Mois : octobre 2012

Seul le silence

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Ce sont les vacances et qui dit vacances dit aussi enfants à Lyon pour la semaine. C'est étrange ce silence dans l'appartement, un silence qui n'est étrangement pas le même que celui que je connais le reste du temps. Pourtant, entre 9h et 17h, vacances ou non, je vis un peu comme un moine, pour mon plus grand plaisir je l'avoue, appréciant de sortir pour une interview, un déjeuner ou un rendez-vous, mais me délectant aussi des jours où rien d'autre n'est prévu que de travailler sur mon canapé. Mais ce n'est alors pas ce silence là. Comme si l'arrivée programmée des enfants en fin d'après-midi faisait en soi un peu de bruit, par anticipation. Alors que depuis lundi, une fois le churros parti, je sais que ce calme va régner sans partage jusqu'au soir. C'est à la fois extrêmement reposant et en même temps un peu triste, j'imagine que ça ne passera jamais, cette ambivalence, ce souhait, parfois, de se retrouver seul(s)e intimement lié à ce manque d'eux.

Sinon, en vrac, je voulais vous dire que sur "La taille mannequin c'est démodé", il y a mon billet mensuel. Que vous pouvez aussi lire ce papier que j'ai écrit sur l'infidélité dans Psychologies magazine. Je ne signale pas toujours mes articles mais sachez qu'ils sont systématiquement en ligne un mois après environ après parution (ou peut-être un peu avant). Je prends toujours du plaisir à écrire pour ce journal mais ce papier, tout particulièrement, m'a énormément apporté, les psys que j'ai interrogés étaient passionnant et déculpabilisants. C'est dans ces moments là, quand j'ai la chance d'avoir des interlocuteurs qui m'éclairent, font bouger les lignes de ma propre pensée, de mon système de valeurs, que je réalise à quel point j'aime mon métier.

Pour un autre magazine, je vais par ailleurs écrire sur l'homoparentalité. Si parmi vous il y a des couples élevant un ou des enfants dans ce contexte homoparental et qui seraient d'accord pour témoigner de la façon dont cela se passe au sein de la famille plus élargie, des difficultés ou non rencontrées, je suis preneuse. Beaucoup de choses ont été écrites sur le sujet et je ne vais pas réinventer la lune mais j'aimerais justement traiter cet aspect, les relations avec les grands-parents, les cousins, oncles et tantes éventuels, etc.

Voilà, à part ça hier j'ai mangé dans un restaurant japonais un peu chic mais aux saveurs particulières. Ça s'appelle "Yen", c'est juste à côté du Flore, c'est assez cher mais les desserts valent à eux seuls le détour. J'avais toutefois préféré Lengué, dont je vous avais déjà parlé.

(Yen, 22 Rue Saint-Benoît, 75006 Paris)

Cette fois-ci je crois que c'est à peu près tout, billet un peu fourre tout, écrit à une heure assez avancée de la nuit, ceci expliquant probablement cela…

Bonne journée et bonnes vacances à ceux qui en prennent.

Seul le silence

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Ce sont les vacances et qui dit vacances dit aussi enfants à Lyon pour la semaine. C’est étrange ce silence dans l’appartement, un silence qui n’est étrangement pas le même que celui que je connais le reste du temps. Pourtant, entre 9h et 17h, vacances ou non, je vis un peu comme un moine, pour mon plus grand plaisir je l’avoue, appréciant de sortir pour une interview, un déjeuner ou un rendez-vous, mais me délectant aussi des jours où rien d’autre n’est prévu que de travailler sur mon canapé. Mais ce n’est alors pas ce silence là. Comme si l’arrivée programmée des enfants en fin d’après-midi faisait en soi un peu de bruit, par anticipation. Alors que depuis lundi, une fois le churros parti, je sais que ce calme va régner sans partage jusqu’au soir. C’est à la fois extrêmement reposant et en même temps un peu triste, j’imagine que ça ne passera jamais, cette ambivalence, ce souhait, parfois, de se retrouver seul(s)e intimement lié à ce manque d’eux.

Sinon, en vrac, je voulais vous dire que sur « La taille mannequin c’est démodé », il y a mon billet mensuel. Que vous pouvez aussi lire ce papier que j’ai écrit sur l’infidélité dans Psychologies magazine. Je ne signale pas toujours mes articles mais sachez qu’ils sont systématiquement en ligne un mois après environ après parution (ou peut-être un peu avant). Je prends toujours du plaisir à écrire pour ce journal mais ce papier, tout particulièrement, m’a énormément apporté, les psys que j’ai interrogés étaient passionnant et déculpabilisants. C’est dans ces moments là, quand j’ai la chance d’avoir des interlocuteurs qui m’éclairent, font bouger les lignes de ma propre pensée, de mon système de valeurs, que je réalise à quel point j’aime mon métier.

Pour un autre magazine, je vais par ailleurs écrire sur l’homoparentalité. Si parmi vous il y a des couples élevant un ou des enfants dans ce contexte homoparental et qui seraient d’accord pour témoigner de la façon dont cela se passe au sein de la famille plus élargie, des difficultés ou non rencontrées, je suis preneuse. Beaucoup de choses ont été écrites sur le sujet et je ne vais pas réinventer la lune mais j’aimerais justement traiter cet aspect, les relations avec les grands-parents, les cousins, oncles et tantes éventuels, etc.

Voilà, à part ça hier j’ai mangé dans un restaurant japonais un peu chic mais aux saveurs particulières. Ça s’appelle « Yen », c’est juste à côté du Flore, c’est assez cher mais les desserts valent à eux seuls le détour. J’avais toutefois préféré Lengué, dont je vous avais déjà parlé.

(Yen, 22 Rue Saint-Benoît, 75006 Paris)

Cette fois-ci je crois que c’est à peu près tout, billet un peu fourre tout, écrit à une heure assez avancée de la nuit, ceci expliquant probablement cela…

Bonne journée et bonnes vacances à ceux qui en prennent.

Humer la ville

Paingout_islande_20121020-131634_1680(photo prise par Paingout)

Je m’aperçois en triant mes photos qu’il m’en reste pas mal de Reykjavick. J’aime bien quand je suis à l’étranger aller dans les supermarchés, les quinquailleries, les bars, aussi, surtout. Les endroits du quotidien m’en disent plus, j’ai l’impression, que bien des guides. J’aime savoir qu’on ne mange pas de biscottes dans un tel lieu, plutôt du chocolat noir ou pas beaucoup de légumes. J’aime voir que la vaisselle en Islande a manifestement beaucoup d’importance, que les belles choses comptent. Je n’ai jamais vécu à l’étranger et c’est un de mes plus grands regrets. Je mets des sous de côté depuis la naissance de mes enfants pour qu’ils puissent se le permettre (ça n’était pas un problème d’argent cela dit pour moi, même si ça aurait été compliqué, j’ai surtout été une bonne vieille faignasse infichue de se bouger à l’époque). N’empêche que si mes enfants relèvent le défi, je crois qu’il me sera difficile de ne pas vivre ça par procuration.

Voilà, un billet de faignasse quand même – certaines choses ne changent pas – avec quelques photos, en bruit de fond dans mes oreilles Benjamin Biolay sur Inter, rien à faire, je suis sous le charme. J’ai même précommandé son album sur Itunes, première fois de ma vie. (je ne vole que les séries américaines). (et puis rien que pour cette phrase: « on ne peut pas être déçu en cinq mois de la personne pour qui on a voté, je ne vais pas crier avec tout le monde et être émotif », merci, quoi.) Et puis il soutient l’OL. Moi aussi je me souviens de ma première fois à Gerland, Benji…

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Beau blond

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J'ai remarqué que si je m'expose sur le blog plusieurs jours d'affilée comme c'était le cas la semaine dernière, je suis en général interpelée dans la foulée par des lectrices dans la rue. Ça semble logique, mais c'est amusant. Vendredi, c'était un peu déstabilisant, sur le mode "big brother is watching you". Alors que j'attendais mon métro, mon téléphone émet ce petit bruit caractéristique m'avertissant d'un tweet. Lequel disait en substance: "En effet on vous reconnait dans les couloirs du métro, beau blond". Premier réflexe, regarder autour de moi qui pouvait bien m'observer. Second réflexe, passer négligemment la main dans mes cheveux qui en l'occurrence étaient en mode "bad hair day" ce jour là. Troisième réflexe, me sentir très Catherine Deneuve.

Le lendemain, c'est en m'asseyant dans l'un des fauteuils rouges du MK2 Bibliothèque, excitée comme une pucelle à l'idée de me goinfrer du torse de Daniel Craig pendant deux heures, qu'une charmante jeune fille m'a demandé si j'étais bien celle que je suis (le suis-je ?). Comme toujours, je me suis fait l'impression d'être un peu gauche et embarrassée, toujours ce sentiment de ne pas avoir été assez, ou trop. Après, je crains que le mythe se soit effondré – si tant est qu'il y avait mythe -, mon pote Frédé assis derrière le churros et moi ayant multiplié les allusions graveleuses sur la suite de la soirée et la nécessité d'aller acheter du lubrifiant (parce que je suis une grande fille toute simple, j'ai gardé mes amis d'avant, bien que parfois ça puisse poser problème)(un coup à perdre des contrats).

Bref, je ne vais pas faire la coquette, je crois que ça me flatte et surtout ça rend probablement plus "réelle" l'audience de ces pages, de croiser dans la vraie vie ceux et celles qui me lisent derrière leur écran.

Après, que tout le monde se rassure, je porte aussi ma croix. Je veux dire, cette même semaine, un gars que j'interviewais m'a demandé dans quelle université étaient mes enfants. Et non, ce n'était pas un entretien téléphonique. "Beau blond", qu'elle disait, la tweeteuse. Tu parles.

Depuis en tous cas je me tartine de serum anti-tout, matin et soir. D'autant que Violette et Cécile ont failli récemment bouffer leurs mitaines quand je leur ai avoué ne jamais mettre une quelconque crème avant de dormir. "Mmais, ccccomment tu fais ?" qu'elles se sont étranglées. "Faudra pas t'étonner après", qu'a ajouté l'une des deux (je préfère ne pas me souvenir laquelle). Je n'ai pas eu la force de lui demander de quoi je ne devrais pas m'étonner. (depuis j'ai compris) (depuis que mes enfants sont à la fac, je veux dire).

Voilà, sinon j'ai beaucoup aimé Skyfall même si de vous à moi ça manque un peu de fesses, surtout celles de Daniel (BOMBASSE ABSOLUE) et que toutes ces allusions au temps qui passe et compagnie ça m'a flanqué le bourdon. Mais c'est plutôt un bon cru. Et puis Daniel et moi avons un point commun. Beau blond, quoi.

Le B-MAX et moi

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Si un jour on m'avait dit qu'on me solliciterait pour tester
une voiture
,

j'aurais éclaté de rire. D'ailleurs, quand on m'a sollicitée il y a quelques semaines pour tester une voiture… j'ai éclaté de rire. Ensuite, j'ai du partir fissa à la recherche d'un défibrilateur pour le churros. On a été à deux doigts de l'AVC. C'est à dire que non seulement j'allais donc CONDUIRE mais en plus il ne pourrait pas être à côté, CRAMPONNÉ AU FREIN À MAIN.

Rien que pour lui montrer de quel bois je peux me chauffer, j'ai accepté. Ça et aussi ma curiosité naturelle qui fait tout mon charme. Ok, ça et aussi le fait que Violette soit de la partie.

Il faut avouer que le volant et moi ça fait souvent trois. Moi, le volant, et le malus. Je n'y peux rien, je n'ai pas le compas dans l'oeil et j'ai un sévère souci de coordination. A savoir que regarder ma direction ET passer l'embrayage sont deux actions que mon cerveau peine à mener en même temps. 

Mais ça c'était avant.

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Avant, donc, que me soit donnée la possibilité d'essayer cette charmante voiture qu'est le Ford B-MAX. Que les choses soient claires, je ne vais pas vous rédiger une notice technique de la demoiselle, on nous a bien expliqué tout un tas de choses quant à son moteur très innovant, sa consommation très raisonnable et son système qui permet en gros de redresser le volant quasiment à votre place, moi j'ai surtout retenu que :

- Les portes s'ouvrent entièrement d'un bout à l'autre de la voiture, ce qui fait que par exemple pour installer un siège auto, vous pouvez vous asseoir sur le siège avant qui se rabat d'un clic et disposer d'un boulevard pour attacher ledit siège. Quand on sait que le churros et moi n'avons jamais été aussi proches du divorce que dans ces délicieux moments où nous avons justement du arnacher les kids, pliés en quatre et coincés entre la banquette arrière et le fauteuil du conducteur, c'est un élément qui mérite d'être mentionné.

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- Un système informatique permet de relier votre téléphone par bluetooth et de lui COMMANDER oralement vos chansons préférées. Ça ne sert peut-être à rien mais moi ça me fait kiffer.

- Il n'y a pas de bouchon à dévisser pour mettre de l'essence. Ce qui implique en ce qui me concerne qu'il n'y a pas de bouchon qu'on OUBLIE sur le capot après avoir mis de l'essence.

- Il n'est pas possible de se tromper entre le gazoil et le super parce que l'orifice du réservoir est calibré de façon à ne pas pouvoir s'emboiter avec le tuyau si ce n'est pas le bon carburant qu'on a choisi (non ce n'est en aucun cas une parabole sur le couple durable). C'est probablement un détail pour vous, ça n'en aurait pas été un pour la voiture diesel flambant neuve de mon père que j'ai, il y a quelques années, consciencieusement gavée de sans plomb. 

- A l'avant, sous le rétroviseur central, il y a une sorte de glace panoramique qui permet en un coup d'oeil de chopper n'importe quel gamin AVANT MÊME qu'il fasse sa connerie. Impossible de vous berner, mummy is watching you, kids. J'ajoute que par une sorte de miracle, quand on s'y regarde dedans on est hyper bonne. Genre vingt ans de moins. Ce qui fait en gros que j'avais l'air d'avoir 12 ans. (je sais, je ne les fais pas).

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- Hyper compacte, elle est drôlement vaste à l'intérieur et peut accueillir TROIS ENFANTS à l'arrière. Je dis ça je dis rien.

- Dans le coffre il y a une sorte de cachette secrète où on peut laisser son sac à main ou tout affaire précieuse qu'on ne voudrait pas prendre avec soi ni laisser sur le siège avant avec un post-it dessus: "allez-y, braquez moi et flinguez la journée de ma propriétaire".

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Je vous garde le meilleur pour la fin. Alors que nous roulions dans les limites de la vitesse autorisée dans les charmantes rues de Saint Germain en Laye – bourg croquignolet – , les trois filles et moi même avons décidé de nous garer pour notre shooting "blogueuses meets car". C'est là que nous avons découvert la botte secrète du B-MAX. A peine la marche arrière enclenchée, un petit écran s'allume sur le tableau de bord, permettant de visualiser ce qui se trouve à L'ARRIÈRE DE LA VOITURE. Je ne trouve pas les mots pour retranscrire la joyeuse hystérie féminine au sein de l'habitacle. Approximativement ça donnait ça: HIIIIIIIIIIIIIIII. Mais en comic sans MS, taille 48.

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Je veux dire, toutes ces bites que j'aurais pu éviter de me prendre…


Bref, si je ne peux pas affirmer être devenue en l'espace de quelques heures la Fernanda Alonso des routes franciliennes, j'avoue avoir pensé que depuis que j'avais cessé de conduire – circa 2004 – l'industrie automobile avait pas mal avancé. Et que le B-MAX était bien le genre de voiture à laquelle je pourrais finir par donner un prénom. Ce qui est pour moi la marque d'une sincère affection (RIP Titine, la 2CV de mon enfance).

Partenariat sponsorisé par
FORD

Y’a des matins comme ça…

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Pas beaucoup de temps, ce n'est pas que je ne passerais pas ma journée à bloguer plutôt que travailler mais je paie cette semaine ma légère tendance à hocher la tête de haut en bas en faisait "oui oui" quand on me propose le moindre boulot. Note pour plus tard: apprendre à tourner la tête de gauche vers la droite.

Mais deux trois pensées en vrac :

- J'ai entendu NKM à la radio ce matin et je crois que je la déteste encore plus que Nadine Morano. Je sens que je fais vachement avancer le débat avec ce jugement à l'emporte pièce mais il fallait que ça sorte, mon rideau de douche n'a pas assez de conversation dans ces cas là.

- Hier soir je suis allée dîner au "Très Honoré" en charmante compagnie et mon tartare poëlé (je kiffe le concept du tartare poelé) était absolument délicieux. Le cadre est magnifique, la musique un peu forte. Avec l'une des convives, on se faisait quand même la réflexion que Place du marché Saint Honoré et par extension dans ces beaux quartiers, les gens étaient comme par hasard "beaux" (au sens un peu convenu du terme, mais vous voyez, quoi, cette impression d'avoir été parachutée dans une série mode de Vogue). On ne prête qu'aux riches.

- Les assureurs font payer plus cher aux chômeurs parce que ces cons, dites-donc, ils conduisent plus. Ou comment pousser le cynisme toujours plus loin. On ne prête qu'aux riches, bis.

- Je me suis payée mon banquier hier, pour une sombre histoire de virement qu'il aurait du faire et dont il n'a pas jugé utile de me prévenir qu'il y avait un problème. Je vous jure, je crois que ça faisait partie des dix choses que je voulais faire avant de mourir: appeler la direction de l'agence devant d'autres clients médusés et, drapée dans ma dignité, annoncer la clôture de TOUS MES COMPTES (deux) "puisque c'est ça" !. Et aussi les achever avec LA phrase qui soulage après des années de harcèlement bancaire pour cause de légère inadéquation des entrées et sorties d'argent: "AH ÇA POUR M'APPELER TOUS LES JOURS QUAND J'ÉTAIS EN DIFFICULTÉ OU ME PROPOSER DES DÉCOUVERTS AUTORISÉS AVEC INTÉRÊTS MONUMENTAUX, Y'AVAIT DU MONDE." J'ai failli embrayer sur Jérôme Kerviel et puis je me suis dit que je me le gardais pour une autre fois. Ok, ça n'a servi à rien et connaissant ma procrastination légendaire, dans dix ans j'aurai toujours mon compte à la société pas géniale. Mais pas grave, ça m'a vraiment fait du bien.

- A Monoprix ils font une petite robe graou avec col claudine qui est du genre à vous supplier de l'acheter quand vous passez devant elle. Difficile de résister, je vous le dis. Surtout après avoir mis la tête au carré à son banquier.

- Je suis tombée amoureuse de mon bonnet islandais. C'est la première fois de ma vie qu'avec un couvre chef je n'ai pas une tête, disons le sans ambages, de bite. Du coup je me réjouirais presque de cette vague de froid annoncée, tant j'ai hâte de le remettre. Sauf que je le sais, qu'à tous les coups, sorti de son contexte des grands espaces il va me sembler complètement hors de propos. Retour assuré à la case "tête de bite".

Moderies islandaises

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Le premier billet que j’ai écrit sur ce blog parlait de la torture de la cabine d’essayage. Du plus loin que je me souvienne, cet exercice consistant à me déshabiller et enfiler des fringues dans des magasins est l’un des plus douloureux qui soient. Bien sûr, avoir minci a un peu arrangé les choses, mais pas tant que ça en réalité. De fait, je continue à faire du shopping seule, de préférence dans des enseignes où aucune vendeuse ne vient me conseiller ou inspecter la façon dont telle jupe me sied ou tel jean moule mes fesses. Ma copine Zaz vous en parlerait mieux que moi, je suis une teigne dans les magasins, je deviens assez rapidement passive/agressive, déprimée que je suis de constater que RIEN NE ME VA et rattrapée très vite par mes vieux démons: je suis encore cette enfant empêtrée dans ses complexes et terrée dans la cabine, attendant que sa mère revienne avec la même robe mais en plus grand. Sauf qu’au rayon enfant, le 42 ça ne court pas les rues.

Ce petit préambule posé, autant vous dire que la partie « rencontre des designers islandais et séances d’essayage pour shootings décalés » de ce séjour n’était pas nécessairement celle qui m’excitait le plus. D’autant que mes deux comparses, elles, sont de celles à qui tout va, même les trucs les plus improbables. Et de fait, je me suis un peu fait prier toute la matinée, renaclant à choisir une tenue, convaincue que de toutes façons ça ne m’irait pas. Et puis doubler l’essayage d’une photo immortalisant mon malaise rendait l’exercice encore plus problématique.

C’était sans compter Cécile et Violette qui ont été vraiment chouettes, faisant mine de ne pas vraiment remarquer ma gaucherie, suggérant qui une robe, qui un pull, me glissant que ça, non, laisse tomber, ça ne va à personne, mais ça, oui, essaie, je t’assure, ça pourrait le faire. Et puis Paingout a cette façon un peu autoritaire de prendre ses photos qui est paradoxalement assez rassurante: « ouvre un peu la bouche, ça fait con en vrai mais sur les photos ça rend bien (c’est vrai et je n’y croyais pas) », « oublie tes bras, on s’en fout que tu trouves que tu as des gros bras, n’y pense pas », « regarde moi, non, là, tourne un peu la tête, enlève tes lunettes, tiens toi droite ». Et puis il a un regard pile à la bonne distance, ni complaisant ni jugeant, qui fait que je suis passée outre ce vertige de s’offrir justement à ce regard – pour une fille qui se planque derrière une frange et des énormes lunettes, ce n’est pas rien. Lire la suite »

10 places à gagner pour le MAMA festival à la Cigale

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Je passe en coup de vent vous proposer des places pour un concert qui s'annonce très sympa ce jeudi soir à la Cigale, dans le cadre du festival MAMA. Quatre artistes se produiront (j'ai copié – collé les présentations, mais pour en connaitre certaines, elles sont en effet super):

 
» CHRISTINE AND THE QUEENS
Christine and the Queens, c'est Christine seule sur scène mêlant musique,
performance et vidéo avec son ordinateur, son micro et mille mythes : le
smoking de Greta Garbo, les voix bizarres de ses copines drag queens, la classe
infinie de Klaus Nomi ou de Judy Garland, la mosaïque des langues anglaise et
française, la sobriété hiératique des rythmiques électroniques…
http://www.mama-event.com/fr/festival/christineandthequeens.php

» TRIXIE WHITLEY
Multi-instrumentiste dotée d'une voix stupéfiante, Trixie Whitley vit et
respire sa musique avec une telle intensité que nos oreilles en vibrent encore.
Entre soul et folk, elle offre un son dont les modulations blues n'arrivent pas
à calmer la furie rock n' roll. Ou quand force et émotion se rencontrent…
http://www.mama-event.com/fr/festival/trixiewhitley.php

» GIEDRE
Guitare noire et cheveux blonds, GiedRé chante ces petites choses dont on a
honte mais qui font rire quand les autres les racontent. En deux notes et trois
accords, elle retrace le destin tragique mais rigolo d'un nain paralytique qui
rencontre l'amour dans un chenil à Roubaix, chantonne le parcours d'une joyeuse
bande de prostituées unijambistes, et s'amuse des paradoxes d'un monde
politiquement très correct.
http://www.mama-event.com/fr/festival/giedre.php

» CARMEN MARIA VEGA
Carmen Maria Vega dynamite la chanson française ! Elle transmet avec rage et
humour des morceaux incisifs et percutants. Véritable phénomène sur scène,
Carmen revient avec un nouvel opus résolument plus rock, un genre musical qui
lui sied parfaitement puisque Du Chaos Naissent les Etoiles ! 
www.mama-event.com/fr/festival/carmenmariavega.php


Je vous propose de procéder ainsi: cinq gagnants gagnent deux places chacun, et comme c'est assez urgent, les cinq premiers commentaires se déclarant partants auront leur ticket pour jeudi.
Let's go !

Stilettos sur la glace

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Avant dernier billet islandais, avant un retour à une activité normale (de quoi je vais pouvoir parler après ?). On en était donc à ce fameux glacier sur lequel on a débarqué à toute bombe. Déjà, moi, je n’avais jamais été sur un glacier, à part celui des deux Alpes mais ça ne compte pas parce qu’en hiver c’est un peu « Chatelet – Les Halles » aux heures de pointe. Un jour, j’ai failli grimper sur un autre mais comme j’étais quasiment décédée durant les SEPT « petites heures de montée jusqu’au refuge » (encore aujourd’hui je pourrais étrangler à main nue mon pote de l’époque qui m’avait embarquée dans cette galère) (ceci dit je crois que c’est réciproque), je n’ai pas vu la queue du glacier, ayant décidé de redescendre le lendemain sans passer par la case « je me lève à l’aube pour me taper un raidillon en rappel pendant quatre heures ».

Bref, je n’avais donc jamais vraiment vu un vrai glacier. Encore moins un de cette taille et auquel on accède en voiture (ma conception à moi de la randonnée parfaite). Lire la suite »

Rêveries et loleries islandaises

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(avant la chute) (juste avant)

Difficile d’atterrir au sens propre comme au figuré, après trois jours aussi intenses. Je n’ai pas roulé ma bosse sur la terre entière mais mine de rien, j’ai eu la chance depuis que je suis en âge de voyager, de voir quelques beaux endroits.

Rien toutefois de semblable à ce qui m’a été donné de contempler en Islande. Est-ce parce que mon quotidien est à 100% urbain ? Parce que je suis partie à deux doigts du burn out, consciente que ce périple serait en outre un oasis au milieu d’un mois surchargé professionnellement ? Parce que l’alchimie s’est faite très naturellement entre les six protagonistes de cette aventure ? Probablement tout ça en même temps. Le fait est en tous cas que je me souviendrai longtemps de cet état d’étonnement permanent.

Comme j’ai déjà brûlé quelques cartouches, pressée que j’étais de vous raconter en direct mes émotions, difficile aujourd’hui de reprendre un récit linéaire.

Mais tout de même, laissez moi préciser le contexte: Nous sommes donc partis trois jours en Islande, invités par Icelandair, sur une initiative de Paingout. Outre ce dernier, photographe des courbes et des déliés, il y avait donc Violette, Walinette, Sebastien (garçon looké)  et Korben (garçon connecté), qu’on ne présente plus aux geeks mais peut-être encore un peu aux filles qui comme moi ignoraient par exemple jusqu’hier ce qu’est un dropbox. Lire la suite »

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