Happy

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Bon, difficile de ne pas mentionner le fait qu’aujourd’hui, pour la énième année consécutive je fête mes 29 ans. Je suis un peu vénère contre la lune et le soleil qui me volent la vedette mais j’ai malgré tout réussi à me distinguer dès potron minet moi aussi. Vers 7h32, mes filles et mon churros (le machin, lui, est parti à l’aube à Verdun pour la journée avec son cours d’histoire) sont arrivés dans ma chambre avec un petit plateau déjeuner, en chantant joyeux anniversaire. C’était parfait, culottes trainant par terre mises à part, on se serait crus dans le blog d’une de ces perfect mom américaines. En lire plus »

Deux jours à Nîmes avec VBreaks…

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Je ne sais pas si vous vous souvenez mais il y a quelques mois nous étions partis avec les enfants à Nîmes, dans le cadre d’une mission commanditée par Voyages-Sncf. Nom de l’opération: VBreaks. Le principe: demander à des blogueurs et blogueuses de partir dans l’une des villes desservies par la compagnie nationale des chemins de fer et en rapporter quelques bribes d’informations pouvant être utiles à d’éventuels aspirants touristes. Je ne connaissais absolument pas Nîmes, où je n’étais allée qu’une fois pour un colloque que j’avais couvert, dans une ancienne vie. C’est peu dire que j’ai craqué pour la région. J’ai bien sûr beaucoup apprécié la ville de Nîmes mais par dessus tout, je suis tombée raide dingue des paysages dans ses environs. Parfois vous êtes dans des canyons qui peuvent évoquer l’Ardèche ou la Corse, parfois le Gard, parfois des routes droites bordées de platanes. Et puis le Pont du Gard, et puis Uzes, et puis ce regret de n’avoir pas eu le temps d’aller jusqu’aux Saintes Maries de la mer, un lieu un peu mythique je crois. Je reviendrai.

Bref, tout ça pour vous dire que de ces 48h en immersion à Nîmes j’ai fait un petit guide, que vous pourrez trouver ici.

 

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Mes dix scènes de cinéma les plus hot

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La dernière fois je discutais avec B. des scènes de film les plus… Je ne trouve pas le mot en français en fait – je rêve en anglais, je vous ai déjà dit ? – dans la langue de Shakespeare, je dirais les scènes qui me turn me on. Mon quelqu’un dirait « qui vous ont le plus émue, au sens large (en gros, émue en bas aussi). Bref, comme je sens que vous aimez bien les listes vous aussi, je me suis dit qu’on pourrait comparer nos moments nutella au cinéma. Le classement n’en est pas vraiment un, toutes les scènes que je mentionne m’ont donc taquiné le citron ou filé des frissons. En lire plus »

J’aime #69

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Je n’ai pas pensé à la prendre en photo mais j’ai concocté il y a quelques jours une petite salade qui manifestement entre dans le top 5 de ce que je fais de meilleur selon des sources très objectives. Je me dis qu’en cas de panne d’inspiration, cela pourrait vous dépanner. Je la sers dans des petits ramequins, tout de suite ça vous pose une mise en bouche. Donc en gros, par personne: quatre ou cinq crevettes décortiquées et déjà cuites, quelques cubes d’avocat, quelques quartiers de pamplemousse dont vous aurez au préalable enlevé toute la peau (il doit y avoir un terme précis pour cela, mais vous aurez compris qu’il ne faut que la pulpe) et enfin, quelque chose qui croque, là j’ai pris des noix de cajou concassées, mais c’est top aussi avec des cacahuètes. Je mets donc tout ça dans un ramequin, je presse un petit quartier de citron vert dessus, pour que l’avocat ne noircisse pas et aussi pour le goût, je râpe du gingembre frais, je mets une lichette de sauce soja et un peu d’huile de tournesol. Et je garde au frais en filmant. Une tuerie. Je pense que ça marche avec du crabe également.

Voilà, à part ça, démarrons avec un J’aime, parce que rien ne vaut, donc, que le souvenir des belles choses. En lire plus »

Ruminer le bonheur

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Hier, à la faveur d’un cours annulé, j’ai profité de ma grande à l’heure du déjeuner. C’est finalement assez rare de nous retrouver à deux, que ce soit avec elle ou son frère et sa soeur. C’est un sujet de frustration lorsqu’on a plusieurs enfants, une cause récurrente aussi de culpabilité: « est-ce que je donne assez à l’un ou à l’autre, est-ce que j’ai su être là au moment ou il ou elle en avait besoin ? » La réponse est souvent non, hélas, prise que je suis dans mes propres affres, mes deadlines à respecter, l’intendance du quotidien qui bouffe tout. Et puis parfois, une parenthèse qui s’offre alors qu’on ne l’attendait pas et à un moment où on est à même de la saisir (parce que soyons honnête jusqu’au bout, souvent, quand ils me demandent de les externaliser pour cause de prof absent, je refuse, trop de boulot, flemme de préparer un vrai repas, égoïsme, etc). Et donc hier, j’ai cédé, il faut dire que la veille, son rendez-vous chez l’orthopédiste n’avait pas été des plus réjouissants, vous reprendrez bien pour 6 mois de corset, mademoiselle, bref, vous voyez le genre. En lire plus »

De la chaleur humaine

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photo : Yulya Shadrinsky

Avec tout ça je n’ai même pas eu le temps de vous raconter ce concert merveilleux de Christine and The Queen. Encore un immense merci à Elodie qui m’a revendu ses places et grâce à qui j’ai pu emmener la chérie écouter cette artiste dont on chante en boucle le premier album depuis des mois maintenant. Avec toute la modération dont je sais faire preuve, je pense que c’était l’un de mes dix concerts préférés de toute ma vie. Et si je n’ai pas non plus un passé de chauffeuse de salle, j’en ai quand même fait pas mal depuis que je roule ma bosse (29 ans). Je ne sais pas trop par quel bout vous en parler, parce que j’ai tout aimé. Sa façon de s’adresser au public, déjà, avec ce qu’il faut d’humour, de chaleur et de finesse. « Soyez qui vous voulez être ce soir, moi j’ai décidé que je serais un petit garçon de 8 ans », a-t-elle commencé, jouant d’emblée sur cette ambiguité de genre dont elle est friande dans ses chansons, sans non plus que ça ressemble à un quelconque fonds de commerce. « On s’en fout d’être beaux, ici, on est tous des freaks », elle a également dit. Retranscrit ici, ça perd de sa force, mais vraiment, sur le moment, j’ai senti une véritable sincérité dans ces mots, un détachement total de ce qu’il est de bon ton de définir comme étant « normal ». Et qu’est-ce que ça fait du bien. En lire plus »

Par ici les 3J !

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Comme je vous l’ai déjà raconté je crois (je me demande si l’avocat est bon pour la mémoire, j’ai l’impression que plus mes cheveux poussent, plus je radote), je me souviens très bien des 3J quand j’étais enfant. Avec ma mère nous allions aux Nouvelles Galeries à Lyon, c’était la fête (enfin, parfois c’était la crise parce que je ne rentrais dans rien, que je piquais des crises dans les cabines d’essayage et hurlais contre ma mère qui ouvrait le rideau en grand en m’assurant que noooooon, personne ne voit rien) (scène reproduite quasi à l’identique il y a deux jours dans un grand magasin avec ma fille, les problèmes de poids en moins mais avec évidemment douze complexes à la pelle et le même rideau ouvert et les mêmes mots prononcés, « mais arrête, personne ne te regarde ») (SORTEZ MOI DE LÀ JE SUIS DEVENUE UNE VRAIE MÈRE D’ADO) (pardon maman pour TOUT). Bref, ce détail mis à part, c’était donc chouette les 3J, au retour on mentait les yeux dans les yeux à mon père sur les prix et on planquait des trucs qu’on ressortait au compte gouttes les jours suivants pour pas qu’il nous fasse une attaque.

Et donc aujourd’hui ce sont les 3J et dans le cadre de mon partenariat avec les Galeries Lafayette, voici une petite sélection de ce que là tout de suite je planquerais bien dans mes placards. Vous ne serez pas étonnés de voir plus d’objets pour la maison que de sapes, je commence à être vraiment dans les starting blocks (enfin dans ma tête parce que pour ce qui est des cartons, HUM HUM), prête à investir mon futur nouveau chez moi. Un chez moi où ça sentira donc la fleur d’oranger à tous les étages et où on boira le café dans des tasses à double fond (mon rêve avec le distributeur de glace pilée).

Bonne journée.

#1 – Blouse à pois Morgan – #2 Cabas à paillettes Vanessa Bruno – #3 – Derbies en cuir vernis Galeries Lafayette – #4 Crème gommante Clinique #5 – Marinière Armor Lux – #6 Bougie Durance (j’adore ces bougies) à la fleur d’oranger – #7 – Pinceau Kabuki – #8 – Set à infuseur à thé Bodum – #9 – Boots en cuir Galeries Lafayette –  #10 – Verres à café Bodum – #11 – Savon liquide à la fleur d’oranger – #12 – Blazer Vero Moda

Plus de 3000 items sont bradés durant trois jours, pour voir l’ensemble des offres, c’est par ici.

Et tant qu’à faire, au cas où, il y a aussi des offres cumulables avec les 3J sur quelques marques sympas: MAVALA: -40% à partir de 2 produits achetés dans la marque – ESSIE: -40% à partir de 2 produits achetés dans la marque – OPI: -40% à partir de 2 produits achetés dans la marque – Christophe Robin: -30% sur l’ensemble de la marque – Leonor Greyl: -30% sur l’ensemble de la marque (bref, c’est le moment de faire péter les vernis et les masques capillaires).

Anatomie d’un défilé

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La semaine dernière, j’ai donc mis un doigt de pied dans la fashion week. Invitée par Furterer, marque de soins capillaires, qui prêtait ses services à Zadig & Voltaire, enseigne de prêt à porter bien connue des grands amateurs de littérature (RIP Frédéric Lefebvre). J’ai bien sûr rappliqué ventre à terre, ce n’est pas comme si j’étais souvent sollicitée en la matière – quoi que dans la foulée, j’ai failli me retrouver en backstage d’une autre maison très pointue, là aussi pour rencontrer un hair stylist) (je crois que je suis en train de devenir une icône cheveux).

Bref, accompagnée de ma devil twin des internets, j’ai nommé SBEP, (on est un peu les Suzy Menkes et Anna Wintour de la blogo) je me suis rendue avenue Georges V avec un mélange de curiosité et d’appréhension: n’allais-je pas assister en direct à l’inhumation du peu de confiance en moi qu’il me restait après un an d’arrêt du tabac et la migration dans mes cuisses de tout le chocolat compensatoire boulotté pendant le sevrage ?

Je ne vais pas faire durer le suspense: SI. En lire plus »

J’aime #68

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Ce week-end à Paris – et sûrement ailleurs aussi – ça sentait le printemps. Le fond de l’air était doux, le ciel était bleu et à la tombée du jour, les oiseaux chantaient. C’est je crois ce dernier indice qui m’a le plus convaincue de l’imminence d’une nouvelle saison. Je pourrais avoir des larmes d’émotion quand j’entends les piaf pépier ainsi la nuit venue. Et puis samedi, ce coucher de soleil incroyable, un embrasement observé pour ma part porte d’Italie, pas à proprement parler le plus joli spot de la capitale mais qui pour quelques minutes s’est pris pour la banlieue de Los Angeles. Je ne sais pas s’il y a une explication scientifique à ce phénomène qui survient, j’ai l’impression, tous les ans à cette époque, mais dans ces moments là, je ne sais pas, on voudrait boire le ciel.

Allez, pour célébrer cette douceur, un « J’aime » de circonstance, plein de rouge et de doré. En lire plus »

Le Choix, de Désirée et Alain Frappier, une BD à offrir à toutes les femmes (et aussi aux hommes)

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Désirée a passé son enfance à chercher sa place, trimballée de familles d’accueil en internats, avec, comme une parenthèse enchantée, une année chez celle qu’elle appelle « le bonheur », sa grand-mère, à Biarritz. Pourquoi ses parents semblent-il dépenser autant d’énergie à s’éloigner d’elle ? Pourquoi cette carte famille nombreuse dans sa poche et ces voyages pourtant seule ? Et ce prénom, Désirée, comme un pied de nez ? Les réponses à ces questions se trouvent dans un vieux carton, oublié dans un grenier…

L’enfance de Désirée Frappier dans les années 70 est contemporaine des débats sur l’avortement, la contraception, l’émancipation des femmes. Avec sa propre histoire comme fil rouge, elle raconte celle avec un grand H dans un roman graphique absolument magnifique, illustré d’un trait précis et poétique par Alain Frappier. Le Choix est à la fois une autobiographie, un reportage ultra documenté sur cette lutte qu’ont livrée les femmes pour obtenir le droit de disposer de leur corps. C’est un manifeste qui ne tombe pas dans le pamphlet, c’est un voyage dans le temps et les mémoires d’une jeune fille qu’on aurait voulu ranger. Un bijou qui vous change forcément un peu et qui reste longtemps en tête. En lire plus »