La rentrée approche pour nous à grands pas. Encore deux petites journées chez nos amis à Montalivet, haut lieu de villégiature de notre jeunesse et ce sera la transhumance inverse, back to Paris, enfin, Brooklyn, je veux dire. Mais en attendant, je déguste les dernières heures d’insouciance. D’autant que ce n’est pas sans émotion que nous avons remis les pieds après douze ans d’absence dans cette petite station balnéaire connue principalement pour sa proximité avec un des plus grands campings naturistes (j’ai raconté mon expérience ici et ici) et son marché de compétition internationale (aaaah, les sangrias au rosé de Nico et ses paninis tomate mozarella, les beignets de calamars, les frites maisons et les lassi framboise banane…). Il y a ici comme un goût de Californie et d’enfance perdue, il y manquera pour toujours son rire à elle, si emblématique de la liberté de « Monta ». Je la revois encore, dans sa nudité sans entrave, ses cheveux en guise de paréo. Je nous revois, flanqués de nos twins de trois mois, refaisant le monde dans des maisons de fortune dont chaque centimètre carré était squatté par un matelas, parce que plus on était de fous, plus on était heureux. En lire plus »









