Catégorie : La ronde et les enfants

Dis-moi, un enfant, comment ça marche ?

Loudessin
Passer une semaine avec une dizaine d'enfants âgés de 2 à 14 ans, est un formidable moyen de saisir la substantifique moëlle de la nature humaine. Je crois que dans ces moments là, on peut vraiment dire que Darwin avait raison. Il suffit de regarder la façon dont dès le plus jeune âge le petit d'homme manoeuvre pour obtenir une cuisse de poulet quand les neuf autres la convoitent, la manette de la Wii ou la dernière niniche à la cerise – tueries bauloises de la famille des carambars -, pour comprendre comment on en est arrivé au bordel israelo-palestinien.

Par ailleurs, je crois que je vais définitivement pouvoir écrire un manuel d'éducation, parce que très franchement je crois avoir compris quelques clés pour comprendre ce drôle d'animal qu'on appelle enfant:

– Quand vous achetez des sucettes, des yahourts ou des niniches, n'essayez SURTOUT pas de panacher les parfums. Parce qu'à l'arrivée, ils veulent tous Cerise. Au pire, coca. A quand les packs de douze de Fruix à la cerise, bordel ?

– Lorsque vous souhaitez que votre chérubin cesse de jouer à la Wii/PSP/DS ou autre, n'entrez pas en fusion nucléaire s'il n'obtempère pas immédiatement. Ce n'est pas qu'il joue avec vos nerfs ou qu'il ait subitement perdu l'ouïe. C'est simplement que dans le processus d'interruption d'un jeu vous n'avez pas pris en compte une phase incontournable: la SAUVEGARDE. Qui peut prendre au bas mot un bon quart d'heure. Sachez que si dans un geste d'agacement vous décidez unilatéralement d'appuyer vous même sur le bouton off, vous vous exposez à ne plus jamais être regardée comme avant par la chair de votre chair. Désormais vous ne serez plus que ce monstre ayant sapé dix heures de boulot intensif. Parce que oui, pour eux, passer une demi-journée sur "Inazuma Eleven Strikers", c'est aussi important que l'est pour vous la préparation de votre panier pré-soldes sur Asos. Imaginez si dans un élan d'autoritarisme, votre époux débranchait votre ordinateur avant la validation de votre liste. Voilà. (je pense en avoir pour dix ans avant que mon fils me considère à nouveau comme sa mère).

– Par essence, un enfant souhaite toujours attirer l'attention d'un plus grand que lui. Et méprise de toute sa hauteur (93 cm ce n'est pas rien) quiconque étant né ne serait-ce que trois jours avant lui. Par définition, donc, dans un groupe de dix, chacun court après son aîné, lequel, lui, fuit le cadet, parce que bien sûr, ça marche dans les deux sens. Bref, c'est souvent la merde.

– Vous pouvez bien avoir choisi comme lieu de villégiature un des plus beaux coins de France avec des panoramas à tomber, des rochers en veux-tu en voilà pour monter dessus et manquer se casser un tibia ou à minima plonger dans une eau à 9°, par principe, un enfant à qui vous annoncez qu'on va "sortir prendre l'air" va immédiatement adopter la posture du condamné. Le couloir de la mort à côté ? Disneyland. Rendez-vous compte, vous allez interrompre une partie de Naruto à 50 000 points. Et non, "à Paris il ne peut pas y jouer". Pourquoi ? "Parce qu'à Paris y'a école". Ce qui ne l'empêchera pas, bien sûr, finalement, d'adorer la balade. Sans jamais l'admettre, cela va de soi.

– Inutile de prévoir un menu enfants au motif que donner de la langouste à des moins de 15 ans c'est tout de même un peu gâcher. Au bout du compte, vous allez vous coltiner le surimi pendant que votre gosse trempera consciencieusement sa langouste dans du ketchup. Solution: crevettes pour tout le monde.

– Jouer à Just Dance avec votre fille de 12 ans qui pratique depuis un an le hip-hop une fois par semaine, c'est s'exposer à des moments de grande solitude. Et à la possibilité d'avoir envie de mourir. Si votre coeur n'a pas lâché pendant la partie. Ce qui est peut-être la meilleure façon d'éviter la dépression.

– Les réponses à vos injonctions d'aller se laver/mettre le couvert/débarrasser/éteindre la Wii sont en général de cet ordre là: "T'inquiète pas" ; "c'est bon" ; "je vais le faire" ; "j'allais le faire" (coefficient d'agacement maternel maximum) ; "je l'ai déjà fait hier" (pire) ; "deux minutes" ; "attends, je sauvegarde". Sachez qu'il ne faut prendre AUCUN de ces mots au premier degré. Ce qu'il faut entendre en réalité ? "Va chier".

– La probabilité qu'un enfant se mange un gond de porte et s'ouvre l'arcade sourcillière un 1er janvier est beaucoup plus élevée qu'on ne le pense. Et que cet accident survienne la SEULE fois où l'enfant en question n'était pas justement en train de faire le poirier sur la tranche du canapé, également.

Voilà…

A part ça la chérie dessine de mieux en mieux, non ?

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Christmas issue…

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Je suis très fière de moi. Cette année je n'ai presque pas terrorisé mes enfants pendant la décoration du sapin. C'est assez étrange, ce côté control freak de la guirlande. Alors que je n'accorde que très peu d'attention à tout ce qui est ameublement, ordre, ménage, design et compagnie, je me transforme, je l'avoue, en christmaszilla au moment de l'accrochage des boules. Je pense que ça renvoie à quelque chose au niveau de la castration, un oedipe mal géré. Je ne vois que ça.

Concrètement, ça se traduit par une certaine difficulté à les laisser disposer des décorations comme ils l'entendent (sachant qu'en général ils l'entendent par "toutes les boules concentrées dans dix centimètres carrés d'une branche") (si possible à l'arrière du sapin). Sans compter le goût tragiquement mauvais du machin qui tient CHAQUE ANNÉE à nous ressortir l'affreuse boule en plastique remplie de billes en polystyrène fabriquée au CP. Jusqu'à ses 11 ans, merci la respiration abdominale, j'ai consenti à ce qu'elle cotoie les miennes, mes précieuses, choisies avec amour. Mais là j'ai décidé qu'il fallait enfin lui dire la vérité: "Ta vilaine boule gâche MON sapin".

Une partie de moi savait qu'elle était en train de briser le coeur de son enfant mais l'autre jubilait à la perspective de s'être enfin débarrassée de cette verrue. C'est celle là qui a gagné. La mauvaise. En même temps Winicott parle de mère "suffisamment" bonne, hein.

Allez-y, dites-le, je suis un monstre. La Mac'Miche du sapin. La Monica Geller de Noël.

La seule chose qui me rassure c'est que malgré cette légère tendance impérialiste, mes enfants réclament tous les ans qu'on recommence et me supplient de "faire comme d'habitude, tous ensemble, tu sais, avec tes chansons de Franck Sinatra".

C'est dingue quand même l'amour filial. Un jour je le paierai, c'est certain.

En attendant, dans ta face, la vilaine boule en polystyrène. NIAHAHAHAHAHAHAHAH.

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Paradoxal

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Cette nuit, en pleine phase de sommeil paradoxal (j'adore cette expression de sommeil paradoxal même si je ne comprends pas bien ce qu'elle signifie, je sais c'est paradoxal), j'ai senti une présence silencieuse à mes côtés.

C'était Rose.

Honnêtement, je ne suis pas bien persuadée que l'instinct maternel, bla bla bla, existe. Sauf dans ces moments là. Je veux dire, ce truc qui fait qu'on se réveille en sursaut avec le coeur à 200 sans même que notre enfant ait prononcé le moindre mot. Comme si le simple fait d'être planté à côté de nous suffisait à interférer avec notre sommeil contradictoire paradoxal. Attention, hein, c'est une mère qui a fait semblant de dormir des dizaines et dizaines de fois quand ses enfants pleuraient la nuit, espérant secrètement que leur père finirait par se réveiller pour ramper sous le plumard récupérer cette pute de tétine barrée sous le lit et  COINCÉE  entre le mur et les barreaux. (La conne).

Oui donc, je ne suis pas en train de dire que mon instinct maternel est assez puissant pour me faire sortir de ma couette à 4h du matin (il y a des fois où je n'hésitais pas à filer un discret coup de pied au churros pour qu'il se réveille, pour immédiatement faire re-semblant d'être complètement endormie). Mais il m'en reste assez, de cet instinct pourri, pour faire un bond de douze mètres quand un de mes rejetons se colle à dix millimètres de moi la nuit, sans même me parler.

Souvent c'est pour une raison qui ne justifie en rien la panique dont je mets quatre heures à me remettre (va te rendormir après un shoot d'adrénaline pareil). Par exemple, le machin, hiver 2011, ONZE ans, quand même, plantage à côté de moi, bond de douze mètres et voix d'outre-tombe du machin en guise de réponse à mon très maternel: "putain mais qu'est-ce que tu fous là ?":

"je crois que je vais vomir".

MAIS POURQUOI ÉPROUVER LE BESOIN DE ME PRÉVENIR ?

Après avoir vomi, pourquoi pas, hein. Mais AVANT ? Je crois que je l'ai déjà narré ici mais notre réflexe instinctif (pas parental mais de survie) a été avec le churros d'immédiatement disparaitre sous notre couette en hurlant "pas sur nous, pas sur nous".

Cette nuit, donc, c'était Rose, QUATRE ANS (presque la majorité quand on y pense, je retire ce que j'ai dit hier sur le fait que c'était encore mon bébé), qui faisait le planton jusqu'à ce que je bondisse de douze mètres et manque de casser ma pipe.

Et à ma très maternelle question: "mais bordel ça ne s'arrêtera jamais ?", elle m'a calmement expliqué, des trémolos dans la voix, qu'elle n'arrivait pas à accrocher sa tétine au bras de son doudou.

What-the-fuck.

Quatre heures du matin. Douze années en tout de sommeil paradoxalement complètement foutu en l'air.

Je n'ai même pas crié. Je n'ai même pas commencé mon sermont sur combien il est désormais un peu ridicule à QUATRE ans d'avoir une tétine pour dormir la nuit (la vérité c'est que je m'en contrefous qu'elle ait une tétine la nuit, SAUF si ça lui donne une raison de venir me réveiller). J'ai même pas menacé de balancer la tétine si jamais elle recommençait.

Non, j'ai très naturellement commencé à essayer de faire un noeud avec le bras en mousse du doudou autour de l'anneau de la tétine. Sans y parvenir bien sûr, parce que c'est tout bonnement IMPOSSIBLE. C'est comme essayer d'attacher tes cheveux avec une queue de cerises (oui j'ai essayé). (j'essaie aussi à chaque clémentine que je mange de les peler de façon à pouvoir faire ensuite un petit lampion avec la mèche, là, vous voyez ?) (je n'y arrive plus du tout aussi bien qu'avant, je pense qu'on nous cache des choses sur les clémentines).

Bref, j'ai mal dormi. Et ce matin, la grande a 39 de fièvre. Ah et oui, je me réjouissais, j'avoue, du changement de job du churros, partant naïvement du principe qu'en terme d'horaires on avait touché tellement le jackpot depuis deux ans qu'à moins de le faire dormir sur place rien ne pourrait être pire.

J'avais tort.

Il peut y avoir pire.

Comme le fait de commencer à 8h30 et plus à 9h.

Ce qui implique pour moi de me lever pour emmener number three à l'école et me priver de l'énorme avantage que représentait ma vie de larbin de la presse free lance: pouvoir écraser jusqu'à 8h.

Par contre pour l'instant il rentre toujours aussi tard.

Comment on dit, déjà ? Dindon de la farce ? Hello.

Edit: rien à voir mais j'ai cru comprendre qu'il y avait des problèmes pour poster des commentaires. Je tiens à vous dire que 1) je n'ai banni personne, vous n'êtes punis de rien et 2) je suis en train de travailler à la migration de ce blog vers wordpress, ce qui prend du temps mais devrait à terme régler certains problèmes. Je vous remercie en tous cas de votre patience.

Brèves du lundi

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Alors que nous entrons à peine dans l'hiver, le machin a d'ores et déjà perdu… sa doudoune. Oui oui, sa dou-dou-ne. Je veux dire, des gants, un bonnet, une écharpe, c'est agaçant, mais vu et revu et d'une certaine manière excusable. Un gilet, l'été, alors qu'il fait chaud, je peux également comprendre.

Mais une DOUDOUNE, quoi. Comment on perd une doudoune ? Pire, comment on OUBLIE une doudoune ?

Je vous rassure, il est désolé. Et surtout, il ne l'a pas fait exprès.

Ah bon, ça va, du coup.

Qui c'est qui peut se mettre derrière l'oreille tout espoir d'une nouvelle console de jeux à Noël et qui aura dans ses petits souliers un superbe manteau tout droit sorti d'un dépôt vente, collection 2005 (s'il est vernis) ?

Voilà, à part ça, on a un peu dévalisé le rayon enfants d'H&M ce week-end, étant donné que les trois semblent s'être donné le mot ce mois ci pour pousser comme de la mauvaise herbe. Et je ne sais pas, la fatigue, peut-être, mais on a je le crains, un peu trop donné l'impression à Rose qu'elle pouvait choisir ses propres fringues.

C'est un style, en même temps.

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Quant à la chérie, elle a glissé parmi deux slims gris et trois tee-shirts… gris, une JUPE (noire, hein, faut pas déconner). J'ai manqué défaillir tant elle n'est pas coutumière du fait. Ensuite, quand elle l'a mise à la maison, c'est le churros qui est instantanément tombé en dépression. Ensuite il a fait de drôles de recherches sur google avec des mots comme ceinture de chasteté, donjon, menottes, mort aux rats.

Voilà, à part ça je tenais à remercier solennellement l'UMP pour toutes ces barres de rire qu'elle nous offre si généreusement. J'attends avec impatience la saison 2. Si ça se trouve on aura d'autres guests, peut-être Chirac, qui pourrait être le sauveur que Juppé ne semble pas parvenir à incarner. En même temps, le grand Jacques serait fichu de décréter que le plus à même de faire le job de patron de la droite, c'est Hollande. On serait un peu dans la merde, même si j'en suis sûre, François serait en droit d'invoquer une clause de conscience, c'est à la mode ces derniers temps.

J'ai l'air d'en rire mais en fait pas tellement, je sens que la Marine est en train de récolter tous les fruits un peu gâtés de l'UMP et ça, ça me fait peur.

Edit: grâce à mon ancienne collègue – et amie – Laurence, je suis tombée sur ce tumblr hilarant… enjoy.

Twins one day, twins always

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C'est amusant en ce moment mes grands. Je vois bien qu'ils sont sur le fil, que le monde les appelle, qu'ils respirent cet air enivrant de l'émancipation. Ils ont leurs histoires, leurs cercles d'amis. Ils ricanent parfois et s'arrêtent quand j'arrive. Ils lèvent les yeux au ciel quand je monte dans les aigus et me remettent à ma place, parfois à tort, parfois à raison. Ils n'ont plus la même façon de se parler, ils n'entrent plus dans la salle de bain lorsque l'un ou l'autre y est, ils mettent la serviette devant eux pour se cacher s'ils se retrouvent face à moi en en sortant. Ils écoutent des musiques que je ne connais pas, ils parlent de ce qu'ils feront plus tard. La chérie me pique mon Grazia, le machin dévore les BD parfois olé olé de son père. Ils font encore un peu beurk quand les gens s'embrassent à la télé mais moins qu'avant. Ils veulent aller au cinéma sans nous, au centre commercial également. Ils me demandent de les rembourser quand je tape dans leur argent de poche, aussi. Ils savent imiter ma signature mais ils en sont encore au stade où ils s'en vantent, ce qui rend le forfait moins grave.

Ils grandissent, donc, et étrangement je n'en éprouve toujours pas de tristesse, plutôt de l'excitation, j'ai hâte de voir quels chemins ils vont prendre, je pressens des appétences pour telle ou telle activité, je me réjouis qu'ils aient des rêves, quand bien même ces rêves ressemblent beaucoup à quelque chose s'apparentant à la vie à Poudlard.

Ils grandissent mais ils continuent à se vautrer sur moi, manifestant une faim de calins presque urgente, comme s'ils savaient qu'il arrive à grands pas, le jour où ça ne sera plus trop possible. Ne serait-ce que parce que je ne sais vraiment plus bien comment caser ces grandes guiboles quand je les prends sur mes genoux.

Ils se la pètent, aussi, beaucoup, croisent et recroisent les miroirs, passent la main dans leurs cheveux, vérifient le tombé d'un tee-shirt (surtout elle, lui pas tellement en fait)

Mais quand vient le soir, lorsque je sacrifie au rituel de l'histoire d'avant dormir pour Rose, il n'est pas rare – pour ne pas dire que c'est systématique – que je voie débarquer mes deux oiseaux dégingandés. Ils s'étalent de tout leur long sur mon lit au grand désespoir de leur soeur et écoutent religieusement les aventures de Marie La Fourmi ou d'Antonin le Poussin (quand ça n'est pas un vieux Papoum pour lequel même Rose est trop grande).

Dans ces moments là j'hésite entre me moquer, les filmer clandestinement pour les faire chanter ultérieurement ou les enchainer à ma table de nuit, pour que ça dure encore un peu.

En même temps, à bien regarder la photo ci-dessus surexposée et celle-ci, prise il y a six ans, il y a au moins une chose qui n'a pas changé. (non je ne parle pas des dents)

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Edit: je vous mets l'autoportrait du vinvinteur ci-dessous pour ceux qui n'ont pas pu le visionner sur le site hier (j'ai eu des mails de Suisses notamment)

 

De la résilience

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Hier, je récupère Rose après l'école et lui pose la rituelle question, "ça s'est bien passé aujourd'hui ?".

"Non, c'était difficile", elle répond, des trémolos dans la voix. Et de m'expliquer: "J'ai une amie, une de mes meilleures amies, qui va partir dans une autre école à cause d'un néménagamement (on n'est pas rendus) et je la verra plus jamais. On a fait un goûter pour lui dire au revoir. Ça me fait triste, j'ai même eu des gouttes de pleurs. Regarde, j'en ai encore".

"Ma pauvre chérie, c'est normal d'être triste, mais peut-être que vous pourrez vous voir en dehors de l'école, non ? C'est qui d'ailleurs, ce n'est pas Myriam ?", je demande alors.

– Non, c'est pas Myriam.

– C'est Clémence ? Oh, noooon, pas Clémence ? 

– Non, c'est pas Clémence.

– Ben c'est qui alors ? Nouane-essaï ? (ce prénom n'est sûrement pas répertorié mais je fais avec ce que la prononciation de ma fille me permet).

– Non, c'est pas Nouane-essaï.

– C'est qui alors, cette meilleure amie ?

– Je sais pas. J'ai faim. Je peux regarder mon dessin animé ? Il rentre quand papa ?

Bref, ma fille s'y connait en résilience.

Après, elle a exprimé sa créativité ou exorcisé sa peine, je ne sais pas bien en réalité. Proenza Schouler peut aller se rhabiller, au niveau du mix and match je crois qu'on tient une vraie tendance.

Bon week-end.

 

 

 

Machin dans le métro

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J'imagine qu'on fait tous ça. Tenter de donner quelques clés à nos enfants pour qu'ils sachent éventuellement se tirer d'un mauvais pas. Avec interrogations orales pour ma part histoire de vérifier qu'ils ont bien compris:

– Et si tu te perds dans le magasin, tu fais quoi ?

– Je vais voir une caissière et je donne mon nom pour qu'on t'appelle.

– Et si tu te perds dans la rue ?

– Je trouve un policier et je lui donne mon nom et mon adresse et aussi ton téléphone si je m'en souviens.

– Et si il n'y a pas de policier ?

– Je demande à une DAME (oui ben voilà hein, 30 ans de féminisme acharné pour inculquer à ses enfants que les femmes sont par nature moins potentiellement dangereuses, je n'en suis pas fière mais VOILÀ).

– Et si ta soeur/ton frère se fait mal à la maison à un moment où on est pas là ?

– Je fais le 18 et je donne mon adresse.

– Ton adresse c'est quoi ?

– C'est le …. à Paris 13.

– Bon et là, on est dans le métro, tu es entré dans la rame et moi je n'ai pas eu le temps parce que les portes se sont refermées, ou l'inverse, tu n'as pas eu le temps de sortir. Tu fais quoi ?

– Je garde mon calme et je sors à la prochaine station.

– ET ?

– Et je t'attends.

– Sans bouger.

– Sans bouger, je SAIS MAMAN.

– Mais on est d'accord que surtout tu fais en sorte QUE ÇA N'ARRIVE PAS. Et pour que ça n'arrive pas, tu FAIS ATTENTION A CE QUI T'ENTOURE.

– Mais oui… (énorme soupir) (que je lui rends).

Bref, on fait tous ça, j'imagine, en se disant qu'il n'y a pas beaucoup de chances que ça serve à quoi que ce soit. 

Sauf qu'hier, j'ai donc emmené les trois enfants à Lyon, ainsi qu'un copain et une copine des twins (respect éternel pour mes parents, ces héros qui s'en cognent donc cinq toute la semaine). Cinq gosses dans le métro, autant de valises, tout ça avec un timing un peu serré en raison d'une perte de clés juste avant de partir (les chiens font pas des chats, vous pourriez me dire et j'opinerais du chef). Cinq gosses, donc, dont une petite de quatre ans qui descend encore lentement les escaliers et la copine de la chérie qui s'était fait piquer par une guêpe sous le pied la veille et marchait difficilement. Cinq gosses, dont le machin, SURTOUT.

Qui s'est précipité dans le métro à Olympiades au moment où l'alarme a sonné pour avertir de la fermeture des portes (ligne 14, double rangée de portes, tu peux rien faire contre).

Qui s'est précipité, donc, ALORS QU'ON ETAIT ENCORE DANS L'ESCALIER AVEC LES FILLES ET QUE SON COPAIN, LUI, A EU LA PRÉSENCE D'ESPRIT DE RESSORTIR. (J'ai décidé de proposer un échange définitif à ses parents on sait jamais).

Le machin, donc, qu'on a vu partir tout seul avec son sac à dos et dans ses yeux ce "j'ai pas fait exprès" qui pourrait peut-être un jour me faire commettre l'irréparable. 

Et moi qui criais – comme s'il pouvait encore m'entendre une fois le métro parti – "TU SORS À LA PROCHAINE ET TU BOUGES PAS, TU TE RAPPELLES ?".

Vous dire que les trois minutes qui ont suivi jusqu'au métro suivant ont été longues serait en deça de la réalité. Tout ça avec en musique de fond les prédictions toujours pleines d'allant et d'optimisme de sa soeur complètement dévastée: "on ne va JAMAIS LE RETROUVER" ; "il doit être en train de pleurer, là, maman, il est tout seul" ; "j'ai les jambes qui tremblent, maman" ; "j'oublierai jamais cette image de lui qui part, là, dans sa rame de metro avec son regard DESESPÉRÉ".

Alors que je tentais de rassembler tout ce qui me restait des cours de préparation à l'accouchement pour ne pas me laisser gagner par la panique, elle a réussi non seulement à faire pleurer Rose, convaincue que son frère était déjà à "Magagascar" et à faire perdre son flegme au copain du machin pourtant pas facilement impressionnable.

Une fois dans notre rame, le trajet jusqu'à "Bibliothèque" a duré deux heures je crois. Ou plus certainement une minute 30, mais on se comprend. Une minute 30 pendant laquelle je me suis refusée à imaginer que mon lunaire de fils ait pu avoir l'idée saugrenue de continuer tout seul jusque Gare de Lyon ou de chercher un policier (va savoir s'il a pas confondu les conseils, me disais-je) (va savoir s'il les a même un jour vraiment écouté) (va savoir si tu sers vraiment à quelque chose).

Et puis à la station suivante, il était là, hilare et soulagé je crois aussi, mais pas du tout en larmes. Je peux vous le dire, je n'ai jamais été aussi heureuse de voir sa trombine, même si une partie de moi avait très un tout petit peu envie de l'emplafonner. Quant à sa soeur, cette façon qu'elle a eu de le serrer à l'en étouffer alors qu'ils s'étaient pourris toute la matinée, je crois que si j'avais des doutes sur ce qui les lie, je n'en ai plus aucun.

Après, en sortant du métro il a assommé Rose avec son sac à dos en se retournant pour parler à son pote et du coup il a pris pour tout le reste. Je l'ai MOISI.

Voilà, comme je leur ai dit une fois calmée, en même temps, il y a belle lurette que ce blog serait en soins palliatifs (ou devenu 100% mode) (ce qui je le crains reviendrait au même) sans cette source inépuisable d'inspiration qu'est devenu mon fils. Je me demande même s'il n'est pas arrivé sur terre avec cette mission bien précise. 

Bonne journée.

Edit: et donc, ça peut servir en fait, ce qu'on fait probablement tous et toutes en espérant qu'ils en retiennent quelques bribes.

Chocolat noir versus chocolat au lait: de la connerie du diététiquement correct

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Il y avait cette jeune femme au supermarché, au rayon chocolat. Elle était avec sa fille, quatre ou cinq ans je dirais. Alors que je cherchais l'objet de ma dernière addiction en date – lait amandes et nougatine de Nestlé, I DIE -, son choix s'est porté sur deux tablettes de côte d'or noir. Tout en louchant ostensiblement sur celles au lait, tripotant l'une et la remettant à sa place.

"Maman, j'aime pas le chocolat noir, pourquoi t'achètes tout le temps du chocolat noir ?", lui a fait alors remarquer la petite. "Parce que c'est ce qu'il faut manger", lui a répondu sa mère, sans la moindre hésitation. Et d'égrener toute la liste d'arguments diététiquement corrects, sur pourquoi le chocolat noir "donne des muscles", "fait une belle silhouette" (on sentait qu'elle voulait éviter de prononcer le mot en G, surtout ne pas dire que le chocolat au lait fait grossir, mais tout faire pour l'expliquer quand même).

C'est simple, on aurait dit moi il y a trois ans.

La mère tiraillée entre ses propres goûts qui la portaient manifestement vers d'autres types de sucreries que celles mises dans son caddie et sa préoccupation number one: ne pas être la maman d'une grosse petite fille.

Laquelle, soit dit en passant ne présentait aucun signe avant coureur d'obésité.

Je me suis mordue la langue pour ne pas intervenir (non seulement je ne veux pas devenir l'une de ces dames embarrassantes dans les supermarchés qui s'adressent à tout le monde mais il se trouve que je prendrais sûrement assez mal qu'une inconnue – même blogueuse influente – vienne m'expliquer comment nourrir mes enfants). Je suis parvenue, donc, à ne pas mettre mon grain de sel dans la conversation qui durait, entre cette maman qui tentait de convaincre sa fille "qu'à force d'en manger elle apprécierait le chocolat noir" et une gamine finissant par lâcher dans un sanglot qu'elle n'aimait aucun des goûters que lui préparait sa maman tous les matins, "parce que y'a que des choses tristes dedans". De fait, le reste du chariot regorgeait de tous ces biscuits au son bio et autres compotes sans sucres ajoutés qui s'ils ne sont pas bons ont le mérite de rassurer les parents: on ne pourra pas leur reprocher d'avoir gavé leurs gosses.

Si je ne m'étais pas censurée, j'aurais dit à cette jeune femme que chocolat au lait, blanc et noir ont exactement la même teneur en calories. Que personne n'a démontré que le noir "fait des muscles" pendant que celui au lait donne de la cellulite. Que mieux vaut très certainement deux carrés d'un chocolat au lait apprécié qu'une barre entière d'un autre mangée sans plaisir. Que quand on y pense, c'est tout de même bizarre d'en arriver à dire qu'il "faut manger" du chocolat, fusse-t-il noir.

Qu'il y avait de fortes chances que sa fille, frustrée par cet interdit, mendie à l'heure du goûter des kinder pingui ou autres saloperies très dangereuses pour les muscles et ne les en apprécie que plus, vu qu'à la maison toute production Ferrero est considérée comme un dérivé de drogue dure.

Qu'on ne se méprenne pas, il n'y a aucun jugement de ma part dans cette histoire, je n'ai pas la clé de ce que les mères doivent faire pour éduquer leurs enfants et encore moins sur ce point très précis de l'alimentation. Je ne suis pas non plus en train de dire que les gens qui mangent du chocolat noir sont tous de gros frustrés du nutella. Personnellement je préfère le lait mais ma fille ainée ne jure que par le 70% de cacao. Mais autant je trouve ça bien de faire goûter d'un peu de tout aux enfants, autant je suis convaincue que ce n'est pas en décidant à leur place de ce qui est bon pour eux – même s'ils trouvent ça dégueu – qu'on va les inciter à aimer ça.

Personne n'a envie d'avoir des enfants "trop" gros. Mais il serait bon parfois de se demander réellement pourquoi on veut tant qu'ils soient filiformes. Si ce n'est pour réparer une blessure narcissique quelle qu'elle soit (il ne faut pas croire il n'y a pas que les femmes étant ou ayant été rondes qui vivent dans la terreur que leurs enfants soient gros, la blessure narcissique peut être d'ordre physique mais pas que). J'essaie, tous les jours, de lutter contre cette tentation de faire de mes enfants un prolongement de moi même. De ne pas leur faire porter le poids de mes échecs en tel ou tel domaine et de leur faire comprendre que quel que soit leur tour de taille futur, je les aimerai pareil.

Vous savez quoi ? Je n'y arrive pas tous les jours.

Vis ma vie de beautysta

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Je ne suis pas qu'une blogueuse mode, loin de là. J'aime aussi beaucoup la beauté.

C'est parce que je ne suis pas qu'un physique, je suis aussi une femme qui réfléchit à sa peau et qui remue ciel et terre pour qu'elle reste un écrin de douceur (et qui envisage de plus en plus sérieusement de combler sa fucking ride du lion à grand coup d'acide hyaluronique).

Sans blague, ce billet a certes pour intention cachée de donner des idées à quelques community managers qui souhaiteraient diversifier leur mailing list de blogueuses mais peut aussi, avec moins de cynisme – qui n'est pas le genre de la maison – être vu comme une preuve d'amour. A savoir qu'étant la détentrice officielle de la peau la plus merdique jamais observée, je me dis que les produits que j'ai fini par adopter sont réellement compatibles avec un combo acné/eczema/peau réactive. 

Trois pathologies certes moins graves qu'un bon vieux tenya mais ayant ceci de sérieusement casse-burnes que le traitement de l'une exacerbe en général l'intensité de l'autre. Je m'en voudrais donc de garder pour moi le nom des quelques produits parvenant à respecter l'équilibre précaire de mon épiderme.

Bref, en réalité, je n'ai pas spécialement besoin de faire l'objet d'envois presse dans la mesure où en gros, sortie d'Avène et de Bare Minerals… point de salut. (en revanche ma mère accepte les colissimo).

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Il n'empêche que je m'aventure parfois en Caudalie, pour leur poudre de soleil notamment qui n'a absolument rien à envier à la terracotta de Guerlain (ma préférée mais aussi la plus chiante à dégoter et aussi la plus chère au monde) et leur crème teintée que mets les soirs où je veux être un peu "glowy" (j'ai fait des études de cosmétique, pardon my french).

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Le reste du temps je suis désormais fidèle au fond de teint Bare minerals que je parviens enfin à appliquer sans saloper mon entière et immaculée (mouhahahahhah) salle de bain. Et force est de reconnaitre que je reste mate toute la journée (alors qu'en production de sebum je me défends).

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Mis à part ça le Smoky Lash de Make up for ever est le seul masacar également qui ne me transforme pas en lapin myxomaté dès 10h du matin

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Quant à mon sent-bon, j'y reviendrai (parce que là par contre je suis vraiment ouverte à la corruption en la matière) mais je reste fidèle à Chance de Chanel auquel je ne trouve pas de remplaçant qui fasse le poids. Une histoire qui dure depuis des années maintenant. (c'est mon fantasme absolu, d'être la femme d'un seul parfum).

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Enfin, je ne donne pas dans l'originalité puisque c'est un peu la marotte de n'importe quelle people interrogée dans un féminin sur ses rituels beauté (après l'inévitable citron tiède avalé à jeun avant de poser le pied par terre), mais j'ai définitivement adopté THE démaquillant Crealine H20 (ça mériterait une enquête sur la success story d'une marque anti-glamour et confidentielle, que s'arrachent les plus grandes stars américaines, lesquelles doivent payer leur bouteille au prix d'un magnum de Mumm rosé alors que pour nous les françaises très moyennes, il suffit de se pointer dans une pharmacie pour trouver la came, à un tarif relativement raisonnable. Pour une fois qu'on a l'avantage sur les privilégiées de Los Angeles, on ne va pas se plaindre). En toute honnêteté c'est le seul démaquillant qui parvienne à enlever mon mascara and co sans me provoquer au bout d'une dizaine de jours d'utilisation des plaques sous les yeux.

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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Je vous conseille d'aller lire un bouquin de BHL histoire de vous détendre, je sais que j'avais, ce matin, mis la barre un peu haut.

Une journée chez Mickey

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Les parcs d'attraction et moi, ça fait douze. Je crois que c'est très certainement héréditaire, ma mère voue une sainte horreur à ce qu'on appelle La Vogue par chez moi, équivalent je crois de la Ducasse à Lille. Il me semble que son aversion vient d'un manège qui l'avait terrorisée enfant et de son peu de goût pour la foule. En ce qui me concerne, c'est à peu près la même chose, tout ce qui met à l'épreuve mon oreille interne m'est fatal. Et quand ça ne tourne pas mais que cela va très vite, je crois fermement que je pourrais en MOURIR. J'ai un souvenir de grand huit à la foire du trône il y a une vingtaine d'années, avec Jeff et Chloé. A la fin, il a fallu un bon quart d'heure pour qu'on parvienne à m'extirper du wagon, tant j'étais tétanisée (et assez en formes aussi à l'époque, ce qui fait que je faisais corps avec la cabine). Je pense que la main de Chloé conserve des stigmates de l'épisode.

Quant à Disneyland, bien que grande fan de tous les dessins animés du bon vieux Walt, j'en ai toujours redouté la dimension d'aquarium géant, de monde bien propret complètement déconnecté du réel. (sans compter que je suis de gauche et que j'ai longtemps habité rue de Charonne, dans le 11è ARRONDISSEMENT DE PARIS) (le disney des bobos).

Et puis j'y suis allée. La première fois il y a dix ans ou presque, avec les twins et le churros qui lui est un taré de tout ce qui lui met la tête à l'envers. Je dois avouer que ce jour là j'ai un peu changé mon fusil d'épaule devant le sourire béat de mes petits, hallucinant à chaque attraction et semblant découvrir ni plus ni moins que le paradis.

A la fin par contre, on avait failli divorcer, ne retrouvant plus la voiture sur le parking qui doit compter 145 000 places et dont la superficie est égale à celle d'un département français. Il faisait – 12° et les gamins n'en pouvaient plus, donc évidemment j'ai tout mis sur le dos du churros complètement dépourvu de sens de l'orientation. (alors que moi oui mais comme je ne conduis pas, par SA faute (il m'inhibe en gardant toujours la main sur le frein), manquerait plus que je m'occupe de mémoriser notre emplacement)

Il faut croire que ça m'avait bien douchée parce qu'il s'est donc écoulé presque une décennie avant que j'y remette les pieds.

Ce qui fut fait mercredi dernier, à la faveur d'une invitation pour toute la famille. Autant vous dire que c'était tentant, parce que plein pot c'est tout de même un sacré investissement. Mais Rose étant ce genre d'enfant absolument persuadée d'être elle même un personnage de dessin animé (elle passe des heures dans sa chambre à chanter qu'un jour son "pince viendra" et sort rarement sans sa tiare), je crois qu'on aurait de toutes façons sauté le pas.

Quant aux grands ils étaient à fond cette fois-ci sur Space montain et le train de la mine, un peu moins intéressés en revanche par Peter Pan, mon attraction préférée (et le max de ce que je peux supporter au niveau des sensations) (je veux dire, même dans "Small word je peux parfois éprouver quelques picotements au bout des doigts).

Autant vous dire que le churros a sauté sur l'occase de ma phobie pour se carapater dès l'arrivée avec les grands dans "adventure land", pendant que je me suis cogné tout "fantasia land" avec une enfant me réclamant à une fréquence de 10 fois la minute de lui acheter une robe de pincesse, un diadème, une pomme d'amour, une glace, une sucette… Ahhh. Je passe sur son envie soudaine de faire caca à deux secondes d'entrer dans la nacelle d'un manège pour lequel nous avions poireauté une demi-heure. Bref, ce compte-rendu aurait sans doute été plus enthousiaste rédigé par le churros qui soit dit en passant a la tête qui tourne depuis (un abus de space montain je pense), comme quoi y'a une justice.

Plus sérieusement, nous avons passé une journée merveilleuse. Quand on a des enfants dotés d'une si grande différence d'âge comme c'est notre cas, il arrive un moment où il est souvent difficile de trouver des sorties qui vont enthousiasmer tout le monde avec la même intensité. Cela ne nous empêche pas de trainer les uns au square ou l'autre au musée, mais il est vrai que souvent, on se scinde en deux, histoire de contenter tout le monde. Là, pour la première fois depuis longtemps, j'ai eu ce sentiment que nous étions tous les cinq en phase. Et les grands, pour le plaisir de voir leur petite soeur s'esbaudir, ont enquillé finalement eux aussi les manèges pour les moins d'un mètre. Après ces semaines difficiles, je crois que nous avions tous besoin de cette parenthèse, cette illusion d'un monde rose à paillettes où les princesses finissent toujours par trouver l'âme soeur et les dragons par prendre la patée. 

Un grand merci à Anne pour cette invitation, elle nous a fait plus de bien qu'elle ne pourrait l'imaginer. Et Rose n'en revient toujours pas d'avoir rencontré Mickey dans son théâtre plus vrai que nature !

Edit: J'ai pu constater chez Rose qu'elle était tout autant fascinée par la visite du chateau de la belle au bois dormant ou la contemplation du bateau de peter pan que par les attractions. Du coup, ça permet aussi de ne pas faire la queue toute la journée. Autre enseignement qui avait été formulé par l'une d'entre vous dans les commentaires: fixer dès l'entrée quelques règles très simples peut être salvateur. Du genre qu'"on" pourra bien entrer en catalepsie, non "on" n'obtiendra pas une douzième robe de princesse et que non, "on" ne mangera pas cinq glaces dans la journée. Résultat, oui "on" réclame quand même, mais non, "on" ne dépasse pas le stade de la réclamation (la phase deux etant le très connu roulage par terre). Et quand à la fin elle se voit gratifier d'une sucette mickey, elle l'apprécie vraiment. c'était mon quart d'heure Edwige Antier.

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