God save the scone (and the muffin)

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Il y a des moments, brefs, dont on sent que l’on se souviendra toute sa vie. Les quelques instants en apesanteur sur le glacier islandais en font partie, ces minutes sur ce bateau filant à toute allure sur le Loch Lomond aussi. La légère ivresse du champagne, l’air cristallin, la lumière un peu dorée de la fin du jour, les doux reliefs des collines à l’horizon et le miroir de l’eau reflétant les nuages comme en abyme, tout semblait comme aligné. Parfois, l’équilibre des éléments me procure une joie intense difficile à expliquer. En lire plus »

Déjeuner en paix…

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Collaboration Kellogg’s

Je ne sais pas vous mais moi j’adore par dessus tout les articles dans lesquels les people racontent leur rituel du matin. Ça me donne l’impression qu’il existe un monde parallèle auquel je n’aurai jamais accès, où les femmes, fraiches et disposes dès leur réveil se purifient d’un citron pressé chaud avant de poser un pied par terre (non sans s’être étirées comme un chat au préalable). Le reste est à l’avenant: crèmes et sérums aux noms exotiques, ramenés d’un stage de yoga au Bouthan, quelques exercices de pilates pour se recentrer, puis, en guise de petit déjeuner, deux ou trois graines d’acerola trempées dans du lait de soja (et le dimanche, FÊTE, une tranche de pain complet badigeonnée de crème d’amande). Ensuite, elles partent chevaucher la vie à dos de licorne et rigolent avec les marmottes qui emballent joyeusement le chocolat.

Je me moque un peu, mais ces rituels décrits sont si loin du mien que je ne m’en lasse pas.

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Lumière écossaise

DSC_0629 Un billet express avant de partir pour le spa, puis l’initiation au golf, deux activités harassantes prévues pour aujourd’hui et qui permettront, je l’espère, à mon corps d’éliminer une partie du muffin à la myrtille boulotté ce matin (qui n’est en réalité que la dernière pièce du puzzle de ces deux jours culinairement généreux).

Hier nous sommes donc arrivés à Loch Lomond, l’un des plus grands lacs d’Ecosse (si ce n’est le plus grand d’ailleurs mais le guide avait un accent si prononcé que je ne l’ai compris que lorsqu’il m’a proposé du champagne sur le bateau). Dans un hôtel, the Cameron house, qui nous a immédiatement évoqué la demeure des Crawley dans Downton Abbey. On s’est du coup pas mal disputées pour savoir laquelle de nous était Mary, c’est Violette qui a gagné, COMME D’HABITUDE. Du coup j’ai décrété que je serais Anna (j’ai un faible pour John Bates). Céline hésite encore mais moi je la vois bien en Sybil.

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What happens in Edimbourg…

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Trop fatiguée pour écrire longuement, la journée d’hier a été intense, lever aux aurores, prise d’un avion à hélices ou presque (et par conséquent trouillomètre à zéro) et arpentage de la ville à peine arrivés, histoire d’en louper le moins possible (on en bave dans les internets).

Heureusement, il a fait un temps sublime, avec un ciel bleu comme seuls les pays du nord savent les offrir. Je reviendrai évidemment en détails sur Edimbourg, mais je peux d’ores et déjà vous confirmer que ce fut love at first sight. Ce petit périple, qui nous emmène demain au Loch Lomond pour mieux revenir mercredi dans la capitale écossaise, est organisé par le magazine Nous Deux, et plus précisément le site « osezlebonheur ». Si j’ai fait partie des invités, c’est je crois notamment parce que dans mes billets J’aime, je recense toutes les semaines ces petits riens qui font que la vie, bien que souvent chienne, vaut malgré tout le coup. En lire plus »

In english please…

Coucher-de-soleil-à-Edimbourg-Ecosse-Royaume-Uni

Hi everybody ! A l’heure où vous me lirez, je serai un peu plus au nord, dans une contrée un peu étrange, où les hommes portent des kilts et parfois rien dessous. Bonjour les clichés me direz-vous, et vous aurez raison, mais laissez-moi rêver. Je suis donc pour la semaine à Edimbourg, dans le cadre d’un voyage de presse dont je vous dirai plus dans les jours à venir, je compte bien vous narrer en direct nos aventures, je pars en bonne compagnie, m’est avis que ça va enjoyer sévère. En lire plus »

Des fraises, des framboises et une orange

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Au risque de paraitre un peu démago, je voulais vous remercier pour votre participation enthousiaste au concours d’hier. Je suis toujours particulièrement touchée quand les gens manifestent une telle envie de livres. Et je suis assez fière que vous soyez autant au taquet pour gagner un bouquin qu’un produit de beauté.

Parenthèse démago fermée, voici les gagnant(e)s:

Commentaire 94, Plum’

Commentaire 12, Zouzou

Commentaire 166, Mmarie

Envoyez-moi un mail à l’adresse cfrancfr(at)yahoo.fr avec votre adresse postale ! Ah et tant que j’y suis, Xotchil, je n’ai pas reçu de mail de ta part pour French Disorder, peux-tu me l’envoyer, avec adresse, nom du produit et taille ?

Pour les déçus, le livre de Vincent Maston est dispo dans toutes les bonnes libraires et ici... En lire plus »

Germain dans le métro, un héros trop sensible (concours inside)

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Je ne sais pas si vous vous souvenez mais il y a quelque temps – deux ans déjà – j’avais participé au « Labo d’écriture des nouveaux talents » organisé par la Fondation Bouygues Télécom. J’avais raconté jour après jour ces cours passionnants prodigués par Bruno Tessarech et glissé ça et là quelques bribes de ces embryons d’histoires ou de personnages, nés quasiment sous nos yeux. J’aurais adoré vous apprendre que suite à ces séances, mon roman était enfin terminé, mais hélas mon arlésienne reste bien tranquille là où elle doit être, dans un pays nommé Velléité. En revanche, plusieurs de ma « promo » ont fini par accoucher de véritables ouvrages de papier, brochés et publiés. En lire plus »

Y’a quelqu’un qui m’a dit que j’ai arrêté de fumer

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Deux mois et demi que je n’ai pas touché une cigarette. Et le moins qu’on puisse dire c’est que… ça n’est pas vraiment le pied.

A savoir que je cherche désespérément les points positifs de cette histoire. Si, quand même. D’après je ne sais plus quelle appli (j’en ai installé pas mal sur mon téléphone, elles me félicitent régulièrement avec des messages pop-up très sympas, surtout quand ils s’affichent devant témoin « BRAVO, VOTRE LIBIDO EST A NOUVEAU AU TOP ! » (ah oui ?)), les cils vibratiles de mes poumons ont commencé à se régénérer. Bon c’est sûr que c’est un peu comme dans le sketch de Florence Foresti sur la grossesse et les femmes enceintes qui ont de beaux cuticules. Difficile de frimer en parlant de ses cils vibratiles.

Mais à part ça – et ma voix qui s’éclaircit parait-il, toujours selon ces sources ultra informées – on est pas loin du carton plein d’emmerdes. En lire plus »

J’aime #55

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Normalement vendredi nous devions Violette et moi nous envoler pour Casablanca, pour assister au festival de musique Mawazine. Est-ce que c’était notre karma ? Je ne sais pas, mais le fait est qu’après nous être levées aux aurores, notre taxi est tombé en panne sur l’autoroute et que nous avons attendu si longtemps la dépanneuse que notre avion nous a au sens propre filé sous le nez. Autant vous dire qu’on l’a eue mauvaise. Bonjour, nous sommes les Bridget de la blogosphère (m’est avis que désormais les gens qui nous inviteront nous donneront une heure de départ volontairement avancée à la veille histoire de s’assurer qu’on y sera bien).

Malgré tout, le week-end ne fut pas si raté, le temps était de notre côté et mes enfants et mari ravis de profiter finalement de moi (ils ne l’ont pas explicitement formulé ainsi mais j’aime à le penser).

Allez, un petit j’aime pour ce lundi déguisé en mardi…

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Mères libérez-vous !

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Je me souviens très bien de la première fois où j’ai vu Marie-Caroline. Elle a débarqué toute de rouge vêtue – sa « signature » encore aujourd’hui – dans le minuscule bureau que j’occupais tout en haut de ce vieil immeuble du 5ème arrondissement. J’étais arrivée six mois avant dans cette agence de presse encore embryonnaire et voyais plutôt d’un très bon oeil la perspective d’avoir un peu de compagnie. Même si cette compagnie était de celles faisant tourner toutes les têtes et tomber les hommes comme des mouches. Bizarrement – ou pas – ce zeste d’aigreur que je peux éprouver lorsque je rencontre des filles comme Marie-Caroline, tableau parfaitement réussi par une mère nature particulièrement en forme, n’a pas fait long feu. Probablement parce qu’au bout de cinq minutes on s’était découvert mille points communs, à commencer par nos origines lyonnaises, nos mères profs et un peu notre prénom. Surtout, malgré une petite différence d’âge – la pauvre a un peu plus de 29 ans – (hin hin hin), on s’est entendues comme larrons en foire, passant de longs moments à rire comme des dindes. Un peu trop d’ailleurs, notre boss a assez vite flairé l’embrouille et compris que s’il ne nous séparait pas notre productivité risquait d’en pâtir. Mais le fait de ne plus partager le même bureau n’a pas émoussé notre complicité.

Et depuis tout ce temps, un peu plus de dix ans aujourd’hui, nous sommes donc restées amies, partageant non seulement de bons et moins bons souvenirs de notre ancien boulot, mais aussi une passion pour la politique, la bonne chère, les cocktails dans les endroits lounge et aussi, le statut de la femme aujourd’hui, étant toutes deux mamans et chacune à notre façon pétries d’ambitions.

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