoi ? Parce que la mode, parce que les potins, parce que parfois des prises de position courageuses et/ou féministes, parce que les recettes de cuisine que je ne fais jamais mais miam. Oh et puis surtout parce qu'il ne faut pas se voiler la face, je suis bourrée de contradictions, celles-là même qui nous rendent aimables, nous les femmes. Non ?

 

Par ailleurs, celles qui s'imaginent que le rêve m'a parfois effleuré de recevoir un mail de Valérie Toranian qui me supplierait d'accepter un pont d'or pour l'honorer d'une chronique hebdomadaire, ont… totalement raison. Mais étant donné que ce fameux mail tarde à venir et que je ne peux pas décemment répondre à cette chère Valérie Toranian AVANT d'avoir reçu sa proposition, et bien pour l'instant je profite de la liberté d'expression qui est la mienne pour leur dire très franchement et très courageusement – planquée derrière mon écran – ma façon de penser.

 

Parce qu'après – une fois que j'aurai accepté le contrat juteux de ma copine Valérie – faudra bien comprendre que ce ne sera plus possible, hein ?

 

Bon, bref, après cette légère digression voire après ce gros délire de fille qui se défonce au chlore, voilà pourquoi je pousse, en ce lundi, un grand cri:

 

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

 

Dans le Elle en vente la semaine dernière, donc, celui avec Emmanuelle Béart en une qui nous présentait son "nouveau visage" – on ne rit pas ce n'est pas charitable, puisqu'elle vous dit qu'elle n'a touché à RIEN, c'est dingue ça ! – on nous gratifie de 30 conseils pour mincir SANS Y PENSER. Je vous rappelle au passage que la semaine précédente on pleurait sur les côtes de Nicole, Richie ou Kidman, peu importe. Mais cette semaine, faut vous mettre à la page, la minceur, c'est cool.

 

Donc, 30 conseils. Et là, attention, ils ont atteint des sommets chez Elle. Je crois d'ailleurs que je pourrais vous épargner mes remarques perfides. Comme souvent s'agissant des bonnes choses, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Ce n'est pas Maxwell qui me contredira.

 

Mais comme je n'ai jamais su me taire quand il le fallait, je vais tout de même vous gratifier de quelques exemples pris au hasard, même pas besoin de se creuser la tête pour sélectionner, à tous les coups on gagne.

 

– Tenez, prenez le Conseil n°10: Mangez vos pâtes dans des assiettes à dessert, ça vous en fera moins. "Chéri, tu me donnes 7 coquillettes, s'il te plait ?" ET POURQUOI PAS DANS UNE TASSE A CAFE ???

 

– Conseil n°25: Pimentez à fond vos plats histoire en gros que ce soit impossible à bouffer. Moi, là, j'ai plus efficace, tant qu'à faire: un gros caca dans le gratin dauphinois et là croyez moi vous n'y toucherez pas.

 

– Ah, y'a celui-ci aussi, le n°7, savoureux, intitulé "Inventez une glace": glissez au congélateur un yahourt light et dégustez le une fois givré. Celle qui a écrit ça n'a JAMAIS congelé un yahourt. Croyez-moi, parce que je l'ai fait, moi. A moins d'aimer un truc à mi-chemin entre le lait caillé et le vomi gelé, et bien no way.

 

– Le n°9 est soit un canular, soit un truc inventé pour nous humilier: "achetez un stepper et pédalez en vous brossant les dents". Je dis quelque chose ou je vous laisse juste visualiser ?

 

Bon, y'en a trente, hein, donc je vais vous épargner. Mais quand même, je vous ai gardé les deux meilleures pour la fin. La n°22, d'abord, qui consiste à EXIGER qu'on vous serve systématiquement au restaurant une demi-portion. Là, franchement, je dis stop et je ne rigole plus du tout. Non parce que déjà que les restaurateurs ne sont pas à proprement parler les êtres les plus généreux qui soient – je sais, c'est facile de généraliser, mais franchement, quand on vit à Paris, il devient de plus en plus difficile de vous défendre, messieurs et mesdames les restaurateurs. Mais si en plus on leur donne le bâton pour nous battre, il y a quand même des chances que bientôt on file 30 euros pour se gaver de trois tomates cerises accompagnées d'un dé de steack haché. Tout ça servi dans un ramequin. Merci ELLE…

 

Et la dernière, spécialement pensée pour les mères de famille débordées: "Ne vous levez pas le dimanche. Préparez-vous un bon bouillon de carottes, poireaux et cie et alternez avec du jus de pamplemousse, le lendemain vous aurez perdu un kilo". Et probablement gagné une gastro.

 

Sérieusement, vous croyez que dans la VRAIE vie, il y a VRAIMENT des VRAIES filles qui restent au pieu une journée entière en se sifflant du bouillon de poireau ?

 

"Désolée les enfants, aujourd'hui maman ne se lève que pour faire pipi, c'est son dimanche "soupe au lit""…

 

Dernière minute (merci Fyfe): Je me dois de vous informer que la toujours très juste et hilarante – en plus d'être une cuisinière hors-pair et photographe à ses heures, grrr… – Anaïk avait déjà, le 27 septembre poussé son grand cri dans un post vraiment excellent. http://anaikcuisine.canalblog.com/archives/2006/09/27/2734674.html. J'ai l'air fin moi, avec mes douze trains de retard !!!

Plus que 36

poolpontoiseDonc lundi soir je suis allée à la piscine. Mon corps s’en souvient et le premier qui me dit que « la brasse ça ne sert à rien » je lui en colle une. Comme promis, j’ai pris des notes pendant cette heure de gloire. On y va ? Allez, que ceux qui m’aiment plongent avec moi.

8h00 je m’apprête à partir de chez moi pour aller bosser.

8h05: Merde, c’est vrai, je vais à la piscine ce soir.

8h10: Après avoir renversé mon tiroir à culottes, le sac de linge sale et le tiroir à slip de l’homme je finis par retrouver dans la penderie de l’entrée (???) mon vieux maillot de piscine.

8h15: Après avoir vidé la penderie, les tiroirs à culottes des enfants et mon tiroir à soutiens-gorges je finis par retrouver au fond du sac de linge sale (???) mon bonnet de bain en silicone.

10h00: Tout le monde à mon travail sait que je vais à la piscine ce soir. En lire plus »

C’est quoi ça sur ta tête ?

bonnet_de_bainUne fois tous les dix ans, je vais à la piscine. Je vous arrête tout de suite au cas où vous voudriez m'en féliciter, l'initiative ne vient jamais de moi.

 

C'est toujours le même scénario. Une copine, de préférence sublime – sinon ce ne serait pas drôle – semble décidée à me prendre en main et me propose, d'un ton ferme et sans appel, d'aller nager avec elle. Qu'est-ce qui motive ces amies touchées par la foi ? J'avoue qu'encore aujourd'hui je l'ignore. Tout ce que je sais c'est qu'en général la proposition n'est jamais réitérée. Il suffit d'une fois pour comprendre que la piscine et moi, ce n'est pas ça.

 

Donc, une fois que j'ai dit oui – au risque de me répéter, une fois tous les dix ans – et que j'ai fait part avec une vraie sincérité de mon enthousiasme à l'idée d'une telle expédition – enthousiasme dû au fait que les années passant j'OUBLIE, un peu comme on décide de refaire un enfant parce que le corps, cet imbécile, n'a pas de mémoire – une fois disais-je que j'ai dit oui, je commence à ressentir les premiers assauts de l'angoisse.

 

Je veux parler de l'angoisse de la piscine.

 

L'angoisse de la piscine, c'est, comment dire ? C'est l'angoisse du premier jour de plage en pire. A cause d'un truc qui parait peut-être vraiment anodin, un détail pour vous mais qui pour moi veut dire beaucoup: le bonnet de bain.

 

Celui qui a inventé le bonnet de bain est encore plus vicieux que celui qui a créé les Dim-Up. Comme chacun a pu le comprendre, la seule partie de mon anatomie avec laquelle je ne sois pas fachée, c'est ma chevelure. Elle n'a jamais failli, ne m'a jamais lachée, n'a jamais pris de cellulite, ne s'est pas ramollie au fil des ans et ne s'affaisse pas comme deux lacheurs de premier ordre que je ne nommerai pas mais qui se reconnaitront sûrement. Quand je suis boudinée dans mon maillot, mes cheveux me soutiennent, ils cachent mon visage gêné, ils flottent et j'en suis sûre détournent l'attention des regards cruels qui m'assaillent.

 

Mais le bonnet de bain gâche tout.

 

Déjà, personnellement, après avoir enfilé cet énorme préservatif même pas lubrifié, il me faut quelques minutes pour calmer ma crise de larmes. Et bien oui, c'est comme ça, moi quand on s'y prend à quinze pour me tirer les cheveux et tout spécialement les tous petits, les bébés qui poussent au creux de la nuque ou derrière les oreilles, je pleure. Parfois, même, je crie.

 

Une fois calmée, il faut affronter l'immense glace posée là uniquement pour remuer le couteau. Là tu te trouves face à une race de chien dont le nom m'échappe mais assurément de la famille des bouledogues, reconnaissable aux plis qui s'accumulent au-dessus des yeux. Un effet bizarre, qui te donne l'air à la fois très en colère et en même temps morte de rire, sans qu'un son ne sorte évidemment de ta gorge. En gros tu fais peur. Même à toi tu fais peur. Ne parlons pas des enfants qui pressent le pas quand ils te croisent. Bref tu te retrouves défigurée par un rictus horrible sans qu'il soit possible de changer ton expression. Même si tu le pouvais d'ailleurs tu ne le ferais pas parce que dès que tu essaies de soulever tes paupières, ça t'arrache les cheveux qui te restent.

 

Le bonnet est également à l'origine d'un effet d'optique curieux mais incontestable: il réduit le volume de ta tête. Est-ce nécessaire de préciser que du coup le reste parait plus gros?

 

Enfin, une fois que l'objet de torture a été retiré et avec lui les trois quarts de ce qui te restait de ta tignasse, il te laisse en souvenir une très esthétique marque rouge juste au dessus des yeux qui reste incrustée sur ton visage le reste de la journée. Un peu comme si ton front hurlait à qui veut l'entendre: "je suis allée à la pisciiiiiiiiine, moaaaaaaaaa".

 

Demain je vous raconterai ma séance de piscine…

Mon vibro c’est un Sonia (Suite et fin)

vibroAllez, suite et fin de ce fameux jour où j'ai acheté mon "sonia"…

Je dois vous avouer, sur la photo ce n'est pas le mien. Mais il lui ressemble drôlement…

14h26: Naomi m'accueille tout sourire. Je n'arrive pas trop à savoir si elle est très classe ou si elle ressemble à une call-girl. Elle me confirme que je suis au bon endroit et me demande si je veux aller à l'étage "admirer les différents accessoires".

14h27: Naomi m'indique le chemin. Je la suis et j'emprunte un petit escalier.

14h28: J'arrive dans un boudoir rempli de trésors roses. Les dessous sont affriolants, il y a des liseuses en dentelle, des nuisettes qui semblent crier "arrache-moi". Naomi me propose de tout regarder avant de me décider. Je sais que ce n'était pas le but mais je crois que je vais craquer pour cet adorable et minuscule débardeur en cachemire qui au mieux me servira de brassière.

14h29: 350 euros.

14h30: Naomi, je suis pas là pour rigoler, montre moi tes engins qu'on en finisse.

14h31: Naomi commence la présentation. Elle serait en train de me faire l'article pour des montres, ce serait pareil. Sauf que là ça donne: "Voici un de nos plus grands succès, le "rabbit". C'est un petit vibromasseuuuuuur très pratique que l'on peut glisser dans une poche. Il a un socle en plastique surmonté d'un déééééélicieux petit lapin en silicone dont la forme et la texture optimisent le plaisir et provoquent très rapidement l'orgaaasme clitoridien ". ou encore: "làààà, ce sont les boules de geishaaa. Elles sont reliées à ce petit fil qui vous permet de les retirer lorsque bon vous semble. Les vibrations émises lorsque vous marchez provoquent un plaisir indéfinissaaaable."

14h32: Je suis écarlate.

14h33: C'est officiel je suis super coincée.

14h34: Naomi vient de mettre en marche un autre de leurs "hits", le vibro rouge à lèvres. On dirait un Guerlain. Elle le pose au creux de ma main.

14h34: "Hiiiiiiiiiiiiiiii"…

14h35: Naomi m'explique que le rouge à lèvres est parfait pour partir en avion et qu'aux rayons X il passe pour un véritable rouge à lèvres. "Il est à usage externe mais peut également être utilisé à l'entrée du vagin pour stimuler le point G".

14h36: Le mot vagin me fait sursauter. Quand parfois chez ma gynécologue je dois parler de cet endroit, le maximum que je parvienne à dire c'est "à l'intérieur".

14h37: Parfois je dis "ma zézette".

14h38: Ouf, voilà les canards, je commence à avoir super chaud. Il y a trois couleurs, rose, violet et noir. Maintenant que je les regarde, il ne me disent plus rien, ils ressemblent trop à ceux de mes enfants. Et puis, me précise Naomi, ils "ne sont qu'à usage externe", eux.

14h39: Je fais genre que bien sûr, c'est évident que c'est à usage externe. Faudrait être vraiment gourde pour avoir envisagé autre chose, quand même.

14h40: Il faut que je m'en aille très vite Naomi est en train de me libérer à vitesse grand V, dans deux minutes je vais prononcer le mot clitoris.

14h41: "Et celui-ci, le petit violet, là, je me demandais, il est un peu recourbé pour mieux stimuler mon clitoris ou pour atteindre mon point G ?"

14h41: Brigitte Lahaye, sors de mon corps.

14h42: J'opte pour le joli violet qui ressemble à un sucre d'orge et je prends un canard rose pour ma collègue.

14h43: Les canards ça rapporte, je confirme. J'suis pas loin du body  à 110 euros.

14h44: Je rentre au travail.

14h45: J'ai deux vibromasseurs dans mon sac.

14h46: Si je me fais renverser par une voiture, c'est la première chose que vont trouver les pompiers.

14h47: J'ai super envie de me faire renverser par une voiture.

14h50: Je rase les murs au travail et je fais semblant de travailler. Mes collègues m'interrogent du regard, je leur fais signe que ça a été super facile d'être une femme libérée.

15h56: Je ne pense qu'à ça.

17h45: Je pars du travail en prétextant une migraine.

18h15: Allez hop hop hop les enfants, on se dépêche de manger, non, papa n'est pas là, il rentre tard, oui, pauvre papa, c'est pas drôle pour lui, hein ? Oui, maman va être un peu seule, mais ne vous inquiétez pas, maman a des choses à faire. Allez les chéris, les dents, pipi et au lit. Hein, quoi ? Si , bien sûr qu'il est l'heure. Il est exactement 8 heures, si si.

19h00: Les enfants sont couchés.

19h01: En QUOI je vous le demande, le fait de coucher EXCEPTIONNELLEMENT ses enfants à 19h fait de moi une mauvaise mère ? Ils étaient épuisés. Après une bonne nuit de 14h ils seront en pleine forme.

19h05: Je sors mon Sonia de son étui noir siglé SR en strass. Rien que pour l'étui j'ai eu raison.

19h06: Je mets en marche le bijou…

19h07: Hiiii !!???

19h08: Rohhhhh….

19h09: hahaha haaaaaaaa!

19h10: Je viens d'avoir ma première éjaculation précoce.

Mon vibro c’est un Sonia

Alors, alors, alors… Ce fameux jour où je suis allée acheter mon "Sonia" – je vais l'appeler comme ça, c'est tout de même plus joli que 'vibro' – voilà comment ça c'est passé…

13h30: C'est l'heure de ma pause déjeuner. Aujourd'hui c'est l'anniversaire d'une collègue et j'ai eu l'idée saugrenue de lui offrir "pour rigoler" – tu parles ! – un canard rose qui vibre, griffé Sonia parce que c'est plus classe que d'aller au sex shop.

13h31: Mes collègues qui devaient m'accompagner se désistent au dernier moment. ça leur fait trop bizarre d'acheter un truc pareil.

13h32: Autant l'avouer de suite, l'idée du cadeau sexy vient de moi.

13h33: Je ne savais pas que j'étais sur le divan, mais bon, ok, c'est un prétexte pour m'en acheter un.

13h45: Boulevard Saint-Germain, Paris 6ème, la devanture de chez Sonia Rykiel est toute noire, je suis drôlement impressionnée.

13h50: Après être passée l'air de rien cinq fois devant la lourde porte, je finis par entrer. Le groom me regarde avec un mépris affiché.

13h52: Je m'enfonce dans une moquette de dix centimètres. Il y a au moins dix vendeuses – dont une qui ressemble à Gwyneth Paltrow – et deux clientes qui parlent en américain.

13h53: Je regarde discrètement les présentoirs, je ne vois aucun canard. Je crois avoir lu que le rayon des joujous sexuels est à l'étage.

13h54: Après vérification, il n'y pas un seul escalier qui monte, juste un seul qui descend.

13h55: Ce serait plus simple de demander mais là tout de suite je ne me sens plus vraiment super libérée. J'emprunte en douce l'escalier en colimaçon.

13h56: "Mademoiseeeeeeeelle ???". Merde, Gwyneth m'a repérée. "Puis-je vous aider ? cette partie du magasin n'est pas ouvert à la clientèle, je vous prie de remonter".

13h57: "Ah, heu… oui, je… C'est parce que je cherchais le coin… Je veux dire… En fait je voudrais acheter un de vos… un de vos canards…"

13h58: Je suis dans un des magasins les plus chics de la capitale, en face de Gwyneth Paltrow et je viens de dire que je souhaite acheter "un canard". Je suis mortifiée.

13h59: C'est plus fort que moi, avec cette moquette à 10 000 euros le m², les lambris, les robes strassées et les vendeuses de deux mètres, le mot "vibromasseur" ne peut pas franchir mes lèvres.

14h00: Consternée, Gwyneth me lache un demi-sourire que je ne qualifierais pas de chaleureux. "Vous voulez peut-être parler de nos sex-toooooys ? Je suis navrée mais vous faites erreur, notre rayon spécialisé se trouve deux rues plus loin, rue de Greneeeeelle exactement, mademoiseeeeeelle"

14h01: J'ai demandé "un canard". Plus tard on se souviendra de moi comme de la fille qui est allée voir Madonna en Birkenstock et qui demande à acheter "un canard" chez Sonia Rykiel.

14h02: Je demande pardon à mes enfants, c'est le genre d'humiliation qui marque plusieurs générations.

14h03: Je pars sans demander mon reste.

14h10: Rue de Grenelle. Devanture Rykiel, on doit y être. J'entre, il n'y a que des chaussures, pas d'escalier.

Putain, ils les cachent bien leurs "sex tooooooys". Cette fois-ci Gwyneth est brune mais c'est la même. Dans un murmure gêné, histoire que la respectable grand-mère en train d'essayer de magnifiques Richelieux à 300 euros ne m'entende pas, je demande où se trouvent les sex toys.

14h11: Gwyneth n°2 me sourit gentiment. On s'est reconnues, on parle le même langage, je ne suis pas une de ces quiches qui demandent "un canard".

14h12: Ici je suis chez Rykiel Chaussures, m'explique ma nouvelle amie. Pour les sex toys c'est plus haut dans la rue.

14h13: Je réalise que Sonia Rykiel possède toute la rue de Grenelle. Les canards, ça rapporte.

14h16: Cette fois-ci c'est le bon. J'entre sans regarder ou à peine. J'en ai marre, je suis en train d'exploser mon record de pause déjeuner, j'en ai plein les pattes. Je décide d'être vraiment libérée et je prends une voix de stentor pour lancer un résonnant: "Bonjour, vous pouvez me montrer vos VIBROMASSEURS s'il vous plait ?".

14h17: Je suis chez Rykiel Baby.

14h19: En sortant j'ai juste le temps d'apercevoir, entre deux mères complètement outrées et une Gwyneth ulcérée – ça devient inquiétant quand même toutes ces Gwyneth – un body à 110 euros.

14h20: Je me demande combien de sex toys on peut s'acheter avec 110 euros.

14h21: J'ai eu ma dose de ridicule pour les dix ans à venir. Tant pis je continuerai à pouffer devant la page 456 de La Redoute. Je ne saurai JAMAIS si ça peut vraiment lisser les joues.

14h22: La vitrine ne laisse aucun doute, ces porte-jarretelle pourpres, ces nuisettes en dentelles, ces loups roses et diamantés, ces cache-coeur en cachemire soyeux, ça ne peut être qu'ici. Le nom du magasin me le confirme: "Rykiel Karma Body and Soul". Si là je trouve autre chose que des trucs à faire rougir un légionnaire, je veux bien être pendue.

14h23: J'ai conscience de me mettre dans une situation difficile avec mon employeur qui m'attend probablement depuis déjà vingt minutes mais je ne résiste pas. Il me faut mon canard.

14h24: Hourra, pas de Gwyneth.

14h25: C'est sa copine Naomi qui la remplace.

A suivre…

Bottes pour mollets ronds: THE liste

osloAprès mon billet sur les bottes introuvables pour toute femme n'ayant pas un mollet de sauterelle, vous avez été nombreuses à y aller de votre petit tuyau. Comme je ne suis pas sûre que vous retourniez systématiquement lire les commentaires, je crains que certaines infos CAPITALES voire VITALES ne vous aient échappé. Je me propose donc de faire un petit récapitulatif des bons plans des unes et des autres. Si vous en voyez d'autres, n'hésitez pas je me ferai un plaisir de les rajouter dans la liste.

 

Voici donc THE liste:

 

  • Fyfe nous indique que la la marque 'Taillissime' (voir le site de La Redoute http://www.laredoute.fr/Home/Index.aspx rubrique espaces marques – taillissime), propose des bottes en plusieurs tailles, et même des bottes sans taille : avec des lacets (devant ou derrière !). Je suis allée voir et il y a des modèles plutôt sympas à des prix abordables. Je précise que Gabbel nous avait déjà parlé de Taillissime pour les collants, rendons à gabbel ce qui revient à César !!! 😉

 

  • Fyfe toujours – une mine, Fyfe ! – nous donne également l'adresse d'un site anglais qui nous promet des bottes à la mesure de nos mollets. Attention, les prix sont en livres et après conversion, il semblerait qu'il faille peut-être vendre un rein pour acquérir ces maginifiques anglaises. En même temps, c'est quoi un rein ? On en a deux après tout, non ? http://duoboots.com/. En photo le modèle Oslo qui personnellement me donne des palpitations.

 

  • Il n'a par ailleurs pas échappé à Esme – à qui il n'échappe en général pas grand chose – que la marque Heyraud a sorti des bottes avec ajustement du mollet a 199 euros…

 

  • Lodie quand à elle a la palme de la botte la moins chère, achetée 20 euros la paire chez Cora. Ce sont manifestement des bottes prévues pour faire passer le jean à l'intérieur, donc elles sont plus larges. Malheureusement, je crois qu'à Paris on n'a pas de Cora. Enfin moi je n'en ai pas vu. En même temps nous on a Jing, on ne peut pas tout avoir !

 

  • Miss Purple, elle, n'a pas froid au porte-monnaie et nous conseille Jean Gaborit, bottier de son état et qui je crois a pignon sur rue. « Bon évidemment c'est un peu cher mais je posséde une paire de cuissardes faites chez le monsieur et elles sont increvables, le cuir est d'une très grande qualité et les talons sont solides … un bonheur », nous assure la miss. Je ne sais pas vous mais moi ça me donne envie, au moins d'aller y jeter un oeil.http://jean-gaborit.com/fr/

 

  • Lovisall pour sa part a trouvé l'année dernière chez "géox" des bottes sympa, « plates avec lacets tout le long devant et fermeture éclair sur le côté, comme ça une fois que c'est réglé, on ne se prend plus la tête avec les kilomètres de lacets ». 

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  • Laura Ingals, elle, se souvient d'une boutique avenue de Wagram à Paris, nommée "Cote à Cote"

 

  • Enfin, Ester, qui a un chéri en or, s'est vue offrir des bottes faites sur mesure par un autre bottier, installé à la « Boutique Sentimentale » – moi rien que le nom me donne envie de me précipiter, quitte à vendre mon autre rein -, 14 rue du Roi de Sicile dans le 4è (métro : Saint Paul), 01 42 78 84 04.

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  • Esme indique que chez Pataugas on peut ajuster ses bottes.

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  • Cassymary vient de laisser une autre info qui m'a l'air très fiable aussi. Elle travaille pour une enseigne qui chausse les pieds forts, sensibles ou qui veulent du confortable élégant. Elle a des bottes pour mollets forts, et même très forts. Il y a 11 enseignes Jorcel en france ( dont une à toulouse ;o) ) et les prix vont de 120 à 180 euros pour les bottes; A bon entendeur……

 

Et voilà pour l'instant…