« Skin, c’est te montrer que ta peau vit et vibre toujours »

cecile et karine

(Karine rêvant de Cécile, Photo de Karine Zibaut)

Dans la foulée de mon billet de mardi – merci mille fois pour vos commentaires, non seulement ils me font chaud au coeur parce que l’écriture des « minute par minute » me prend beaucoup plus de temps qu’un post lambda, alors votre enthousiasme compte, mais surtout, j’avais très peur de heurter en riant autour d’un sujet qui est tout sauf drôle. Le fait que certaines d’entre vous, touchées par ce fucking crabe, aient fait preuve dans leurs mots d’un humour encore plus osé que le mien ou tout simplement de leur soulagement qu’on puisse en parler m’a vraiment rassurée. Bref, dans la foulée de mardi, donc – je suis la reine des ellipses et des apartés qui prennent deux plombes – je voulais vous parler de ce papier que j’ai écrit cet été pour Psychologies Magazine et qui est sorti dans le numéro d’octobre, dans les kiosques depuis hier. En lire plus »

My first mammo

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Hier, après avoir tergiversé – deux ans – j’ai enfin franchi la porte du centre de radiologie le plus proche de chez moi pour faire ma première mammographie. Je vous raconte ?

15h14: Ma carte vitale: j’ai. Une culotte en bon état: j’ai. Les aisselles épilées: j’ai (presque). Mon ordonnance… Putain mon ordonnance.

15h16: Le rendez-vous est pour dans dix minutes et je n’ai plus mon ordonnance. Ne pas se disperser, tenter de se souvenir où je l’ai mise le 23 février dernier lorsque pour la troisième fois ma gynécologue me l’a rédigée, les deux premières ayant fini par être périmées à force d’avoir piscine les jours où éventuellement il y aurait eu un créneau.

15h17: L’essentiel des tiroirs de mon armoire « à papiers importants » (tout est dans le « important ») (si si, la liste des restaurants indiens qui effectuent des livraisons à Clermont-Ferrand est IMPORTANTE) étant désormais sur le sol du salon, il m’est bien plus facile de retrouver cette p…. d’ordonnance, que si je n’y arrive pas je ne vais pas pouvoir aller faire ma mammographie, ce qui est ma foi… Tentant. En lire plus »

PPDBN + LBD

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J’évoquais donc récemment mon acquisition d’une énième paire de boots noires, eu égard à ma quête sans cesse renouvelée – au gré du fusillage en règle de mes pompes chaque année – de la PPDBN (la parfaite paire de bottines noires, acronyme sur lequel j’envisage de déposer un copyright tellement j’en suis fière). Parallèlement, parce que j’ai une vie intérieure très riche – je vous ai déjà dit pour Sciences-Po ? – je cours aussi après la LBD, little black dress idéale (je suis fluent). Je ne vais pas le nier, j’en ai une quantité désormais considérable, mais je ne vous apprendrai rien, quand on aime on ne compte pas (ou pas trop).

Surtout, autant je cumule pas mal de robes trois trous, portefeuille ou chemisier, autant celles à manches longues sont plus rares dans ma penderie. Or pour une dyslexique de l’assortiment, les manches longues c’est l’assurance de ne pas se planter dans la couleur ou la forme du cardigan que l’on est obligé de porter sur une tenue trop estivale. Bref, c’est pratique, surtout quand il fait encore assez doux, comme ces derniers jours, et qu’on peut même se passer de collants – et par conséquent d’une crise de nerfs quotidienne, rapport à tous ces bas filés que je range consciencieusement dans mon tiroir, espérant probablement qu’un gentil lutin me les reprisera durant la nuit (je suis sortie de sciences-po sans mention). En lire plus »

Et toi tu lis quoi, comment, quand ?

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J’ai trouvé ce questionnaire chez William, et je ne sais pas, c’est peut-être depuis celui sur Instagram mais je kiffe, j’ai un peu l’impression qu’on m’interviewe, je crois que le prochain que je posterai sera sur ma routine beauté, puisque aucun magazine ne daigne se pencher sur mes habitudes cosmétiques, je vais me servir par moi même. Sans rire, ce qui est pour moi le plus difficile dans ce type d’exercice reste de ne donner qu’une réponse quand dix me viennent spontanément à l’esprit. J’ai essayé d’être honnête en tous cas et de ne pas vous sortir des bouquins de derrière les fagots qui ne m’auraient pas emballée plus que ça mais qu’il serait drôlement chic de vous jeter en pâture. Sentez-vous libres de répondre vous aussi dans les commentaires, plus on est de fous, bla, bla, bla… En lire plus »

Histoires de pieds en séries…

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En ce moment, trouver du temps pour écrire ici relève du défi. Entre les enfants, les douze mille articles que je me suis engagée très naïvement à écrire en juin – c’est fou comme j’ai l’optimisme ancré à l’intérieur de moi quand on me propose du boulot pour dans trois mois, c’est un peu un genre de pensée magique, comme si « plus tard » ce sera forcément possible – et mes indispensables pauses lectures ou séries (c’est mon process à moi, je l’ai finalement intégré et assumé, je ne suis productive que dans l’improductivité), il me reste une poignées de minutes.

J’en suis fort désolée, d’autant plus désolée que rédiger mes billets reste l’une des choses que je préfère par dessus tout. Ce petit préambule écrit, on repart donc pour une série de brèves, pas assez de cerveau disponible pour un vrai post circonstancié. En lire plus »

En vrac et pas dans l’ordre

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Dimanche matin, j’ai été réveillée un peu tôt par ma souris. On est descendues toutes les deux dans la cuisine et face au vide intersidéral du garde-manger – je n’ai pas totalement repris un rythme normal niveau courses, je cherche encore où sont les citrons et les grappes de raisin du jardin – j’ai dégainé ma botte secrète: les pancakes. On en a mis un peu partout, il y avait de la farine dans mes cheveux et sur son nez et il a fallu partir à la chasse aux coquilles d’oeufs dans la pâte, mais à l’arrivée, ce sont pas moins d’une trentaine de petites crêpes qui ont fini par dorer. « On dirait de l’écume », s’est ébahie Rose à la vue des bulles qui éclataient à la surface des pancakes lorsqu’on les faisaient cuire.

C’était doux et sucré, et ce petit déjeuner avait un goût de souvenir d’enfance, de ceux que l’on garde dans un coin pour les jours moins fastes. Un instant parfait, que nous avons savouré avec autant d’appétit que le miel qui coulait sur nos doigts, faute de sirop d’érable.

A part ça, quelques brèves sans queue ni tête, parce qu’on peut avoir très envie d’un jogpant tout mou tout doux et être capable de s’ulcérer des propos des dernières éructations de François Fillon non ? (ben si) En lire plus »

Rose, arnica et Weleda

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Samedi, j’étais conviée par Weleda sur le stand qu’avait installé la marque à l’arrivée de la course de La Parisienne. Au départ, j’avoue, j’ai eu très peur qu’ils essaient de m’enrôler pour courir, eu égard à mon récent billet sur mes exploits de marathonienne qui aurait pu les induire en erreur. Imaginez mon soulagement lorsque j’ai réalisé qu’il s’agissait simplement de taper la bise à Jean Galfione – qui kiffe le bio, visiblement – et, accessoirement, de repartir avec un petit pochon de produits particulièrement bien ciblés (dois-je prendre personnellement le fait qu’on m’ait offert une crème intitulée « Sani-pieds » ?). De toutes façons, quand bien même eussent-ils voulu me faire chausser mes running, j’aurais été bien embarrassée, la course ne se déroulait que le lendemain. Par contre je ne me suis pas gênée pour me faire masser par l’un des kinés Weleda, à grand renfort d’huile à l’Arnica, qui sert à la fois à PRÉPARER les muscles à l’effort, qu’à les SOULAGER après. Et bien laissez-moi vous dire que je suis bien préparée. Pour le jour où. En lire plus »

Littérature jeunesse: les chroniques de Marje, #11 bis

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Allez, j’ai un peu brutalisé mon interface histoire de vous donner d’un coup le reste de la chronique de Marje, sachez qu’elle est vraiment touchée de votre enthousiasme à chaque fois.

Je vous rappelle que vous pouvez aussi télécharger la chronique dans son intégralité en format PDF : chron11 ou une version adaptée à votre tablette: minitablochronique11

Edit: en cliquant sur les titres des livres vous pouvez les commander en ligne. En lire plus »

Littérature jeunesse, la chronique de Marje #11

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Une onzième chronique initialement programmée avant les vacances, pardonnez moi ce retard, je n’ai pas bien touché terre depuis deux mois et la vérité c’est que ça me faisait aussi un peu mal au coeur de la publier en plein été, à un moment où vous êtes moins nombreux sur ces pages. Marje ayant vu grand pour ce billet, je l’ai scindé en trois, il y aura une première partie aujourd’hui, une seconde samedi et une troisième dimanche ! 

Allez, c’est parti, en espérant que les liens – en cliquant sur les titres vous arrivez sur la page Amazon du bouquin – aboutissent bien sur les bons livres, j’ai fait tout ça un peu tard hier soir, en ce moment, non contents d’avoir des dizaines de rendez-vous médicaux à honorer – on cumule toutes les spécialités en cette rentrée, du dentiste à l’orthopédiste en passant par l’orthophoniste et l’orthodontiste (je commence à ne plus saquer les mots en iste), on s’est mis en tête de voir si on ne pourrait pas acheter un chez nous qui compterait le bon nombre de chambres. Or à quel moment sommes-nous tous dispos pour visiter ? Le soir, tard. Et bien sûr, ne rêvons pas, à l’extérieur de Paris parce que la bloguerie ça rapporte certes un max mais pas assez pour une maison à la Butte aux cailles… Bref, encore merci à Marje pour ce boulot titanesque et passionnant… Bonne lecture !

Edit: j’ai laissé les références de bouquins « vacances », après tout la Toussaint c’est après demain non ?

Edit 2: vous pouvez aussi télécharger la chronique intégrale en PDF: chron11 ou en version mini-tablette : minitablochronique11

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J’aime

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Hier la chérie est allée pour la première fois chez la kiné qui s’occupera d’elle désormais deux à trois fois par semaine. Il était fondamental qu’elle lui « plaise », difficile sinon de se plier à des exercices contraignants voire douloureux si la personne qui vous accompagne ne vous inspire pas confiance et sympathie. Bingo, l’entente semble avoir été immédiate. En sortant de ce petit cabinet installé dans un appartement d’un immeuble un peu décati, ma fille, ravie, a trouvé que c’était trop cool, cet endroit investi par trois jeunes kinés qui démarrent. « Ça m’a fait penser à l’appartement des Demoiselles de Rochefort, là où elles donnent des cours de danse et de piano, tu vois ? », elle m’a dit.

J’ai adoré que dans ce qui s’annonce tout de même comme une tannée, elle parvienne à voir un peu de poésie, que Jacques Demy et par la même occasion les plus jolies soeurs jumelles de l’histoire du cinéma, s’invitent dans ces séances. Je me suis dit que c’était bien la preuve que l’art, dans quelque forme qu’il puisse prendre, a ce pouvoir infini de colorier la vie.

Je ne donne jamais de conseils éducatifs, pas trop mon genre, bien trop percluse de doutes quant à ma propre capacité à être une bonne mère, mais si je devais le faire, ce serait probablement celui-ci: jamais trop de Jacques Demy pour les enfants.

Voilà, je vous laisse avec quelques J’aime en ce jeudi, demain ce sera – enfin – la chronique de Marje, avec pas mal de semaines de retard, qu’elle me pardonne. En lire plus »