Catégorie : Zermati et moi

Si j’étais…

Tutu

Si je maigrissais encore…

– Je fermerais à l'aise un 42

– Je serais enthousiaste à l'idée d'acheter un maillot de bain

– Je pourrais peut-être grimper sur des talons de 10.

– J'entrerais dans les lieux publics avec un poil plus d'assurance.

– J'aurais l'impression d'être plus séduisante.

– Je me raconterais des histoires dans lesquelles on me désirerait juste pour mon corps.

– Je me regarderais tout le temps dans la glace.

– Je poserais sur mon blog en rentrant les genoux, comme une professionnelle.

– Je me sentirais plus jeune.

– J'aurais, si ça se trouve, moins peur de parler en public. Ou pas.

– Je serais toujours Caroline, 38 ans, mariée, 3 enfants.

– J'aurais peut-être moins d'inspiration.

– Je serais ruinée mais par contre La Redoute et Americain Vintage seraient montrés comme des exemples d'entreprises en pleine croissance dans tous les Davos du monde.

– J'aurais toujours aussi peur de mourir.

– Je passerais mes mains sur mes hanches qui sailleraient le soir et sans comprendre pourquoi, j'aimerais ça.

– Je ferais scandale en affirmant qu'on ne se sent jamais si bien que lorsqu'on est mince. Et je ne verrais pas où est le problème.

– Je serais peut-être moins drôle

– Je me sentirais fragile.

– Je ne me demanderais plus si la personne à côté de moi dans le métro n'est pas trop serrée par ma faute.

– Je n'aurais plus peur qu'on me cède une place dans les transports en commun.

– Je proposerais à mon généraliste de me peser, même pour une otite.

– Je me pèserais dans une pharmacie, devant tout le monde.

– Je retournerais à la Pitié, au service consultations-maternité, je sauterais sur la balance et et je demanderais à la sage-femme de dire à voix très haute le chiffre qui s'affiche. Je ne supplierais même pas d'avoir le droit d'enlever mes chaussures.

– J'irais essayer tous les pantalons de chez comptoir des chiffonniers.

– Je proposerais à ma mère qu'on aille faire les magasins ensemble, pour réécrire l'histoire et ne plus jamais lui ressortir cet épisode dramatique des Nouvelles galeries, elle et moi en larmes dans la cabine, parce qu'à douze ans la seule jupe m'allant était en flanelle marron, taille 44.

Si je reprenais du poids…

– J'aurais envie d'arracher à nouveau ce bourrelet qui empêche tout pantalon de fermer sans serrer.

– Je ressortirais toutes les fringues roulées en boule au fond du placard parce que trop grandes.

– Je roulerais en boule toutes les fringues nouvellement achetées au fond du placard.

– Je me réveillerais à nouveau avec cette question existentielle s'il en est: qu'est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ce matin. Putain.

– Je ferais bouger l'aiguille de la balance pour tricher, rien que pour le plaisir de reculer l'inéluctable.

– J'inventerais des problèmes hormonaux, je pesterais contre la rétention d'eau.

– Je finirais par prévenir tout le monde avant même que ça se voie que ça y'est, voilà, encore un coup pour rien.

– J'irais quand même à la plage et la mer serait à la même température qu'avec 10 kilos de moins.

– Je profiterais du printemps qui vient de la même façon.

– Je lâcherais l'affaire au niveau du tutu. (ok, c'est pour justifier la photo)

– Je serais toujours caroline, 38 ans, mariée, 3 enfants.

– Je retomberais la tête la première dans le paquet de granolas, ceci expliquant aussi cela.

– Je le laisserais carresser mes hanches, en essayant d'oublier qu'elles ne saillent plus.

– J'aurais à nouveau plein d'argent sur mon compte et je crierais à qui veut l'entendre que tout est moche cet été dans les magasins.

– Je dirais adieu à mon boy-friend jean et bonjour à mon slim. Sans avoir besoin d'acheter ce dernier, rien ne se perd, tout se transforme.

– Je saurais toujours écrire.

– Je serais toujours journaliste.

– Je serais quand même en vie.

Et les autres, qu'en penseraient-ils ?

Je crois que mes amies seraient tristes pour moi, désolées même. Peut-être que certaines, secrètement, trouveraient que finalement tout se remet à sa place et que ce n'est pas si mal, l'ordre des choses. Ma mère m'aimerait toujours mais on oublierait cette histoire de shopping. Elle me trouverait jolie quand même, je crois. Mes enfants me diraient qu'ils ne voient pas la différence et que non, vraiment, n'importe quoi, maman, tu n'es pas grosse. L'homme applaudirait à deux mains le retour de mes seins.

Peut-être qu'une fois le dos tourné, certains proches se diraient que c'est dommage, tout de même, ça m'allait bien. Et puis en face, ils m'assureraient que franchement, quand tu es trop mince, ça te donne mauvaise mine, ton visage n'est pas fait pour ça, ce n'était pas toi. Et si ça se trouve, ils seraient sincères dans les deux cas.

Voilà tout ça est un peu sorti tout seul, sans vraiment réfléchir. Si je suis à 100% honnête, le plus merveilleux dans le fait d'être plus mince est de pouvoir s'habiller sans y penser. Est-ce normal d'avoir fait des années d'études, de revendiquer depuis toujours le fait qu'une tête bien faite est dix fois plus important qu'un corps parfait et de pourtant courir après une telle futilité ? Pas sûr…

Set point et match

Pensive

Dans les commentaires du billet de vendredi, on m'a demandé combien de kilos j'avais perdu et comment finalement je le vivais, cet amaigrissement. C'est amusant parce que c'était un peu le sujet de ma dernière séance avec le docteur Zermati.

"Si vous deviez ne plus maigrir, si ces dix kilos en moins étaient le maximum que vous puissiez perdre en continuant à manger comme vous le faites aujourd'hui, que ressentiriez vous ?", m'a-t-il demandé.

"ça m'irait parfaitement". C'est sorti comme ça, sans réfléchir, et je crois que c'était totalement sincère. On peut penser que 69 kilos pour 1m63 – moins 11, donc pour être exacte -, c'est loin d'être conforme aux canons en vigueur. On peut même se dire qu'au niveau de l'ambition, je suis petite joueuse. Mais je rappelle que je suis une routarde du yoyo. Et qu'à 38 ans, on n'est certes pas raisonnable en tout, mais on sait certaines choses. Du genre qu'on n'a pas été programmée pour boxer dans la catégorie des Charlotte, Vanessa ou autres Kate.

Le docteur a eu l'air un peu surpris de ce cri du coeur mais plutôt surpris dans le bon sens. Lors de notre première séance, après avoir fait l'historique de mon poids au fil des ans depuis l'âge de 15 ans, il avait en effet évalué mon "set point" (poids auquel j'ai à priori génétiquement été déterminée – truie sa race de mother nature) à 67 – 68 kilos. C'est dire qu'on touche au but, si but il y avait.

Mais malgré tout, m'a-t-il prévenue, c'est peut-être maintenant que tout commence. Tout simplement parce qu'il va falloir identifier la façon dont je gère ce qu'il appelle "le stresseur poids". A savoir la peur de reprendre les kilos perdus. D'où la nécessité de ne pas perdre finalement beaucoup trop, j'imagine. Plus on tente de se maintenir à un poids qui n'est pas "naturel", plus le stress de ne pas y parvenir est intense et plus le risque de regrossir est grand. Je précise que là, c'est un peu mon extrapolation, le docteur n'a pas approfondi mais c'est ce que j'en déduis et que je déduis de mes expériences passées.

Alors que si on se contente de son "set point", à priori il est possible de manger à sa faim et selon ses envies sans que le mécanisme infernal se mette en route.

Il n'empêche que même dans ce cas, la peur de reprendre est là, je ne vais pas m'en cacher. Si j'étais le dalaï lama, ça se saurait.

C'est pour justement gérer cette angoisse que docteur Z. m'a donné ce petit exercice à faire pour la prochaine séance: écrire ce que j'éprouverais si a) j'étais plus mince, b) je reprenais du poids. Et également ce que mes proches, selon moi, penseraient dans ces deux cas de figure.

Objectif: travailler sur l'image qu'on a de soi et l'image qu'on pense que les autres ont de soi.

Bien sûr, je n'ai pas commencé mes devoirs alors que c'est pour dans deux jours. Mais j'ai ma petite idée et promis, si ça vous intéresse, je vous livrerai le fruit de mes réflexions, ou tout au moins ce qui peut être dit ici. On a sa pudeur, hein, même si ce n'est pas toujours ce qui saute aux yeux sur ces pages.

Voilà, je me rends compte qu'au final, je n'ai pas vraiment répondu à cette question du comment je vis cette perte de poids. Pas encore. Mais ma liste à venir sera, j'en suis sûre, un bon début…

Edit: La photo est censée illustrer cette grande réflexion qui s'annonce. Ok, c'est fumeux, mais parfois je me creuse un peu la tête pour les images, hein…

Une question d’équilibre

Repasléger

Lors d'une de mes séances avec le docteur Zermati, j'ai abordé la question de l'équilibre alimentaire.

– Non parce que vous comprenez, certes j'ai maigri, mais j'ai quand même l'impression de manger n'importe comment.

– Qu'est-ce que ça veut dire, manger n'importe comment ? (le coup de la question qui va m'amener à faire une réponse idiote qui va être démontée dans la seconde, la botte secrète du docteur Zermati)

– Ben… ça veut dire que les cinq fruits et légumes par jour, ils vont fréquemment voir là bas si j'y suis et souvent, mince, j'y suis pas.

– Et ça vous pose un problème ? Vous avez peur d'avoir des carences, vous êtes du genre obsédée de l'équilibre ? (ok, je sens venir le coup de grâce)

– Heu… non, c'est pas ça, mais les jours où je ne mange pas un légume et pas un fruit, je me…

– … culpabilise ? (Et pan, dans le mille, encore gagné, c'est trop injuste)

– Disons que je me doute que c'est moyennement bon pour ma santé. Non ? (la fille qui tente d'inverser la tendance sans trop y croire)

Faux. Faux, qu'il m'a expliqué, monsieur Zermati, alias Obi Wan Kenobi. Attendez, il ne m'a pas recommandé de manger des frites à la mayonnaise tous les jours que dieu fait, hein, faut pas déconner. Mais faut pas trop lui parler des campagnes du type des 5 fruits et légumes par jour, à mon maitre Yoda. Il n'a pas l'air comme ça, mais il pourrait s'énerver. Pourquoi ? Parce que selon lui, l'équilibre alimentaire ce n'est pas quelque chose qu'il faut chercher à atteindre sur un terme aussi court qu'une journée. Même pas sur la semaine.

Traduction: ce n'est pas parce qu'on ne mange pas de yaourt ou de laitages pendant plusieurs jours qu'on va se casser en mille morceaux ou perdre toutes nos dents. Idem pour les oranges, on risque pas le scorbut si on fait l'impasse dessus pendant un mois.

Le corps sait réclamer ce dont il a besoin, de la même façon qu'il sait se manifester quand il a la dalle. Et se forcer à manger des brocolis en plus du steack alors qu'on a l'impression d'être rassasié, juste pour faire son quota de vert, c'est tout simplement crétin (là c'est moi qui parle, le docteur Z. est bien mieux élevé). Parce qu'au final, non seulement ça ne va pas changer grand chose sur un plan nutritionnel mais qu'en plus, on engrange des calories pour rien. Et donc… on grossit. En mangeant des brocolis.

La vérité, avec maintenant six mois de thérapie au compteur, c'est que je n'ai jamais autant acheté de légumes sur le marché. Pas parce qu'il faut, mais parce que je me fais plaisir en les cuisinant et qu'il y a des soirs, après avoir déjeuné d'une quiche/part de flan/brownie/sandwich (pas tout à la fois of course) je n'ai qu'une envie, manger un autre type d'aliments.

Mais il y a aussi des semaines où faute de temps, d'envie ou de besoin, les féculents vont dominer mon alimentation, ou les laitages, ou les fruits ou que sais-je. Idem du coup pour les enfants. Et non seulement je continue à perdre du poids mais je ne me sens pas du tout plus fatiguée, barbouillée ou écoeurée.

Bref, comme me l'a expliqué monsieur Zermati, entre manger à midi un pain au chocolat et un repas complet type 'poulet, haricots verts, pain, yaourt et pomme', c'est le pain au chocolat qui sera le moins calorique. Et donc le repas complet qui fera prendre du poids. Ce qui ne signifie pas – j'insiste – que boulotter des pains au chocolat tous les midi est une bonne idée. Juste qu'on a des schémas idiots en tête, la preuve, quand il m'a demandé ce qui faisait le plus grossir entre ces deux déjeuners, j'ai sans réfléchir pointé du doigt la viennoiserie. Pour me raviser ensuite, flairant le piège.

Je ne sais pas vous, mais moi ça m'a fait un bien fou, cette histoire d'équilibre qui se trouve sur une période bien plus longue qu'une journée. Et je ne vous dis pas comme ça fait des vacances aux enfants à qui j'arrête de seriner des principes à la con selon lesquels ils vont rapetisser et perdre leurs cheveux s'ils ne finissent pas leur soupe. C'est un peu comme ces trucs de jeux vidéo versus lecture, en somme. On peut très bien avoir des périodes bouquins auxquelles se succèdent des semaines mario bross. Et au final, on aura fait un peu des deux, mais à son rythme…

Allez, que le power soit sur vos faces, petits scarabées…

Noix de cajou addict

Noix_de_cajou

"Et alors, maintenant, comment décririez-vous votre façon de manger ?", m'a demandé il y a une semaine le docteur Zermati.

– Mmmm… Je dirais que je suis plus détendue face à la nourriture, il y a des jours où je ne pense même pas à ce que je vais manger, ni à la thérapie, je me laisse guider par mes besoins et mes envies. J'ai même l'impression d'arriver à m'arrêter à la fin d'un repas sans que ce soit raisonné, juste parce que j'en ai eu assez. Bon, ce n'est pas non plus le cas systématiquement, mais rien à voir avec ce qui se passait avant.

– On peut dire que ça devient naturel ?

Oui, c'est ça, en somme, ça devient naturel, ai-je acquiescé. Et puis quelques secondes après, toujours cette fichue manie de trop l'ouvrir, j'ai ajouté: "par contre, il y a quand même encore un cas de figure dans lequel je suis angoissée, c'est quand je suis invitée". "A cause de l'apéro, je veux dire".

– Vous avez peur de boire trop d'alcool ? (mine un peu inquiète du médecin qui se demande si de légèrement boulimique la patiente est passée à sérieusement alcoolique)

– Ah nooooon, le rassurai-je immédiatement. A cause des noix de cajou.

Ah. "Les noix de cajou", fit-il d'un air entendu.

– Non c'est très sérieux, je ne sais pas m'arrêter. Je pense qu'ils mettent de la cocaïne ou quoi dedans, je ne vois que ça, je ne suis plus moi même devant un bol de noix de cajou. Et là, franchement, je ne sais pas gérer.

– Chez vous, vous faites comment, alors ?

– Chez moi ? C'est simple, y'en a pas. Je ne suis pas folle vous savez (tribute to Foresti)

– Ah bon ? Vous adorez ça mais vous n'en achetez pas ? (air exagérément étonné du thérapeute qui veut faire passer un message) Qu'est-ce que vous servez du coup à l'apéro ?

– Ben… des tomates cerise, éventuellement des morceaux de fromage, ou des carottes crues, ou…

– Et c'est bon ? (air ostensiblement sceptique du thérapeute qui veut me faire dire que les tomates cerises ça pue)

– Heu… oui, bien sûr… (fille à deux doigts de craquer)

– Aussi bon que les noix de cajou ? (passage du thérapeute à la vitesse supérieure, à savoir le sarcasme)

– Évidemment que non ! (patiente tombée à pieds joints dans le piège du thérapeute)

– Et les gens préfèrent les tomates cerises aux noix de cajou ? (Air triomphant du thérapeute qui sait qu'il vient de porter l'estocade)

– J'en doute mais je m'en moque, tout ce que je sais c'est que moi du coup je ne tombe pas dedans la tête la première. (Et pan, prends ça Sigmund, imparable)

– En somme vous préférez servir à tout le monde un apéritif dont vous savez qu'il est beaucoup moins apprécié que ce que vous pourriez offrir, uniquement dans le but de ne pas en manger, j'ai bien compris ? Et, si je puis me permettre, vous en mangez quand même des trucs que vous mettez sur la table ?

– Heu… oui, mais c'est moins pire que de manger des noix de cajou ou des pringles. Non ?

– …

Ok.

Zermati 1, Patiente, 0.

Cette joute verbale a donc débouché, vous vous en doutez, sur un petit exercice que Zermati affectionne tant.

Pendant quatre jours, je devrai mon repas de midi par des noix de cajou, voire – docteur Z est magnanime – un mélange de ces délicieuses saloperies et de chips, springles ou autres chipsters. En gros, même chanson qu'avec le chocolat. Sauf que là, si une heure après j'ai encore faim, je dois remanger de ça et rien d'autre. Par ailleurs, je dois en prévoir une assez grosse quantité pour qu'il en reste.

Et le reste…

Je le jette.

Tous les soirs.

Pourquoi jeter ? Parce que selon le doc, continuer à manger un aliment alors qu'on a plus faim, c'est ni plus ni moins considérer son estomac comme une poubelle. Voire comme une déchetterie. Il n'est pas pour le gaspillage, mais il ne voit pas en quoi balancer des restes à la poubelle est plus du gachis que de le avaler alors qu'on n'en peut plus et que ça ne nous fera donc pas de bien.

Bref, me voilà obligée donc de manger des noix de cajou quatre jours de suite. La tuile.

Je précise que contrairement à ce qu'on pourrait penser, le but n'est pas de me dégouter à vie des noix de cajou. L'objectif est je crois de me faire découvrir à partir de quelle quantité de noix de cajou je ne prends plus de plaisir.

Pas sûre que ça règlera totalement mon souci de l'apéro, lié également je crois à l'espèce d'anxiété que j'éprouve en début de soirée lorsque je suis entre amis, je ne sais pas, la peur que la mayonnaise ne prenne pas, qu'on s'ennuie, que je ne dise pas les choses qu'il faudrait, etc etc etc. Mais bon, j'ai décidé de faire confiance à mon thérapeute, alors inch'allah et à moi les noix de cajou. Bordel.

Tout sur le G.R.O.S

Ceci est un message à caratère informatif, ce qui explique l'absence d'image qui va avec. Ok, surtout j'avais pas d'idée pour l'illustrer.

Comme je reçois beaucoup de demandes par mail ou dans les commentaires sur la façon d'obtenir des informations sur les préceptes de Zermati ou d'Apfeldorfer, je voulais vous donner l'adresse internet du
GROS
,
le réseau créé notamment par ces deux médecins.

Vous y trouverez plein
d'infos sur leur méthode – si on peut appeler ça comme ça – et en écrivant au mail donné en contact sur le site, vous pourrez obtenir une liste de médecins de la même obédience. Je crois aussi qu'en appelant le secrétariat de Zermati – dans
les pages jaunes – vous pouvez obtenir des numéros.

On m'interroge par ailleurs fréquemment sur le prix d'une consultation et sur son éventuel remboursement. Je l'avais déjà dit mais donc c'est 100 euros la consult, à
raison d'un rv tous les 15 jours. En ce qui me concerne c'est remboursé,
mon médecin traitant ayant demandé une prise en charge pour des troubles du
comportement alimentaire. Après je ne sais pas si ça marche pour tout
le monde, je pense que si. J'ai une mutuelle donc personnellement je
m'en sors. Mais c'est évident que c'est un investissement et qu'il faut
avancer l'argent, donc j'en conviens, ce n'est pas à la portée de
toutes les bourses.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, vous me pardonnerez le côté un peu lapidaire de ce billet, mais Helmut adorant le comique de répétition, elle nous rejoue le sketch de la gastro. Depuis deux jours, je pense que pas un seul endroit de la maison n'a pas été aspergé de vomi. Canapé et moquette compris. Je me suis même promenée toute la journée avec des bottes constellée d'éclaboussures de lait régurgité, affirmant avec une mauvaise foi toute maternelle que franchement la neige et le sel qu'est-ce que ça abime les pompes, putain.

Bref, j'imagine qu'as usual je vais y passer samedi, histoire d'être en pleine forme lundi pour ré-attaquer et gérer le gerbis des grands qui ont le système immunitaire d'une mouche je le rappelle.

La maternité est un chemin pavé de roses.

Ne plus faire attention

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Le premier nutritionniste que j'ai vu à 15 ans m'avait prévenue d'emblée: "C'est toute ta vie qu'il faudra faire attention, c'est comme ça, il ne faut pas croire que ce régime va durer deux mois. Si tu recommences ensuite à manger n'importe comment, tu reprendras tout ton poids".

Le verdict était tombé, au rayon diète, j'avais pris perpète.

Au fil des ans, les médecins rencontrés ont tous renchéri. "Il faudra faire ATTENTION tout le temps".

Faire ATTENTION.

Je crois avoir prononcé ces quelques mots des dizaines de milliers de fois. "ça va, j'arrive à me maintenir, je fais attention". "Si je fais attention, les kilos ne reviennent pas". Ouh là là, j'ai regrossi, il faut absolument que je fasse attention".

Évidemment, la variante négative aussi marche très bien: "Je n'ai pas fait très attention ces derniers temps, c'est la cata niveau poids". Etc.

Il m'a fallu ma rencontre avec le docteur Zermati pour comprendre que justement, faire attention, c'est le mal. C'est ce contrôle permanent, cette impression d'avoir pris 20 ans derrière les barreaux du nutritivement correct qui déchaîne systématiquement mes compulsions dès que je baisse ma garde.

Avec cette thérapie, c'est la première fois que je ne ressens pas cette condamnation à durée indéterminée, que je ne guette pas la "fin" du régime, que je ne me pose pas la question de la fatidique "stabilisation".

Tout simplement parce qu'il n'y aura pas de stabilisation. Pour la bonne raison qu'il n'y a pas de régime.

On me demande souvent ces derniers temps, ici ou dans la real life, comment je vais faire "après".

Je réponds qu'il n'y a pas d'après. Il y a au fl du temps je l'espère, la banalisation d'un mode de vie alimentaire décomplexé.

Ok, dit comme ça on dirait du Frédéric Lefebvre.

Mais je suis on ne peut plus catégorique, je peux vivre les années qui me restent en mangeant comme ça. Ce qui n'a jamais été le cas lors des expériences précédentes, pendant lesquelles, au choix, je pesais chaque tranche de pain, faisais cuire au petit déjeuner des soit-disant pancakes ultra-protéinés au gout subtil de Smecta, ou cuisais 40g et pas un de plus de haricots verts agrémentés d'une demi-cuiller à café d'huile de colza. Miam.

Cette année, J'ai passé les fêtes en dégustant du foie gras, du saumon fumé ou du fondant chocolat marrons, une des choses que je préfère au monde. J'ai également jeuné un bon nombre de soirs ou de midi, sans me forcer, tout simplement parce que ma panse était pleine. Résultat, pour la first time of my life, j'ai perdu un kilo et même un peu plus durant ces deux semaines.

Alors oui, je peux continuer ad vitam, parce que rien ne me sera plus jamais interdit et que je n'ai pas prononcé une seule fois la désormais phrase proscrite: "non merci, j'essaie de faire attention".

En revanche, à ma grande surprise, j'ai à plusieurs reprises refusé truffes, chocolats ou autres papillotes parce que non merci, je n'ai plus faim. Et c'est mon dernier mot Jean-Pierre.

Edit: Ces bonbons étaient vendus à la fête foraine du Grand Palais, et même pas j'ai été tentée. Dingue.

Tout le monde grossit à Noël

Labuche

Chose promise chose due, voici les quelques conseils glanés lors de ma dernière entrevue avec le docteur Zermati, à trois jours de Noël et des agapes en tous genre qui se profilent.

Attention, je dis "conseils" mais ne vous attendez pas à des solutions toutes faites, ou trucs magiques pour "réveillonner sans grossir" ou même "perdre trois kilos avant les fêtes". Vous l'aurez compris, ce n'est pas le genre de la maison, encore moins du docteur Z.

Il n'empêche que lundi, donc, alors que je faisais le point – après un mois sans rendez-vous, merci les impondérables qui m'ont obligée à annuler par deux fois – sur ma food-way-of-life, j'ai confié à Mr Z. mon appréhension en cette fin d'année, synonyme de gavage.

– Comment vais-je faire pour m'arrêter quand je n'aurai plus faim ? Chez moi, en temps normal, ça va, j'y arrive à peu près, je quitte la table quand je sens que j'ai eu mon compte et personne ne me pose de questions. Mais dans un contexte plus festif, ça me semble impossible.

– En effet, ça l'est. Impossible. Personne ne respecte sa faim dans ce genre d'occasions. Vous, pas plus qu'une autre, soyez-en certaine. Il faut être réaliste, la plupart du temps, lors d'une soirée de réveillon, on est rassasié à la fin de l'apéritif. Personne n'a encore faim au moment de la dinde, après avoir ingurgité foie gras, saumon et huitres. Et pourtant, personne en général ne quitte la table avant la fin. Et je ne vous le conseille pas, vous finiriez par ne plus être invitée nulle part !

– Oui mais alors ça signifie que je vais donc grossir ?

– Absolument. Comme la majorité des invités. Tout le monde prend un ou deux kilos à cette période de l'année.

– Sauf que moi j'en prends facile le double et que, devinez quoi, j'ai une certaine tendance à les faire fructifier. Si la bourse était aussi sûre que mes prises de poids de fin d'année, Lehmann Brothers serait encore des nôtres.

– Pas cette année, vous verrez.

– A moins de sauter dans l'espace temps et de faire l'impasse sur la semaine à venir, je ne vois pas comment.

– Comment ? Tout simplement en faisant confiance à la ré-gu-la-tion. A savoir que les jours qui suivront le réveillon, vous écouterez votre faim et sans même vous en rendre compte vous mangerez moins, pour compenser le trop plein. Mais attention, ça ne se fera pas sur une journée comme c'est le cas chez les bébés qui peuvent sauter sans problème le repas du soir pour cause de goûter trop copieux. Plus on vieillit, plus la régulation prend du temps. Par conséquent, pas de pesée le lendemain de noël, à moins d'être maso. Attendez une semaine et vous verrez, tout ira pour le mieux.

– Donc je mange ce que je veux, je ne me culpabilise pas et même pas je vais grossir ?

– En gros … oui.

– Mais quand même, vous n'avez pas deux trois trucs qui pourraient m'aider à limiter la casse, du style la cuiller d'huile avant le repas ou la pomme à 17h pour arriver sans avoir faim et donc éviter de me jeter sur ce qui passe ?

– Alors là, typiquement le genre de chose à ne pas faire. Quand on s'apprête à aller manger ses plats préférés, c'est absurde d'arriver en n'ayant pas faim, puisque je vous le rappelle, on ne grossit pas quand on a faim. Donc on évite l'en-cas juste avant. Après, il peut être utile d'avoir une idée du menu. Histoire de ne pas se lâcher sur le foie gras comme si c'était le seul met de la soirée alors qu'il n'est qu'un apéritif. Le mieux est en effet de faire en sorte de faire durer sa faim le plus longtemps possible, c'est le principe de la fameuse phrase: "je garde une petite place pour le dessert".

– Donc en gros, vos deux recommandations sont: 1) avoir faim, 2) s'informer du programme histoire de faire durer sa faim le plus longtemps ?

– Vous oubliez le 3)

– Qui est ?

– Prendre du plaisir et manger sans mauvaise conscience. Parce qu'on sait que ce qui est pris aujourd'hui se perdra par la suite.

– Amen.

Bon, ok, ce dialogue est un poil remanié, mais les trois conseils sont authentiques. Et c'est forte de mes 8 kilos en moins en trois mois et demi de zermatage que je vous assure d'une chose, il semblerait que ce soit la bonne parole. J'ajoute qu'il y a un 4), qui consiste à mettre encore plus l'accent sur la dégustation pendant ces fêtes de Noël. Prendre le temps de savourer les premières bouchées, se concentrer sur les saveurs, jouer à comparer deux saumons fumés, deux foie gras ou deux huitres. Appréhender le repas comme une expérience gustative et non comme une orgie culpabilisante.

Personnellement, je trouve le programme plutôt… appétissant.

Non ?

Sur ce, je vous souhaite de merveilleuses et goûteuses fêtes…

Edit: Cette séance a été riche à plus d'un titre, je vous raconterai le reste dans un prochain billet, l'heure est aux vacances…

Edit2: Hier on parlait des films "de Noël", "La Bûche" fait partie de mes "classiques", pas un chef d'oeuvre, pas de quoi faire grimper aux rideaux les gars du Masque et la plume, mais assurément, un film de Noël…

C’est quoi s’assumer ?

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Assumer. Voire s'assumer.

C'est le mot qui revient souvent ces derniers temps quand j'évoque ma démarche avec le docteur Zermati, ici ou ailleurs. "Pourquoi tu veux maigrir alors que tu as toujours dit que tu assumais ?", "Y'a tromperie, tu as revendiqué depuis des années sur ton blog que tu assumais, et voilà que tu fais un régime ?". "Mais alors les rondes ne s'assument pas, c'est ça ?". "Y'a-t-il des grosses heureuses qui s'assument ?".

Plus généralement, c'est un terme qu'on lit partout, dans les magasines plus ou moins sérieux: "assumez-vos formes", "comment assumer ses rondeurs" et patin couffin.

Je ne peux pas répondre au nom de toutes les filles en surpoids, seulement en ce qui me concerne.

Et que ce soit clair, oui je m'assume. Parce que selon moi, s'assumer, signifie vivre sa vie, envers et contre les kilos, s'autoriser à être heureuse, ne pas avoir honte, aller sur une plage, se montrer à demi-nue, faire l'amour, s'apprêter pour sortir.

S'assumer c'est s'accepter dedans et dehors. Autrement dit, je revendique le droit d'être grosse sans avoir à subir moqueries, jugements à l'emporte pièce et conseils à deux balles sur le cholestérol qui finira par me manger toute crue. Je crie haut et fort que les Big Beauty et consort ont autant de légitimité que les Punky et leurs friends à se prendre en photo et jouer les top models de la bloguerie.

Mais.

ça ne veut pas dire que je ne préfèrerais pas être mince.

ça ne veut pas non plus dire que je vivais bien avec les kilos qui s'étaient accumulés ces derniers mois, thank's to the grossesse, le baby blues, la quarantaine approchante et un comportement alimentaire déviant.

D'où, donc, cette prise en main du problème.

Je crois qu'on en meurt, dans cette société, de cette volonté qu'on a de coller les gens dans des cases. Les rondes fières de l'être ne peuvent pas devenir minces, les matheux ne peuvent pas avoir envie de suivre des cours d'histoire, les Français doivent se sentir exclusivement français et pouvoir se définir selon des critères bien précis arrêtés lors de débats débiles, et j'en passe.

Si c'était si simple, la vie, ça se saurait. On peut, pendant des années, penser sincèrement qu'on s'accommode très bien de certains traits de physique ou de caractère. Et puis finalement se rendre compte un matin que ce poids qu'on se traine n'est pas que le fruit d'une imagination malade. Que les valises on a envie de les poser, voire de les vider.

C'est ce qui m'est arrivé – et pas qu'une fois, je n'en suis hélas pas à ma première tentative – au mois de septembre. C'est ce qui m'a pris par la main et m'a amenée à frapper à la porte du docteur Z.

Peut-être que cette perte de poids va se pérenniser, peut-être pas, j'ai eu trop de rechutes pour avoir aujourd'hui des certitudes. Ce que je sais c'est que non, je n'aurai pas à changer le nom de ce blog, pour la bonne raison que même avec 10 kilos en moins je n'entrerais pas dans la case mince. Et même avec 20 en moins, ce qui n'est absolument pas l'objectif – d'autant que d'objectif il n'y a pas -, je n'oublierais pas la ronde qui vit dans mon corps depuis que je suis en âge de me souvenir de qui je suis.

Voilà, je ne sais pas si c'est très clair, je ne me suis pas sentie agressée, entendons nous bien, je comprends les interrogations que j'ai lues ça et là et les réticences de certains proches. J'essaie donc d'y répondre avec le plus d'honnêteté possible. Oui, si on me donnait une baguette magique, je choisirais un 38. Mais non, je ne crois pas que la minceur soir la clé du bonheur, juste un facilitateur dans une société où l'apparence compte de plus en plus. Je ne serais pas heureuse, je le sais, si je continuais à grossir, parce que tout est plus compliqué au quotidien, parce que c'est trop décourageant de savoir dès le réveil qu'on va filer son collant à force de tirer dessus, devoir s'allonger pour fermer son jean – qu'on déboutonnera à la première place assise dans le métro -, changer trois fois de haut avant d'en trouver un qui cache le cul sans faire sac, et  tout ça pour au final détester l'image que nous renverra le premier miroir croisé.

Je crois sincèrement celles qui affirment avoir fait la paix avec leur corps malgré un IMC de compétition. Il se trouve que ce n'est pas mon cas. Mais non, je n'ai jamais trompé qui que ce soit, parce qu'il me semble que tout ceci transpirait dans les premiers billets de ce blog. Et une bonne fois pour toutes, on peut s'assumer tout en souhaitant changer…

Edit: J'avais envie de remettre la photo de la belle espagnole sur la plage, mais après je me suis souvenue que ça avait donné lieu à un sacré débat sur le droit à l'image. Alors voici, une fois encore, mon décolleté, que j'a-ssu-me.

Le test de la marinière

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Et ces quatre jours à bouffer du chocolat, alors ?

Un enfer.

Nan, je déconne, j'ai adoré.

M'est avis que c'était moyennement l'objectif, mais je dois bien confesser que sur les coups de 11h, savoir que m'attendait ma tablette de Milka… ça ne m'angoissait pas, si on veut euphémiser.

Toutefois, toutefois, tou-te-fois.

Je n'ai jamais fini ladite plaquette. Et pas parce que je me restreignait. Juste parce qu'au bout de la moitié, très franchement, ça perdait sacrément de son attrait. Surtout sachant 1) que j'en aurais le lendemain, 2) qu'une heure après, en cas de fringale, je pourrais me taper une collation.

Résultat, en fait de collation j'ai mangé un petit pain le premier jour, une mandarine le second et une tranche de jambon le troisième.

Il n'y a pas eu de quatrième parce que ça tombait un jour où j'avais un dèjeuner de boulot et que je sens que tout le monde n'est pas encore prêt à recevoir le message zermatien. Autrement dit, j'ai déjà la réputation d'une originale au travail, je préfère garder mes expériences pour moi même, trop d'excentricité tue l'excentricité au yeux des collègues.

Du coup j'ai un peu faussé le truc à mon avis, mais preuve que j'avais eu mon compte de Milka, depuis, pas un carré n'est tombé dans mon escarcelle et ça ne m'a pas manqué pour deux sous.

Ok, j'ai un tout petit peu enchainé avec une gastro de compétition.

Mais quand même, quoi. Je rappelle qu'à Londres y'a des catburry à tous les coins de rue et même pas j'ai pensé à en ramener.

Et sur la balance, ça a donné quoi

Presque un kilo en moins, je dirais à vue de nez (je n'ai pas une de ces balances qui te donnent non seulement ton poids au microgramme près mais aussi ton taux de matière grasse, ton tour de cuisse et ton signe du zodiaque) 800 grammes en moins.

Signe, donc, qu'on peut maigrir en bouffant du chocolat. Ce qui est en soi en ce qui me concerne la meilleure nouvelle de ces dix dernière années. A côté la découverte de lacs tempérés sur mars me semble être d'une vacuité, je dis pas.

Bref, voilà, j'avance petit à petit sur ce chemin totalement nouveau pour moi et j'avoue que j'y prends beaucoup de plaisir. J'affiche quasi 7 kilos de moins, ce qui signifie concrètement que je perds un peu mes pantalons, que les talons me sont moins difficiles à porter toute une journée, que mes soutiens-gorge ne donnent plus l'impression que j'ai des seins AUSSI dans le dos, que je remets une marinière – JPG s'il te plait offerte – il y a dix ans mais qui faisait brassière ces derniers mois et que je suis à quelques centimètres de fermer un pantalon Comptoir des chiffoniers acheté sans être essayé un jour d'inconscience en 1998 environ (un 44 qui s'était perdu dans la boutique et que je n'ai pas eu le
coeur de laisser seul, trop cruel, les autres n'arrêtaient pas de se
foutre de sa gueule). Ce qu'il y a de bien d'ailleurs c'est que cette marque ressortant chaque année la même collection ou presque, il est sensiblement identique à ceux qu'on voit dans les vitrines aujourd'hui.

Je ne me sens pas plus heureuse avec 7 kilos en moins, je suis toujours dans la dizaine des 7, je n'ai pas fait tomber d'hommes à la renverse dans la rue, le mien me regarde avec appétit mais c'était déjà le cas il y a deux mois. En revanche, je me sens mieux physiquement, mon genou craque moins quand je monte les escaliers et je suis moins essouflée quand je marche. Au lit, aussi, ça change des choses, disons que le voyant rouge qui s'allume d'ordinaire dès qu'il approche de la zone se situant entre le dessous des seins et le pubis – "stoooooop, ne touche pas mon ventre" – s'est mystérieusement éteint. Et ça, ça fait du bien.

Edit: Je ne mets pas cette photo pour que vous me disiez tous et toutes que j'ai minci, c'est juste que parfois je ne sais pas forcément comment illustrer ces billets, que la tablette de choc ça finit par me lasser et que j'aime bien cette marinière, c'est un de mes vêtements "tests", quoi.

Edit2: Je ne veux pas dire que je n'aime pas qu'on me dise que j'ai minci, comme toutes les femmes ça me remplit de bonheur à l'intérieur de moi.

Edit3: En fait vous dites bien ce que vous voulez, hein, en fait.

Edit4: La photo a été prise au retardateur, l'appareil perché sur une étagère, à la nuit tombée. Elle a donc des raisons d'être comme elle est, épargnez là.

Gastro, Marc, london et chocolat

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Hier c'était mon premier jour "chocolat". Verdict ? Savoir que je pouvais manger la tablette entière m'a singulièrement apaisée. J'ai respecté les consignes zermatiennes, à savoir déguster chaque carré, en prenant le temps de me mettre à table. Bon, comme j'étais dans un café, je n'ai pas poussé jusqu'à mettre la tablette entière dans une assiette comme c'était recommandé. Mais je me suis pris un thé et j'ai vraiment pensé à ce que j'étais en train de faire à savoir boulotter du milka – I know, ce n'est pas le meilleur pour les puristes, mais j'ai un gros faible pour la vache bleue – en toute légalité.

A la fin de la première barre, léger écoeurement, mais pas rassasiée. La seconde barre était moins bonne, mais tout de même, ce goût de reviens-y qu'on toutes les drogues sucrées. Du coup, pan, troisième barre. Plus deux carrés pour la route.

Résultat, une moitié de tablette en guise de repas.

Et une sacrée envie de boire des litres de flotte pour faire passer cette sensation sirupeuse au fond de ma gorge, cette overdose de sucre qui irrite les amygdales au point de te faire tousser.

Sur les coups de 17h, j'ai eu une légère faim, une de mes collègues maigre comme un clou et addict des pains suisses – insulte au diététiquement correct – en fin d'après-midi m'a ramené un petit pain au muesli, je n'avais en effet envie que de salé.

Le soir, une bonne part de quiche aux épinards home-made et un bout de fromage sur du pain et roule ma poule.

Qu'est-ce que je retiens de ça ?

Qu'une demi tablette est restée dans mon sac à main la moitié de la journée sans que j'ai même pensé à en grignoter un carré. Moi qui ne peux me retenir à moins d'un kilomètre normalement de tout produit composé à plus de 2% de cacao, j'ai OUBLIE que j'en avais dans mon Marc Jacobs.

Ouais, j'ai un Marc Jacobs, je sais, ça fait troooop pétasse blondasse de s'en vanter, mais j'ai tout de même tenu 10 mois avant de lâcher ma joie ici, vu que c'est mon cadal de Noël 2008. En plus il est violet.

Par contre je dis pas tout ce qu'il y a dans mon Marc Jacobs, parce que j'ai beau savoir qu'il faut toujours décaler une pièce de luxe pour être trendy sans ostentation, j'ai bien conscience en y regardant de plus près que trop de décalage… tue le décalage. Et que personne ne doit conseiller d'avoir dans son Marc Jacobs une tétine, des lingettes, du lait séché du biberon transporté sans capuchon, des pastilles vichy qui font des petits depuis six mois au fond et j'en passe.

Fin de l'apparté, aujourd'hui j'entame mon second chocolate's day. Cela dit, j'ai des doutes quant à la possibilité de pousuivre dans des conditions sereines. Non je dis ça, je dis rien, mais après Helmut qui a vomi 37 fois sur le trajet du 47 châtelet – maison blanche dimanche, c'est petite chérie qui a tapissé sa chambre toute la nuit. Selon mes calculs, le machin devrait dégobiller sur sa maitresse aux alentours de 16h. L'homme est programmé pour mercredi. Quant à moi, avec mon karma pourri, je mise pour la queue de peloton, vendredi, genre, une heure ou deux avant d'embarquer pour London.

Ah, parce que je ne vous ai pas dit ? Le week-end prochain, on part deux jours à Londres avec cher et doux, zaz et son grand frédé.

Edit: Je dois être la seule blogueuse à partir à London sans que quiconque l'y ait invitée et en payant donc son Eurostar et son hôtel. Ce qui n'enlève rien à mon excitation à l'idée de… dormir deux nuits sans entendre Helmut réclamer un biberon à 5h. Tout compte fait, Cergy Pontoise aurait peut-être fait l'affaire.

Edit 2: Non, Helmut ne fait pas ses nuits. Enfin, elle les a fait, je pense. Trois semaines environ. Elle cherche à battre un record, j'imagine.

Edit 3: J'ai comme l'impression que c'est décousu tout ça, non ?

Edit 4: Ok j'ai un Marc Jacobs ET je pars à Londres, ce qui fait de moi une fille détestable. Mais depuis un mois, les membres de ma famille enchainent grippe et gastro, ce qui fait une moyenne, non ?

Edit 5: Quand je pense que je ne savais pas quoi écrire aujourd'hui.

Edit 6: Ok, je montre l'intérieur du sac, c'est thérapeutique. La honte à l'intérieur de moi est censée m'aider à lutter contre mon bordélisme.

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Edit 7: C'était aussi pour montrer la doublure que j'aime d'amour. Panthère verte. Chez n'importe qui d'autre que Marc, c'est pupute. Et là… non. Ou pas.